ALL ABOUT les bouquins de jeux vidéo


#21

Merci beaucoup pour ces retours ! Notamment sur la bio de Suzuki qui me faisait de l’œil ; l’autre étant déjà à la lecture du Shenmue de Pix & Love fraichement reçu.

Au passage, GK a fait aujourd’hui un petit papier sur la bonne santé de l’édition du livre videoludique en France. On en parlait récemment, l’offre est pléthorique et il est peu aisé de s’y repérer. Je vois des sites comme LudoScience qui ont une petit bibliographie commentée mais il y a peut-être mieux ? Les feedbacks pêchés sur ce thread et dans le topic retro sont quasimment mes seules sources d’avis, le reste des sites spécialisés (dont l’AFJV) ne faisant que dans le communiqué de presse, sans critique sur le contenu, la mise en page, etc.


#22

Intéressant, le truc de SOA ; ça développe beaucoup sur Cerny, STI et Visual Concepts ? Ca donne un peu de biscuit sur le projet avorté avec 3DFX ?


#23

Je suis loin d’avoir tout lu mais rien qu’en haut de la liste, je vois La saga des jeux vidéos qualifié d’indispensable. Le livre d’Ichbiah est sûrement une lecture agréable pour qui ne veut pas se prendre la tête, mais son auteur cherche davantage à raconter une histoire qu’à présenter des faits, avec tout ce que ça peut impliquer (simplifications, déformations), ce qui, en matière d’Histoire, est assez problématique. Outre les approximations, le livre comporte un certain nombre d’erreurs qui aujourd’hui ont un peu de mal à passer, à tel point que l’un des dirigeants de Pix m’avait lui-même confié que le livre était à prendre avec des pincettes.

Je n’ai pas de site exhaustif à recommander, j’ai acheté certains de mes premiers livres en parcourant la bibliographie d’une poignée de livres de références - on retrouve souvent les mêmes titres. J’achète parfois sur un coup de tête au rayon occaz’ de Gibert Joseph à St Michel mais, le plus souvent, c’est le sujet qui me guide. J’ai tendance à éviter certains auteurs ou maisons d’édition un peu trop laxistes.
S’il y a un livre ou un sujet qui t’intéresse, je peux peut-être essayer de t’aiguiller.

Je n’ai pas lu l’article de GK et j’espère me tromper, mais j’ai parfois l’impression que certains sortent des livres davantage pour occuper le terrain que pour proposer du contenu de qualité. Une fois qu’un sujet a été traité par un livre, ceux qui veulent produire du contenu sur le même sujet ont intérêt à disposer d’arguments marketing massue pour convaincre le public qu’il y a encore des choses à dire dessus.

Chaz > Rien de bien neuf sur ces sujets. L’un des principaux apports du livre concerne l’organisation interne de Sega et son système de production dont je ne connaissais en fin de compte pas grand chose. Il y a aussi un long développement sur Ratchet and Bolt, un jeu Mega Drive reporté sur 32X avant d’être annulé et qui était produit par Latham (qui, comme quelques autres personnes, a donné une nouvelle interview à l’auteur pour ce livre).


#24

Récemment mentionné par Youloute dans le topic Saturn, 天外画廊 辻野芳輝画集 (Tengai Garō: Tsujino Yoshiteru Gashū, Tokuma Shoten) est sorti ce vendredi. On peut grosso modo traduire le titre en anglais par Chimerical Art Gallery : The Artbook of Tsujino Yoshiteru ; c’est d’ailleurs la première fois (sur la couverture du bouquin) que je vois le terme Tengai retranscrit avec l’adjectif « chimérique » mais c’est une très bonne traduction. Ce terme, cette couverture et éventuellement le nom de l’artiste vous auront mis sur la voie : c’est un artbook consacré au charadesigner de la série Tengai Makyō, plus connue chez nous sous le nom The Far East of Eden, la licence-phare du RPG chez Red et Hudson Soft dans les années 90, financée à millions de yens par NEC pour promouvoir le format CD-ROM² puis le format Super CD-ROM² de la PC Engine.

La série comme Tsujino sont ensuite passés au second plan pour Red et Hudson, notamment suite à l’échec de la PC-FX et (ainsi) au développement avorté de Tengai Makyō III Namida, épisode qui sortira finalement sur PS2 avec un budget proportionnellement beaucoup plus modeste, après une décennie de serpent de mer sur différents formats. Red étant passé du côté de Sega pour produire la série Sakura Taisen (voir ici), Tsujino est du coup un peu rentré dans le rang à partir du milieu des années 90. On le retrouve quand même au staff de Sakura Taisen 3, plus précisément sur le design des ennemis du jeu, mais il aura fallu attendre Nostalgio no Kaze (ou Nostalgia en Occident) en 2008, un RPG de Matrix Software pour Tecmo visant justement la nostalgie de la génération PC Engine, pour retrouver Tsujino à la tête d’un projet un tant soit peu ambitieux. Malheureusement, les ventes du jeu furont très discrètes et Tsujino a depuis surtout fait parler de lui via un tragique fait divers. Le monsieur n’a pourtant pas chômé depuis son heure de gloire, et le contenu de cette collection en donne la preuve.

Fort de 662 illustrations, c’est évidemment un achat indispensable pour les fans de la PC Engine (mais je ne sais pas si Kabuki lurke encore Boulette) puisque 100 des 160 pages du bouquin sont consacrées à ses illustrations pour la série Tengai, parmi lesquelles des illustrations de travail sur la version PC-FX de Namida et ses études de personnages pour la série animée Tengai Makyō jamais menée à terme. On peut être un peu déçu sur la quantité d’illustrations fournies pour certains épisodes (très peu de matos sur Manjimaru vis-à-vis de l’importance de cet épisode dans la série) mais il faut prendre en compte que les devs de l’époque archivaient très peu et qu’il faut désormais passer par Konami pour récupérer les archives de Hudson, qui eux-mêmes faisaient appel à Red. Les scans en haute qualité d’illustrations pour les régions et histoires de Dai-Yon no Mokushiroku valent à eux seuls le déplacement.

Mais au delà de la rétrospective Tengai, l’ouvrage est également précieux car il regroupe tous ses travaux ultérieurs, et notamment la pléthore de projet annulés sur lesquels il a bossés ces dernières années : le projet Pocket Smile (peut-être un jeu GBA ?), les séries animées Chōken Giga, Poison Cherry et Skull Bishop, le très ambitieux long métrage Nobunaga Ryūseiden de Toei Animation (qui devait sortir en 1995), le bizarre FooBot’s et surtout le mystérieux Honey ni Omakase! de Sega, jeu d’aventure(?) dont je n’avais jamais entendu parler et dont le nom (de code?) reprend le titre japonais d’une série TV américaine d’espionnage relativement obscure des années 60, Honey West, sans que le jeu semble avoir un quelconque rapport avec cette possible inspiration (le protagoniste est manifestement un jeune détective japonais). On retrouve aussi beaucoup de matos sur Nostalgio no Kaze, et à vrai dire tant mieux car c’est peut-être son meilleur taf d’illustration pour un projet vidéoludique à ce jour, même si le jeu n’est peut-être pas aussi fameux que la série Tengai. Bref, encore un excellent bouquin de Tokuma Shoten.

On peut difficilement faire plus complet que The Art of Metal Gear Solid V (Dark Horse Comics) qui reprend toutes les illustrations, concept arts, travaux préparatoires et modèles 3D d’armes, robots et véhicules du projet MGSV. Je vous en parle un peu à la bourre car je ne prends jamais le temps de poster sur ce topic mais le bouquin est sorti en novembre dernier. Encore un indispensable si vous aimez la série ou le taf de Shinkawa, comme tous les artbooks précédents. C’est impressionnant que Konami ait eu accès à autant de matos vu la fin acrimonieuse du développement mais peut-être que la conception de ce bouquin avait été préparée suffisamment en amont. De nombreux extraits ont déjà circulé sur Internet, notamment la page concernant

Spoiler

une version adulte de Chico

qu’on ne voit jamais dans The Phantom Pain, ou encore un déguisement pour se cacher parmi des troupeaux de chèvres :


#25

En parlant de Tengai III, il m’a fallu des années pour percuter qu’on trouvait des image boards du projet dans le 1er artbook de Tatsuyuki Tanaka, taf qui lui a valu d’être appelé par Shoji Masuda pour bosser sur Linda³ (si j’ai bien tout compris).

Bump :
C’est à la mode, Bitmap Books prépare son livre sur la Neo·Geo. Je ne sais pas s’ils ont l’intention de corriger le nom de la console, c’est écrit “NEOGEO” partout, ça fait tâche.

J’ai feuilleté rapidement le livre de Geeks-Line sur le même sujet (en démo chez Album Comics pour les parisiens), j’ai eu le malheur de tomber sur un portrait de Styleos avec une illustration de Daraku Tenshi, ça fait tâche.


#26

Il faut vraiment arrêter avec les sous-titres japonais Google Translate.
Exemple récent, traduire GameCube par ゲーム立方体


:seagull::seagull:


#27

J’hésite entre faire mon mea culpa et crier au scandale.

Le logo Giga Power apparaît en 1998, mais l’Hyper NeoGeo 64 (1997) utilisait déjà cette nouvelle graphie (reprise par la NGP).

La VF de Zelda: Arts & Artifacts devrait sortir à la rentrée 2017 chez Soleil.


#28

Je quitte quelques instants Légende de Zelda : Haleine de Sauvage pour vous parler de Hyrule Encyclopedia (Tokuma Shoten / Nintendo Dream), fortuitement sorti hier. C’est la suite directe de l’excellente compilation d’artworks Hyrule Graphics sortie l’année dernière (à ne pas confondre avec le Hyrule Historia des 25 ans qui était sorti chez Shōgakukan).

Je l’ai chopé sans trop savoir à quoi m’attendre mais je présumais qu’il s’agissait d’une bible racontant l’univers du jeu et classant par ville les divers persos et timelines. Réponse : “effectivement”, mais ça va un peu plus loin car ça détaille carrément la faune et la flore de chaque version d’Hyrule, et ça intègre surtout énormément de modèles in game pris à la source et donc en excellente résolution. C’est vraiment cool de voir des assets de l’ère pré-HD mis en page et imprimés si nettement. Un autre détail que je trouve assez génial (même s’il est perdu avec ce nouvel épisode), c’est que le héros, dans la double page récapitulative qui lui est consacrée dans le bouquin, est appelé “Le Héros” (avec juste un petit encart qui mentionne en passant que le héros est nommé Link de base). Ils sont fait évidemment pas chier et le rappellent Link plus tard pour clarifier certains détails de scénario de divers épisodes, mais l’intention sous-entendue est notable. Il y a aussi des scans sympas comme les flyers promotionnels de chaque jeu.

C’est juste bien dommage que le bouquin soit de facto périmé puisqu’il ne contient absolument rien sur BOTW.


#29

GAMEGene va sortir un livre sur des jeux annulés allant de la Famicom à la Dreamcast (voire la PS2 ?) en passant par la Saturn et le Mega-CD. Ca mélange des articles déjà publiés dans GameSide et des nouveaux, dont un papier sur Metal Max: Wild Eyes.


#30

Au moins la Xbox, car TFLO est sur la couverture ! J’espère qu’une préco offre le premier draft avec les pages annulées sur TLG, Nioh et FF Versus XIII.


#31

Probablement pas pour tout de suite, mais

Acheté sur un coup de tête et abandonné sur une étagère durant des mois, j’ai troqué ma fenêtre de bus et ses décors de Seine-et-Marne contre le livre d’Unseen 64 ces dernières semaines. Un pavé de 480 pages qui emprunte le format, la police de caractère réduite et le goût pour les interviews de devs obscurs à Untold History of Japanese Game Developers, avec toutefois une mise en page bien moins chaotique que celle de son aîné.

Les interviews, de devs ou de représentants d’organisme, occupent près d’1/5e du livre, contiennent pas mal d’infos et souffrent des défauts classiques des interviews conduites en un ou deux mails. Une série de questions est envoyée à chaque développeur; l’intervieweur ne rebondit que très rarement aux réponses du dev’ et laisse parfois le lecteur dans l’obscurité, à tel point que certains jeux annulés sont évoqués sans qu’on ne sache quelle est la ou les machines concernées, quand s’est fait le développement, etc.).

Les 4/5e restants portent sur une sélection de jeux annulés, rangés par machine ou par groupe de machines. Il me semble que les textes ne sont pas tirés du site d’U64, même si les problèmes présents sur ce dernier se retrouvent dans le livre.
Les contributeurs ne parlant pas tous anglais couramment, le style est parfois assez sommaire et l’emploi de superlatifs pourra gonfler à la longue - j’avoue avoir tiqué à la centième occurrence du mot “cult”, soit à peu près au moment de lire la fiche de la suite avortée de Lady Sia (jeu que j’aurais probablement complètement oublié si je n’avais pas vu le reportage diffusé par Game One y a 15 ans).
S’il est évident qu’on manque d’informations sur un grand nombre de jeux, le niveau de recherche ou de vérification laisse parfois à désirer. Katsuya Terada qui a réalisé des concept art pour Zelda, Katsuhiro Otomo qui a assuré le chara-design de Fake Down (alors même que le site officiel du jeu ainsi que les différentes previews japonaises précisent son poste) et autres suppositions basées sur du vide.
On retrouve la même disparité d’un auteur à l’autre au niveau des sources, problème qui poursuit le site depuis des années. Sur le site comme dans le livre, on oscille entre le travail de recherche effectué pour tout ou partie par l’auteur lui-même avec une liste longue comme le bras et la simple reprise d’infos où l’auteur oublie de citer ses sources.

Malgré tout, ça reste très intéressant à lire, en particulier pour les articles qui reviennent en profondeur sur le développement de tel ou tel titre. On trouve des concept art, des screenshots, des illustrations, etc. et je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer pourquoi les jeux annulés représentent un pan important de l’Histoire du jeu vidéo.

Je ne connais pas les chiffres de ventes des autres livres anglophones de ce type, tout comme je n’ai aucune idée des versions concernées (VA seule ou VA + versions traduites ?), mais l’auteur de The art of Atari annonce que son livre a franchi la barre des 50000 ventes.

Golden Sports Times, le recueil d’histoires courtes dessinées par Shinkiro avant son entrée chez SNK, est depuis peu disponible en version kindle, avec 3 chapitres en lecture libre pour les curieux.

Le nouveau artbook sur Sonic a oublié qu’il s’adressait à des fans de Sonic™. Vu la quantité de docs relatifs à la licence qui sortent depuis 2 semaines (via Naoto Ohshima mais aussi par le biais de l’animateur Hisashi Eguchi (aucun lien)), je me demande s’ils vont être intégrés au bouquin.


#32

Et un livre sur l’histoire de Rare devrait sortir le 29 août chez Dark Horse.


#33

Shovel Knight: Official Design Works sortira en août aux US, chez Udon Comics. Yacht Club a sorti quelques scans du bouquin.


#34

Premier aperçu du livre de Bitmap Books sur la Neo-Geo.

De mon côté, j’ai entamé la lecture de la bio de Tomohiro Nishikado parue chez Omake. J’en suis au premier tiers et il y a déjà pas mal d’éléments intéressants, mais il y a un point sur lequel j’aimerais bien avoir plus d’info, à savoir l’arrivée / la découverte du JV au Japon. Le livre se concentre sur Nishikado et ce dernier semble découvrir l’existence des JV avec Pong. Taito était orienté arcade et d’autres entreprises japonaises orientées consumer effectuaient probablement un travail de veille plus approfondi sur le secteur du jouet, mais je me demande si la sortie de l’Odyssey a fait un peu parler d’elle au Japon et s’il n’y a pas eu un phénomène similaire à ce qu’a connu le MIT et cie avec les ordinateurs PDP (ce qui aurait permis à une scène amateure d’éclore avant l’apparition des ordinateurs domestiques).


#35

Les guides japonais de BOTW étaient sous embargo jusqu’au 11 mai et ces deux pavés sont sortis en même temps jeudi dernier. C’était peut-être pas une mauvaise chose de leur donner du rab pour la conception car les deux sont assez exhaustifs et se permettent d’inclure une carte dépliable qui indique l’emplacement de chaque noix. Le PG de Famitsu est particulièrement généreux : 496 pages et chaque région cartographiée minutieusement pour expliquer où trouver et accomplir toutes les quêtes. La maquette est également un peu plus intelligente que celle de l’OG, et on retrouve plus facilement l’info qu’on cherche. Dernier détail qui fait la différence, le PG est le seul des deux à offrir la photo et le nom de chaque PNJ. On sent la grande expérience de Famitsu acquise avec les guides Monster Hunter pour couvrir un jeu « database », tandis que l’OG ressemble un peu plus à un (très gros) guide de Zelda. Bon, pas de bol, l’OG comme le PG sont inévitablement incomplets puisqu’ils ne contiennent pas les infos des futurs DLC… Mais on peut déjà s’attendre à un Final Perfect Guide chez Famitsu ou Dengeki après coup.


#36

Et celui de Shogakukan se branche en USB en plus? :o


#37

Eeeeet c’est une nouvelle maison d’édition qui fait son entrée sur le marché francophone des publications orientées JV, avec une trad’ d’un des volumes de Final Fantasy Memorial Ultimania et une trad’ d’une BD tirée de l’univers de Silent Hill.
Le truc qui m’inquiète, c’est que le lancement a été annoncé il y a plus de 2 semaines et que je n’avais jusque là rien vu passer ni sur Twitter ni chez GK qui a pourtant une section dédiée à ce type d’infos sur son forum.


#38

En tout cas, ils se démerdent bien et ils ont mis les moyens car ils ont un super emplacement dans une des artères principales de la Japan Expo (juste en face de Kurokawa d’ailleurs) si je lis bien le plan du site web.


#39

Juste en face de Square Enix surtout :smiley: Vu qu’ils n’ont pas communiqué sur la question je n’en dirai pas plus mais ce ne sont pas des inconnus, ni des débutants.


#40

Ca me rassure pour eux (même si je trouve étrange que l’adresse de leur site ne figure pas sur leur profil FB ou Twitter alors qu’elle est indiquée sur la page de JAPEX).