ALL ABOUT les bouquins de jeux vidéo


#1

Ca fait douze ans que ce topic devrait exister.
J’aime les jeux vidéo, j’aime les bouquins, j’aime surtout les bouquins de jeu vidéo. Parlons-en.

Je vais essayer de conserver un sommaire des trucs dont on parle.
Mettez les bons titres en gras, et si possible l’éditeur entre parenthèses derrière, que je ne me plante pas.

―――――――――――――――――――――――――――――――ஜ۩۞۩ஜ―――――――――――――――――――――――――――――――――

Akira Toriyama Dragon Quest Illustrations (Shueisha)
Geneiibunroku #FE Visual Artworks (Ascii MediaWorks)
Art of Atari (Dynamite)
Famicom Tsūshin numéro spécial Nintendo Classic Mini Famicom (Enterbrain)
Jaleco Archives (Jitsugyo no Nihon Sha)
Sega 3D Fukkoku Archives MANIAX (Tokuma Shoten)
Les magazine spécialisés de Hong Kong (divers)
Playing at the Next Level (McFarland)
Power Up (BradyGames)

Tengai Garō: Tsujino Yoshiteru Gashū (Tokuma Shoten)
The Art of Metal Gear Solid V (Dark Horse Comics)
Hyrule Encyclopedia (Tokuma Shoten)
Video Games You Will Never Play (CreateSpace)
The Legend of Zelda Breath of the Wild Nintendo Official Guidebook (Shogakukan)
The Legend of Zelda Breath of the Wild Perfect Guide (Enterbrain/Famitsu)

The Legend of Zelda 30th Anniversary: Arts & Artifacts (Dark Horse)
Kazuma Kaneko Works IV (Shinkigensha)
Kazuma Kaneko Works V (Shinkigensha)

The Legend of Zelda: Breath of the Wild Master Works (Tokuma Shoten / Nintendo Dream)
Phantasy Star Kōshiki Settei Shiryōshū (Fukkan.com)
Kirby Art & Style Collection (Dengeki/Kadokawa)
Splatoon 2 Ikasu Artbook (GzBrain)
Super Mario Odyssey: The Complete Guide (Dengeki/Kadokawa)
Super Mario Odyssey: Nintendo Kōshiki Guidebook (Shogakukan)
Shin Megami Tensei: Deep Strange Journey Kōshiki Perfect Guide (GzBrain)

―――――――――――――――――――――――――――――――ஜ۩۞۩ஜ―――――――――――――――――――――――――――――――――


#2

Je lance ce topic à l’occasion de la mise en vente aujoud’hui au Japon d’Akira Toriyama Dragon Quest Illustrations (Shueisha), coïncidant avec le trentième anniversaire de la sortie du premier Dragon Quest, pour 3500 yens + taxes sur place (soit 30€ environ). Je ne pense pas que le bouquin sera difficile à trouver à terme mais vu le contexte (anniversaire + sortie de DQ Heroes 2 + mise en service de la version 3.3 de DQX), c’est évidemment la ruée sur ce premier tirage, avec pas mal de magasins en rupture et/ou ne permettant qu’un seul achat par personne. Plus de 500 illustrations sur 240 pages, touchant plus ou moins tous les épisodes et spin-offs hors téléphones portables, et surtout une sacrée collection des nombreuses illustrations exclusives à V Jump. Rien que pour ce dernier détail, ça vaut le coup.

Malgré tout, je suis un peu déçu par le contenu. Il y a peu d’études, croquis, versions de travail des divers persos, monstres, ou des couvertures des jeux (j’aurais bien aimé voir des tentatives de compos différentes pour DQ8 ou DQ9 avant d’arriver au bout). Il n’y a pas tous les monstres et il manque aussi plein d’illustrations Bird Studio (notamment pour DQX) mais gageons qu’un aspect précieux de ce bouquin est qu’il établit (en tout cas officiellement) quelles illustrations on doit vraiment à Akira Toriyama, et lesquelles ont été pondues par ses assistants. C’est quand même zarb que le vénérable Akira Toriyama The World Special sorti en 1990 conserve encore plus de matos sur les quatre premiers DQ que cette nouvelle sortie. J’en viens à croire qu’ils ne voulaient pas un livre définitif enterrant par exemple tout besoin d’acheter le récent bouquin l’encyclopédie des monstres du 25ème anniversaire, que je trouve au fond un peu plus recherché et intéressant que ce nouvel ouvrage.

Il y a tout de même quelques versions WIP, par exemple des versions alternatives de certains monstres : un Boss de DQ3 abandonné, deux protagonistes (?) garçon/fille pour DQ3 avant de tabler sur Roto, le fameux premier protagoniste de DQ6 qui a disparu pour ensuite servir de base au personnage de Terry, quelques premières versions (un Mimic sans les yeux) et palettes de couleurs différentes pour certains monstres etc. Ca reste un bel ouvrage et une chouette compilation de l’univers DQ sur trois décennies, me laissant comme impression finale que Toriyama était au top de son game en 1990, à l’époque de DQ4 et au tout début de DBZ.

◊ Le Boss abandonné de DQ3 :


#3


(cliquez pour agrandir)

Puisque Tokyo Mirage Sessions #FE vient de sortir en France, parlons un peu de son artbook. Le jeu n’a pas trop marché au Japon, d’ailleurs les blogs locaux “sont en PLS” devant les notes dithyrambiques de la presse occidentale. Mais cela n’a pas empêché plusieurs bouquins de sortir au début de l’année, notamment 幻影異聞録#FE ビジュアル設定資料集 alias #FE Visual Artworks sorti chez Ascii MediaWorks. Le bouquin est assez cher (3500 yens hors taxes) et gros (A4, 336 pages) mais très complet, même si une fois encore on retrouve malheureusement peu d’études préliminaires de persos, ce qui est dommage pour un jeu “crossover” qui a dû pas mal évoluer en trois ans de développement.

Une grosse partie de l’empreinte esthétique de #FE tourne autour de la J-pop contemporaine telle qu’elle a été récupérée par les otaku. En témoignent son titre japonais, son univers (un Shibuya fantasmé par des nerds qui n’y foutent pas les pieds), son scénario centré sur un petit label musical d’idols et évidemment sa bande-son assez inattendue pour un RPG. Je pense d’ailleurs que le jeu gagnera de la bouteille en étant joué rétrospectivement dans quelques années, tant il encapsule l’évolution de la J-pop telle qu’elle a été progressivement récupérée, digérée et transformée par Akiba depuis dix ans, pour arriver aujourd’hui à une espèce d’impasse commerciale et culturelle.

Pour toutes ces raisons, on perd forcément à se concentrer uniquement sur l’aspect purement visuel de #FE dans un bouquin, sans être accompagné par un CD audio ou un DVD. Néanmoins, la J-pop est un secteur culturel accordant presque autant d’importance à son identité visuelle qu’à sa production musicale et c’est d’autant plus le cas depuis le virage opéré par Vocaloid, AKB48 et Yasutaka Nakata. S’il y a bien un truc qui transpire de ce bouquin, c’est l’effort consenti par les devs d’Atlus (ici l’équipe de Growlanser et Devil Survivor) pour créer un univers solide et complet.

La majorité des pages sont évidemment consacrées aux nombreuses (et très jolies) illustrations de Toi8, mais on retrouve aussi des impressions de tous les posters in game, les différents costumes et accessoires des persos, les illustrations de recherche pour les décors, tous les posters promotionnels in game (pour des faux concerts et des faux CD concernant les protagonistes), les faux magazines, les fausses marques de soda, les téléphones portables, les mascottes, toutes les armes, les styles vestimentaires des NPC… C’est un recensement complet de l’univers unique créé par #FE. Il y a aussi quelques pages consacrées aux séquences animées, avec les key arts des persos et quelques bouts de storyboard (mais pas de quoi envoyer un fax au rédac’chef de Newtype).

Autre bonne idée, que je trouve malheureusement mal exécutée, la présence de fausses pages de type “Young Jump” au milieu du bouquin, pour un faux magazine appelé “Young Rabbits” servant d’excuse à des pages gravure des trois héroïnes du jeu qui seraient en age et en condition professionnelle de passer en maillot de bain dans un magazine pareil. Ce que je trouve cool, c’est que ça reste logique : y a pas la loli, ou les autres persos féminins qui n’ont rien à foutre là car elles ne sont pas idols dans le scénario du jeu (d’ailleurs on retrouve le magazine en question dans le jeu). Le problème, c’est qu’à une ou deux pages près, la compo/maquette du “magazine” n’est pas très réaliste et ne correspond pas aux canons du genre ; j’aurais bien aimé qu’ils reproduisent plus fidèlement les pages d’un faux Young. En dernier bonus, le script intégral des dialogues de l’intrigue est fourni à la fin du bouquin.

Une bonne bible, en somme, que le jeu vous ait plu ou que vous souhaitiez justement vous pencher dessus sans avoir de Wii U. Si vous avez chopé l’édition “Fortissimo” / édition spéciale du jeu, le booklet fourni est un condensé du genre de matos que vous touverez dans #FE Visual Artworks (à l’exception des paroles de chansons).


#4

Le magazine GameSide, ex-Used Games / YūGē, un des pionniers du rétrogaming puisque le premier numéro date de l’été 1996 en plein rejet d’une partie de la génération Famicom au passage vers la 3D, va de nouveau renaître de ses cendres avec la parution du premier numéro de Game Gene à la fin du mois. Je ne pense pas que vous ayez besoin de traduction quant au fait que leur premier gros dossier sera consacré à la trilogie Ray de Taito. En couverture : RayStorm / Layer Section II, un shoot en 3D qui date de 1996. Comme quoi !


#5

(Je me suis choppé le classique CG 101 - A Computer Graphics Industry Reference de Terrence Masson et je me dis qu’un ouvrage similaire sur TOUTES les techniques mesh rebelle du JV serait absolument parfait. Une somme qui ferait le tour des studios, des machines, des middlewares, des dialectes de gamerz, de codeurs, d’animateurs, de marketeux, d’animateurs, de prod, etc… Daniel Johnson avait une rubrique dans cette veine chez Gamasutra)

Le bouquin d’Unseen 64 a l’air de valoir le coût (60€) ↓

https://www.youtube.com/watch?v=GReLvocb9mU


#6


Reçu hier Art of Atari, beau livre sur les visuels de l’ère 2600, des illustrations de couverture aux logos en passant par le design des différents modèles de console.
Visuellement, rien à redire : pas mal d’originaux présentés en pleine page, des illustrations rejetées, des croquis préparatoires, des photos d’archive, des concept art et le nom de l’artiste est indiqué la plupart du temps.
Seul bémol : la faible durée des interviews. L’auteur s’est limité à 2 pages par artiste, plus quelques commentaires pour certaines illustrations. Néanmoins, ça reste bien plus riche qu’un livre comme Super Famicom: The Box art Collection qui, de ce que j’ai vu, semble se contenter de scans de boites de jeux avec un descriptif de chaque jeu, sans aucune recherche sur les différents illustrateurs.

Le livre fait 350 pages, coûte 40 dollars et est déjà dispo sur Amazon UK et FR.

J’ai aussi reçu le livre d’Unseen 64 et la nouvelle édition de Power Up ne devrait pas tarder à se pointer dans ma boite aux lettres.


#7

Le Kickstarter teasé dans le dernier JV a été lancé. A voir. J’adore cette rédaction mais j’aurais souhaité un angle d’attaque un peu plus “ambitieux”.

Le HS Super Nintendo est filé en pdf au passage.


#8

Je ne sais pas si ça donnera des résultats mais l’initiative est louable : l’éditeur d’un artbook sur Sonic lance un appel pour retrouver des originaux. C’est le même problème qu’en peinture : les collections sont souvent éparpillées et les différents auteurs ou éditeurs n’ont pas forcément gardé de copie des originaux et des croquis préparatoires, quand ils ne sont pas tout simplement décédés (Greg Martin par exemple, même si ce dernier avait vendu une bonne partie de ses oeuvres orientées JV à un même collectionneur avant sa mort).


#9

Si vous surveillez Famitsu (et/ou cherchez les scans), vous remarquerez sans doute qu’il y avait finalement assez peu de place consacrée dans le magazine à la Nintendo Classic Mini Famicom en octobre dernier. C’est parce qu’à l’occasion de la sortie de la machine, ils lui ont dédié un numéro spécial entier, rebaptisé Famicom Tsūshin (publié chez Enterbrain/Kadokawa évidemment) comme au bon vieux temps, avec le vieux logo. Ils en ont imprimé ouat’mille exemplaires et on le retrouve donc encore assez facilement au Japon comme sur les boutiques Internet, contrairement à cette putain de Famicom Mini dont j’ai fait l’erreur d’offrir et d’échanger (contre une NES Mini) respectivement mes deux exemplaires. Le mook fait 132 pages.

La qualité du contenu est inégale. Par exemple, la présentation des 30 jeux est assez médiocre, avec peu d’information et une mise en page précaire, ainsi que des cross reviews en soi rigolotes mais OSEF. Par contre, il y a deux trucs pas trop mal à sauver dans le tas (je compte pas la planche de stickers des cartouches de chaque jeu, cadeau faussement sympa car du coup je les utilise jamais, perso). D’abord, et ça devient une habitude, il y a la grande tournée des trente et quelques (35 ce coup-ci) copains de l’industrie qui vont donner leur avis sur un truc, comme en début et fin d’année, ou au moment des célébrations de Famitsu pour ses 30 ans. Ca permet aussi de se rafraîchir la mémoire sur les noms et tronches de nombreux prods. Cette fois-ci, on leur a demandé “choisissez un 31ème jeu pour la compilation Mini Famicom” et, comme d’habitude, l’aspect politique des réponses est rigolo, quand on voit qu’un mec balance un jeu de sa propre boîte, ou un truc qui fait sens par rapport à sa carrière, ou un choix complètement débile, ou un obscur jeu de seconde zone qui aurait pu être chroniqué sur Bouledefeu, ou le fayot qui choisit le même jeu que son patron. Je ne crois pas que la liste ait été partagée en Occident, donc la voici :

Ishiwatari (ASW) : Sanada Jūyūshi
Mori (ASW) : Tower of Druaga
Hashino (Atlus) :“impossible de n’en choisir qu’un”
Yamai (Atlus) : Megami Tensei
Kawata (Capcom) : Xevious
Kojima (Capcom) : Kinnikuman Muscle Tag Match
Kobayashi (Capcom) : Baseball
Tsujimoto (Capcom) : Pro Wrestling
Fujioka (Capcom) : Hiryū no Ken
Ogasawara (KoeiTecmo) : Nobunaga no Yabō Sengoku Gunyūden
Kikuchi (Gust) : Pro Yakyū Family Stadium
Koinuma (KoeiTecmo) : Spelunker
Hayashi (KoeiTecmo) : Kinnikuman Muscle Tag Match
Matsuyama (CC2) : Transformer Convoy no Nazō
Ichimura (SQEX) : Goonies
Kitase (SQEX) : Hydlide Special
Saitō (SQEX) : Dragon Quest II
Uchikoshi (Spike Chunsoft) : Portopia Rensa Satsujin Jiken
Kodaka (Spike Chunsoft) : Racer Mini 4WD Japan Cup
Terasawa (Spike Chunsoft) : Family Tennis
Okunari (Sega) : Arumana no Kiseki
Sakai (Sega) : Xevious
Nagoshi (Sega) : Portopia Rensa Satsujin Jiken
Yokoyama (Sega) : Hokkaidō Rensa Satsujin Jiken Okhotsk ni Kiyu
Sakurai (Sora) : Akumajō Densetsu
Sakagami (Bamco) : Pro Yakyū Family Stadium
Tomizawa (Bamco) : Sweet Home
Harada (Bamco) : Dragon’s Lair
Inaba (Platinum) : Spartan X
Kamiya (Platinum) : Nuts & Milk
Takaki (Marvelous) : Spartan X
Hashimoto (Marvelous) : Quinty
Shikura (Mages) : Babel no Tō
Hino (Level 5) : Dragon Quest III
Motomura (Level 5) : Ninja Jajamaru Kun

C’est d’autant plus cool qu’ils ont chacun un espace dédié pour raconter leur choix, sauf qu’ils n’ont pas du tout mis la même ardeur collective à répondre. Du coup, certaines réponses lapidaires qui aurait pu être tweetées sont écrites en énorme pour remplir leur cadre (on dirait qu’ils hurlent), tandis que Harada a écrit un véritable roman imprimé en typo taille 6 afin d’expliquer son amour pour Dragon’s Lair version Famicom et sa vision de l’évolution du marché nippon et non attendez revenez j’ai pas f-. Je le disais plus haut, la maquette est vraiment pas top ; on dirait qu’elle a été faite avec le matos de PAO d’époque.

Mais surtout, voici le truc le plus cool et précieux de cet ouvrage : les 30 dernières pages proposent les scans des pages originales dans Famicom Tsūshin de la toute première news consacrée à 20 jeux inclus dans la compilation Mini Famicom (il n’y a que vingt jeux parce que les dix plus vieux précèdent l’existence de Famitsu). Et en bonus, quelques pages de “guides pour bien débuter”. Ces archives sont extra, ça rappelle le condensé de Beep Megadrive filé avec le Mook anniversaire de Beep. La quatrième de couv est assez cool également puisqu’il s’agit d’une reprise de la publicité originale du tout premier Zelda dans Famitsu, pour faire en fait la promo de Breath of the Wild.


Puisque je bouge enfin le cul pour parler du numéro spécial Mini Famicom, notez que le Famitsu de cette semaine (avec RGG6 en couverture) profite de la hype autour de la (pénurie de) Mini Famicom au Japon pour concocter un dossier spécial “choisissons 30 jeux pour la prochaine Mini”. Et dire qu’il y en a qui luttent pour remplir leurs pages ! La rédac de Famitsu a donc voté le contenu de quatre machines théoriques. Je vous les retranscris sans juger (mais je ne vous retiens pas). Ca autorise les jeux CD pour les machines concernées. Je tape ça à l’arrache donc cela ne suivra pas de règle précise de transcription, mais j’essaierai de faire au mieux.

• Les 30 titres choisis par Famitsu pour une Mini PC Engine
R-Type I•II
Akumajō Dracula X Chi no Rondo
Ys I•II
F1 Circus
Yuna
Gradius II
Genpei Tōmaden
The Kungfu
Necromancer
Super Star Soldier
Super Darius
Splatterhouse
Zero4champ
Daimakaimura
Double Dungeon
Dungeon Explorer
Cho Aniki
Tengai Makyō II Manjimaru
Tengai Makyō Fūun Kabukiden
Tokimeki Memorial
Nectaris
Honey in the Sky
Parasol Star
PC Genjin
Pro Tennis World Court
Fire Pro Wrestling 3
Bomberman
Magical Chase
Linda Cube
Valkyie no Bōken

• Les 30 titres choisis par Famitsu pour une Mini Mega Drive
OutRun
Advanced Daisenryaku
Ichidanto R
Ecco the Dolphin
Gunstar Heroes
Granada
Golden Axe
Columns
Shining in the Darkness
Shining Force
Altered Beast
Leynos
Sylpheed
Super Daisenryaku
Star Cruiser
Strider Hiryū
Space Harrier II
Sonic
Daimakaimura
Virtua Racing
Bahamut Senki
Pulseman
Phantasy Star IV
Puyo Puyo
Streets of Rage
Langrisser
Landstalker
Lunar Eternal Blue
Wrestleball
Rent a Hero

• Les 30 titres choisis par Famitsu pour une Mini Game Boy
Kaeru no tame ni tane ni naru
Quarth
Tamagotchi
Game Boy Wars
Kotobattle
Korokoro Kirby
Contra
Super Mario Land
Super Mario Land 2
Super Robot Taisen
Seiken Densetsu
Zelda Link’s Awakening DX
Tales of Fantasia Narikiri Dungeon
Tetris
Dragon Quest Monsters Terry no Wonderland
Card Hero
Donkey Kong
Pawapuro-kun Pocket
Revenge of the Gator
Furai no Shiren GB
Pocket Monsters Red•Green
Kirby
Sa•Ga
Mario no Picross
Medarot Kabuto•Kakugawa
Metroid II
Moguranya
Yoshi’s Egg
Gargoyle’s Quest
Rockman World 3

• Les 30 titres choisis par Famitsu pour une Mini Super Famicom
F-Zero
Kamaitachi no Yoru
Kunio-kun Dodgeball-bu
Gradius III
Clock Tower
Chrono Trigger
Contra Spirits
Sim City
Shin Megami Tensei
Super Mario Kart
Super Mario World
Super Wagyan Land
Super Puyo Puyo
Star Fox
Street Fighter II
Septentrion
Zelda A Link to the Past
Derby Stallion III
Tactics Ogre
Chōmakaimura
Dragon Quest V
Pilotwings
Hanjukyū Eiyū
Fire Emblem Monshō no Nazo
Final Fantasy V
Furai no Shiren
Bokujō Monogatari
Mother 2
Metal Max 2
Romancing Sa•Ga 3

Je vous laisse rager en paix sur l’absence criminelle et inexcusable de votre chouchou personnel dans chacune des listes.


#10

OMG SIMON BELMONT CONFIRMÉ DANS SMASH.

Sinon, la wishlist de Famitsu pour la SFC est vachement solide (bon, on peut chipoter sur les chiffres, mais il y a un DQ, un FF, un RS, une version de SF2… j’ai l’impression que tous les jeux importants y sont). Au début j’avais pas vu Mario World et je me suis dit EH BIEN DIS DONC FAMITSÛ mais en fait il y est.
Chômakaimura > Akumajô ! Vous avez raison !


#11

Ne connaissant pas du tout certains des titres Game Boy susnommés, la liste Mega Drive est celle que je trouve la plus surprenante, les deux dernières étant assez classiques. Je pensais que Phantasy Star II était l’épisode le plus populaire de la console et je note l’absence de Shinobi, malgré ou à cause de la sortie du III sur 3DS (ça ferait doublon ?). D’un autre côté on trouve Columns que j’ai toujours eu tendance à voir comme un paliatif quelconque (voire comme un bouche-trou).
Marrant de voir encore 2 Daisenryaku dans un top console, le genre a déserté les tops occidentaux depuis quelques décennies.

Un peu surpris de voir que c’est le 1er Bomberman qui a été retenu sur PCE, mais je suppose que ça suit la même logique que SFII vanilla sur SFC (l’épisode qui a su fédérer un large public).


#12

Y a plein de choses à redire mais c’est le propre d’un vote commun dont je ne connais pas non plus les ressorts politiques (genre, fallait-il éviter ou mentionner certains éditeurs en particulier ?). Par exemple, je note qu’on voit du Contra à gogo pile au moment de la sortie du nouveau Contra sur Smartphone mais rien sur Castlevania (alors que Sakurai, dans l’autre liste, s’en tape évidemment et fait ce qu’il veut). Pareil pour l’impressionnant push de Makaimura (y a un gros fan chez Famitsu ?) mais aucun Rockman SFC. Je note aussi que KoeiTecmo n’existe pas ; je me demande comment ils vont le prendre, a moins qu’ils aient refusé d’être cités. En tout cas, ils n’ont rien à battre des jeux de sport chez Famitsu.

Pour des trucs comme Bomberman et SF2 vanilla, je pense simplement qu’ils ont fait au plus simple et que personne s’est fait chier à réfléchir aux diverses versions. Vu les décisions antérieures de Hudson/Konami sur les divers services officiels d’émulation, il semble évident qu’ils foutraient plutôt le '93 ou le '94 directement. The Kungfu par contre, c’est… Wow… Je suppose qu’il a une forte valeur sentimentale comme jeu de lancement, à l’instar de Space Harrier 2. Daisenryaku est à peu près aussi indissociable de la Mega Drive au Japon que la série PES pourrait l’être de la PS2 en Occident, mais vu qu’ils n’ont eu aucun scrupule à zapper Sonic 2, SOR2 et Shining Force 2, c’est effectivement zarb d’en avoir choisi deux dans une liste de trente. Super se passe au contemporain et Advanced chez les nazis, mais à part ça… Ils sont peut-être inséparables et indispensables comme Ryu et Ken ? Je n’ai pas mon permis sur la question.

Je suis surtout surpris par les choix FF5 et Romancing 3 mais ce sont deux épisodes qu’on a pas revu en véritables remakes (contrairement à FF4 sur DS ou le récent remaster HD super travaillé de Romancing 2), donc le côté “ça fait longtemps qu’on a pas eu l’occasion d’y jouer / d’y penser” a dû plaider en leur faveur. Tant pis pour FF6. A vrai dire, j’ai déjà effacé les photos que j’ai prises pour taper ce post donc je ne me souviens plus de l’explication fournie pour ces deux jeux (car il y avait un petit bout de texte associé à chacun des choix).

Ce qui me dérange pour la GB, c’est d’avoir considéré Pokémon et Medarot comme un seul jeu dans les deux cas. Quelle gruge !


#13

C’est vrai que sur GB, choisir Red/Green au lieu de Yellow ou Saga 1 au lieu du 2 est étrange. C’est sans doute comme tu dis, “il en faut un, on va prendre le premier et basta”, alors que DQ5, FF5 et RS3 sur SFC sont plus réfléchis. Peut-être aussi que FF5 est le FF SFC le plus rejouable à cause des jobs ?

Seiken Densetsu est sur GB et pas sur SFC, alors que celle-ci a Henjuku Hero ou Metal Max 2 qui sont bien gentils mais BON. Pas un seul jeu Quintet non plus, j’imagine que tout le monde les a oubliés (ou les problèmes de droit sont toujours si prégnants que personne n’ose prononcer leur nom).
J’ai aussi été surpris de l’absence de Rockman X ou X2, mais c’est pas nécessairement un biais anti-Rockman vu que la GB a spécifiquement Rockman World 3 donc la personne sait de quoi elle parle.

Columns est le Knack de la Megadrive.


#14

Le livre sur les différents portages de Lemmings est disponible gratuitement en version PDF pour les fêtes de fin d’année.


Il y a quelques jours se tenait une expo à l’occasion de la sortie du livre Jaleco Archives durant laquelle étaient présentés des concepts arts, des illustrations originales ou encore des jeux annulés tels que la version Famicom de Soldam, la version Mega Drive de P-47 qui était déjà présent sur le stand de Clarice Disk l’an dernier, le désormais célèbre Chimera Beast (dispo sur MAME et aperçu notamment chez Mikado), ainsi qu’un jeu à mi chemin entre le baseball et l’aventure. Manque de bol, seuls les journalistes étaient autorisés à prendre des photos et je n’ai pas vu passer d’articles sur le sujet en dehors de ceux de Famitsu et de Dengeki.
Je n’avais pas prévu d’acheter le livre en question mais il se trouve qu’il comporte une interview d’Akira Watanabe, illustre inconnu dont le site web, très incomplet au demeurant, n’a pas été mis à jour depuis 2004 et dont le livre Sega TV game genga gallery (largement repris par Mega Drive /Genesis Collected works) sorti en 94 permettait déjà d’entrevoir quelques uns des différents styles qu’il a pu pratiquer durant sa carrière. C’était aussi la seule source que j’avais trouvée en dehors de son site et de quelques rares couvertures de jeu signées de son nom.
Si je parle de ce monsieur, c’est principalement parce qu’il a réalisé quelques illustrations vaguement connues et que je le soupçonne d’avoir travaillé sur un nombre conséquent de jeux Mark III, en plus de quelques jeux Mega Drive, Game Boy, Famicom, SFC, Saturn, principalement pour Sega mais aussi pour Jaleco ou encore Squaresoft.
J’ai compilé ce que j’ai trouvé sur lui il y a quelques mois ici, mais si vous voulez un petit aperçu… :

Histoire de clore ce cross-topic, il a très probablement réalisé l’illustration de couverture de Champion Boxing, premier jeu dirigé par Yu Suzuki et qui sera présent dans Sega 3D Fukkoku Archives 3.

Edit:
Et Sega 3D Fukkoku Archives Maniax comprendra les design docs des versions d’origine de jeux tels que Outrun, Super Hang-On, Alien Syndrome, Bare Knuckle, Gunstar Heroes.


#15

Excellent, comme dab


#16

Il est là ! (Le jeu aussi.) Sega 3D Fukkoku Archives MANIAX, une co-prod Nintendo Dream et Game Gene (= Tokuma Shoten) comprenant un manga merveilleux de l’auteur de Sega Saturn ga Sekai Ichiiii parodiant Kimi no Na wa. (avec Mega Drive-ossan et 3DS-chan), un autre manga signé RYU-TMR, les docs de concept de “Dead Heat” (Out Run), Super Hang On, Bare Knuckles, Alien Syndrome et Gunstar Heroes, la compilation de toutes les interviews déjà parues sur Game Watch + celle de Turbo Out Run + celle de Thunder Force III + celle d’Alien Syndrome + une interview de conclusion du projet. Y a aussi deux très brèves interviews (3 question chacun) de Suzuki et Naka, dont les premiers jeux Sega respectifs Champion Boxing et Girl’s Garden sont dispos en bonus dans 3DFA Vol.3.

J’ai à peine parcouru le bouquin mais on trouve dans l’interview de conclusion l’aveu qu’ils voulaient conclure la série avec Virtua Racing, mais qu’ils ont connu trop de difficultés à émuler la version Model 1 comme la version 32X et qu’ils se sont du coup rabattus sur Turbo Out Run (qui avait gagné le concours de popularité du lectorat de Game Watch). Ils ont aussi pensé à Virtua Fighter mais il reste trop peu de ressources et de docu chez AM2 sur le développement du premier jeu. Quant à Alien Syndrome et Columns, ce sont des caprices des prods de Sega, Okunari voulant notamment Columns dans 3DFA Vol.3 pour équilibrer le line-up avec un puzzle game. Y a même pas d’interview concernant Columns dans le bouquin, pour vous dire à quel point M2 s’en balek.


#17


Petit aparté magazine / presse spé : j’étais à Hong Kong cette semaine et je suis ébahi devant la vitalité de la presse spécialisée locale, à moins que ce soit l’énergie du désespoir qui leur foute le feu aux fesses. A part le clone (manifestement autorisé) de Coro Coro qui découpe le mensuel en hebdomadaire et que j’ai ramené pour un pote de l’industrie du manga, voici donc trois hebdomadaires d’une petite centaine de pages chacun qui s’empressent de parler des dernières news (18HK$ équivaut environ à 2€ pour vous donner une idée). Vous noterez ainsi leur promptitude à rapporter les news de la Switch, pourtant fraîches du week-end dernier. Cette précipitation excuse aussi bien des coquilles (cf. le “MONSTER HUNUTER XX” en couverture de Game Weekly), qu’on retrouve abondamment dans les pages de chaque revue.

L’intérieur des mags, sans surprise, repompe allègrement le contenu du Famitsu de la semaine précédente (notamment Game Weekly qui est carrément un famiclone huhuhu) mais il y a également du contenu original ; adoro par exemple cet article qui est manifestement un résumé intégral de la saga Kingdom Hearts concentré en deux pages par la magie des sinogrammes et d’une maquette qui semble s’inspirer des meilleures heures de FJM. Il y a aussi un petit côté tabloid aux magazines, avec par exemple leur traitement du « scoop » sur l’annulation de Scalebound 太郎天地 TARŌTENCHI (MAIS BIEN SÛR !) qui donne manifestement lieu (si j’en crois les images) a une rétrospective des grandes annulations de l’histoire moderne des jeux vidéo, en commençant par TFLO. Sinon c’est beaucoup de guides et de soluces pour les grosses sorties du moments, ou encore (si j’ai bien pigé) des guides pour aider les joueurs locaux à naviguer dans les menus de jeux dispos uniquement en japonais.

Un truc rafraîchissant, c’est le total jemenfoutisme des plate-formes abordées. Quelque soit le magazine, ça saute allègrement du PC occidental au jeu mobile à la dernière nouveauté PS4 japonaise à Pokémon Sun/Moon à un MOBA chinois en vogue, ce qui provoque d’une part un sacré bordel de maquette sans doute induit par les délais absurdes de rédaction, mais aussi un sentiment d’égalité de traitement et de respect entre les plate-formes. Hong Kong s’est beaucoup aseptisée en quinze ans, mais c’est agréable de retrouver dans ces pages le joyeux bronx qui faisait tout son charme avant la rétrocession.


#18

Y’a autant de mobile que du reste ? J’avais l’image d’un marché chinois qui suivait les coréens et japonais dans le “tout sur mobile / jeux de gatcha” mais en fait c’est plus équilibré ? Ou alors HK est différent ?
Ou alors la tranche d’âge est différente et c’est des magazines d’adolescents trentenaires ?


#19

Non ça vise quand même un marché gamer beaucoup plus traditionnel, sachant que Hong Kong contrairement à la Chine continentale (ou la Corée) a toujours connu les consoles japonaises, a toujours eu les moyens de se payer les consoles et sert encore aujourd’hui de base pour la diffusion officieuse de consoles en Chine (vu que le réseau officiel est encore très limité et contrôlé). Donc t’auras LOL mais pas grand chose d’autre en matière de jeu gratuit récurrent, le même genre de nouveautés mobile dont on parlerait sur Boulette (ça m’a fait marrer de retrouver Solokus que j’ai retourné dans l’avion), les nouvelles cartes de Shadowverse (le Hearthstone japonais) et plein de walkthroughs pour choper les pièces noires de Super Mario Run. Mais sinon, ce sera surtout les gros jeux japonais et occidentaux qui excitent GAF en ce moment.

L’exception, c’est la prédominance encore intacte de Pokémon Go qui, comme à Taiwan et Singapour, est un phénomène de société autrement plus important que partout ailleurs, par le cumul de la popularité des consoles portables Nintendo, la sécurité des rues et la densité de population. Du coup il a droit à ses propres guides de 300 pages dispos dans le moinde 7eleven. Un autre truc qui ressort de ces pages, c’est que la Xbox One est beaucoup plus présente “naturellement” que dans Famitsu. Il y a même du rétro en abondance et quelques pages sur les séries animées japonaises du moment. En fait, l’équilibrage de la ligne éditioriale est très, très proche de Boulette. Mais je ne sais pas si cela signifie que seuls des trentenaires lisent le mag (et c’est évidemment dur de juger le ton des articles sans lire le chinois). J’ai oublié de le dire mais un des mags contenait également un manga (enfin manhua) officiel de KOF14. Bref, il me semble que la presse spé locale est vraiment dédiée à la culture vidéoludique hong-kongaise et non chinoise.


#20

Comme probablement pas mal de monde sur ce forum, avant la 360, je jouais essentiellement à des jeux japonais sur console, non pas par conviction religieuse, mais parce que les jeux occidentaux autres que ceux sortis sur micro ne m’attiraient que rarement. Sur Mega Drive, il y a bien eu quelques titres comme Kid Chameleon, frère caché de SMB3 développé en partie par des japonais, Ecco et sa difficulté infogramesque, Flashback qui, bien que joli, a toujours souffert d’une maniabilité aléatoire, les productions David Perry aux collisions souvent douteuses ou encore quelques titres jouables en multi tels que Micro Machines, NHL ou encore General Chaos (jeu pas très bien exécuté, mais qui propose des mécaniques intéressantes pour l’époque). J’ai par ailleurs un faible pour Light Crusader, hommage au C-RPG (et plus particulièrement à Ultima) produit par Treasure, mais c’est tout du japonais.
Quelques titres bons et moins bons et assez peu de productions Sega en fin de compte. Qu’importe, ça fait bien longtemps que je perçois les jeux davantage comme des sujets d’étude que comme des objets ludiques et, sur ce point, Sega of America a su produire quelques cas intéressants, quitte à faire primer l’originalité sur la qualité. Autant le dire toute de suite, si vous cherchez un livre sur vos jeux Sega préférés, Playing at the next level n’est pas fait pour vous. Je n’irai pas jusqu’à le présenter comme le pendant occidental d’Untold history of Japanese game developers, mais ils visent tous deux le même genre de niche.

De par son sujet, le livre porte essentiellement sur la Mega Drive et ses add-ons, SOA n’ayant jamais vraiment amorcé le virage de la Saturn / de la 3D - en dehors de Bug!, Mr Bones et une poignée de jeux de sports (dont la gamme 2K), les représentants de la marque sur Saturn et Dreamcast se font rares. Il est d’ailleurs intéressant de constater à quel point SOA s’est enfermé dans le marché des 16bit, quitte à laisser toute latitude à Sony d’occuper le marché des 32bit. Sega a cherché à capitaliser sur la Genesis tout en effectuant une transition en douceur, à la fois pour son public et pour ses devs (dixit plusieurs des pontes de la boite), quand Sony est entré de plain-pied dans le monde de la 3D, servant au passage lui-même de transition à Nintendo pour sa N64 sortie 1 an et demi à 2 ans plus tard.

Après un historique de la (re)formation de la branche US, du lancement de la Master System et du partenariat avec Tonka, on peut enfin aborder les premiers jeux produits par SOA, lesquels, comme pas mal de leurs successeurs, seront développés en externe. Passée la période 8bit assez avare en jeux mémorables (quoique Alf a sur marquer les esprits pour des raisons qui lui sont propres), le livre suit une structure qu’il ne quittera qu’à de rares occasions et qui se résume en gros à présenter un studio ou une personnalité puis les jeux qu’il ou elle a produit chez ou en collaboration avec SOA.
Les habitués de Sega-16 connaissent déjà la plupart de ces infos, auxquelles s’ajoutent quelques nouvelles interviews maison ainsi que des citations piochées à gauche à droite (et qui sont étrangement sourcées dans le cœur même du texte). C’est agréable à lire et ça donne une bonne vue d’ensemble de la production globale de la boite.
L’auteur a eu la bonne idée d’éviter de mentionner Console War, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il était le candidat idéal pour écrire sur l’histoire de SOA (ce qui nous aurait permis d’enterrer définitivement le livre de Harris, trop souvent pris sans pincettes) et je le vois mal écrire un nouvel ouvrage sur le sujet - ça ferait doublon sur pas mal de points avec le précédent. J’ai cru comprendre qu’il a l’intention d’écrire sur des studios/devs japonais ; je ne sais pas encore si c’est dans le cadre de son site ou s’il s’agit d’un nouveau livre.

Ne vous attendez pas à voir traité de manière égale les gros jeux (Joe Montana, les jeux STI, les productions Michael Latham, etc.), et les plus petits titres, pour lesquels l’auteur n’a parfois pas grand chose à dire. C’est peut-être pour ne pas accentuer ce déséquilibre qu’il n’a pas cherché l’exhaustivité lors des chapitres consacrés aux Sonic et à Eternal Champions.
Outre les jeux produits par SOA, plusieurs chapitres sont consacrés à des expériences de jeux en ligne telles que Sega Channel (Mega Drive) et Heat.net (PC de la deuxième moitié des années 90), expériences peu connues dans nos contrées et qui comptent parmi les développements les plus intéressants du livre.

Power Up est un livre dont j’avais parfois entendu parler mais qui jusqu’à sa récente réédition n’avait pas vraiment suscité ma curiosité. Cette dernière s’est changée en incompréhension à la lecture de cette version enrichie, laquelle aurait nécessité bien plus qu’un simple rafraichissement pour justifier une ressortie en 2016. Il y a bien quelques pistes intéressantes, notamment une analyse de la mise en scène qui ne se cantonne pas à l’éternelle comparaison entre cinéma et jeu vidéo, mais l’ensemble est tellement daté, tant dans le style que dans les sujets abordés (les meilleures boutiques japonaises de l’époque, passage en revue des OST de Final Fantasy, etc.), que j’ai eu l’impression d’être tombé sur une version papier d’Archive.org qui aurait compilé des notes de blog écrites au début des années 2000. La mise en avant de l’auteur est offerte par la maison.

J’ai aussi lu la bio de Yu Suzuki publiée chez Geeks-Line mais c’est d’une nullité abyssale. A réserver à ceux qui cherchent un recueil de légendes urbaines et aux malheureux qui n’ont pas encore eu leur dose de glaire shenmuesque.