ALL ABOUT les bouquins de jeux vidéo


#41

The Legend of Zelda: Art & Artifacts devrait sortir en France le 5 octobre.

Neogeo: A Visual History, de Bitmap Books, est sorti et j’hésite encore à me le prendre. Il y a bien quelques concept art inédits, mais l’essentiel du livre semble être constitué de screenshots (j’attends encore que quelqu’un sorte un artbook intitulé “.zip, a visual compendium”) et de scans de couverture dont les légendes n’apportent visiblement pas grand chose. Quelqu’un l’a pris par ici ?

L’artbook de Cook & Becker sur Sonic est lui aussi sorti, mais à 120$, ça me refroidit sérieusement.

Si tout se passe bien, The Friendly Orange Glow, devrait sortir cet automne, après des années d’attente. J’y crois moyennement, mais j’ai bien envie de le lire.


#42

Concrètement c’est quoi la différence entre Arts and Artifacts et Hyrule Historia ?


#43

Hyrule Historia, c’est une encyclopédie de 2011 par Shogakukan (lié à Nintendo via la licence de ses IP en manga, comme ceux de Zelda par exemple, et les guides officiels japonais). Y a un seul volume. C’était un bouquin important parce qu’il y en avait peu du genre et c’était le premier à reconnaître une forme de chronologie Zelda encompassant toute la série.

Art & Artifacts fait partie d’une collection plus récente de trois bouquins liés au 30ème anniversaire de Zelda en 2016. Ils sont sortis par un autre éditeur, Tokuma Shoten (lié à Nintendo via le magazine officel “historique” Nintendo Dream, pour lequel bosse d’ailleurs Florent Gorges). Deux des trois bouquins sont sortis et se focalisent pour l’instant bien plus assidûment sur une compilation de toutes les ressources visuelles (illustrations, modèles 3D, sketches, recherches etc.). Le premier bouquin s’appelait Hyrule Graphics (vert, 2016), le deuxième Hyrule Encyclopedia (bleu, 2017). Art & Artifacts est la version traduite anglaise (et bientôt française) de Hyrule Graphics. La couverture devient rouge probablement pour mieux différencier le bouquin de Hyrule Historia et parce qu’ils n’ont pas réfléchi / se branlent du problème de cohérence si jamais le troisième est rouge. [edit] Tiens je n’avais même pas fait gaffe que c’était déjà annoncé mais le troisième bouquin sera Breath of the Wild Master Works.


#44

Ok merci. Du coup les bouquins sont complémentaires ou bien on peut se contenter de la série de trois si on n’a rien acheté ?


#45

Hmm alors en premier lieu, je dirais surtout que Hyrule Historia est celui qui avait le plus de mérite à être traduit puisque la partie du texte est plus importante que dans les deux autres, qui sont avant tous des compilations d’éléments visuels (même s’il y a des explications intéressantes dans Hyrule Encyclopedia). Y a quasiment pas un seul texte dans la version japonaise de Hyrule Graphics, par exemple. Mais là je regarde un peu le matos sur Art & Artifacts et en fait ça compile à la fois des bouts d’Hyrule Graphics et des bouts d’Hyrule Encyclopedia (qui avait beaucoup plus de texte). Un autre avantage du nouveau bouquin, c’est d’être un peu plus récent (donc y a du A Link Between Worlds par exemple), mais quasiment rien sur BOTW.

Donc ça dépend de ce qui t’intéresse le plus. Si tu veux plus de ressources sur le lore, Hyrule Historia. Si tu veux des ressurces visuelles plus complètes, Arts & Artifacts. Je dirais que les deux bouquins se complètent sans doute assez bien.


#46

Et si jamais tu fais partie de ceux qui aiment Skyward Sword, Hyrule Historia lui accorde une place importante (calendrier oblige).


#47

金子一馬画集 Kazuma Kaneko Works IV (Shinkigensha)
金子一馬画集 Kazuma Kaneko Works V (Shinkigensha)

Dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de Shin Megami Tensei, même si c’est presque une coïncidence, Shinkigensha a sorti coup sur coup deux nouveaux volumes de Kazuma Kaneko Works - anciennement une trilogie réputée de bouquins, parus entre 2004 et 2008, consacrés aux illustrations et surtout au Monster Design de Kaneko pour la série Shin Megami Tensei.

Ces nouveaux volumes, consacrés au taf de Kaneko sur le jeu Shin Megami Tensei: Devil Summoner, ne devaient à l’origine en faire qu’un et sortir fin 2016. Je ne sais pas si c’est l’ampleur du contenu qui les a retardé, des problèmes pour récupérer les œuvres originales ou la réalisation qu’ils pourraient vendre plus d’exemplaires l’année des 25 ans de Megaten, mais le bouquin est finalement sorti avec de nombreux mois de retard et est donc désormais divisé en deux. Works IV rassemble les illustrations de 158 démons et personnages (principalement du côté Light), tandis que Works V rassemble 148 illustrations (principalement du côté Dark).

Je trouve particulièrement intéressant qu’un bouquin d’illustrations consacrées à Devil Summoner sorte en 2017, pour différentes raisons. L’importance historique du premier Devil Summoner dans la galaxie Megaten a quelque peu été éclipsée ces dernières années mais le jeu, sorti en 1995 sur Saturn puis porté en 2005 sur PSP, a pas mal influencé la série par la suite. Non seulement fut-il le premier épisode à transposer ses donjons en 3D, mais son protagoniste dans la mouvance Hard Boiled de City Hunter et autres œuvres un peu plus adultes le faisait sortir du carcan “lycéen émo” de la série. On retrouvera ensuite fréquemment cette note d’intention dans les épisodes fortement influencés par Kaneko, que ce soit la série Devil Summoner sur PS2 (qui n’a finalement qu’un rapport très vague avec les épisodes Saturn) ou Strange Journey (qui s’inspire de The Thing). Malheureusement, ils s’avèrera que les épisodes avec des protagonistes lycéens sont définitivement les plus populaires, qu’il s’agisse de la suite Devil Summoner Soul Hackers sur Saturn, de l’autre spin-off contemporain Persona sur PlayStation (devenu le phéomène que l’on sait), ou même de Shin Megami Tensei III.

Un autre aspect important de Devil Summoner, c’est d’avoir concrétisé l’importance de l’Akuma Zensho, l’encyclopédie des démons de la série, en exploitant le format CD-ROM de la Saturn pour permettre à Atlus digitaliser à la fois les infos et les illustrations des monstres dans un seul et même ouvrage. Un wiki avant l’heure, donc, sorti quelques mois après le jeu en standalone pour ¥3000. Devil Summoner a ajouté à la série Megaten un paquet de démons devenus des personnages récurrents de la série.

https://www.youtube.com/watch?v=G_8lltdrKkY

Le seul bouquin de référence contemporain du jeu était Shin Megami Tensei Devil Summoner: World Guidance. Dans un souci de gain de place, il avait la désagréable manie de placer des illustrations de démons en pleine pliure du bouquin. Il aura donc fallu attendre vingt et un ans pour avoir sur papier une version imprimée en bonne qualitée de ce bestaire disponible en version digitalisée dès 1996. Marrant, non ?

Le format de Works IV et Works V reprend celui des trois premiers bouquins, ainsi que sa numérotation, ce qui permet de savoir que les cinq bouquins combinés répertorient le nombre impressionnant de 912 illustrations sur un peu plus de 1000 pages. Comme à chaque fois, les deux volumes se terminent sur un commentaire pour chaque illustration, généralement un commentaire sur le design et/ou l’origine mythologique de chaque monstre (commentaire qui n’est pas le même que celui de l’Akuma Zensho de 1996). De très beaux ouvrages, donc, et un super cadeau si vous connaissez des fans de Kaneko, même si les volumes IV et V sont probablement plus dispensables que les trois premiers.


#48

En attendant le livre de Ken Horowitz (auteur de ce livre) sur l’histoire de certains jeux d’arcade produits par Sega, Segaretro a mis en ligne un scan de Yu Suzuki Game Works Vol. 1. Il me semble que Shmuplations avait émis le souhait d’en traduire une partie mais on n’a plus de nouvelles de lui depuis des mois, aussi bien sur Twitter que sur Shmups.


#49

Read Only Memory prépare le petit frère de Mega Drive Collected Works (lecture fortement recommandée ne serait-ce que pour les interviews et les concept art). Ce volume portera sur la Dreamcast et passe par la case Kickstarter.
Si ça se passe comme avec l’opus précédent, je vous recommande de le backer, ne serait-ce qu’à hauteur d’un euro - certains docs n’étaient accessibles qu’aux backers via des newsletters et n’ont pas été retenus dans le livre.


#50

Je feuillette le Super Famicom Tsūshin (Enterbrain) sorti ce jeudi pour coïncider avec la sortie de la Mini Super Famicom au Japon. Je reviendrai dessus plus en détail ce week-end mais il y a notamment un scan des vingt Cross Reviews d’époque pour tous les jeux inclus dans la bécane et, dis donc, ça rigolait beaucoup moins !

Super Mario World 8 9 9 8
F-Zero 10 8 9 10
Goemon 7 7 7 6
Makaimura 7 7 7 6
Zelda 9 10 10 10
Super Formation Soccer 8 9 6 8
Contra 7 8 7 6
Mario Kart 8 9 8 7
Star Fox 10 9 8 7
Seiken 9 9 8 7
Rockman X 7 6 6 7 (!)
Fire Emblem 9 8 9 10
Metroid 8 8 8 8
FFVI 9 8 10 10
Super SFII 8 8 7 7
Donkey 7 8 8 8
Yoshi 9 9 8 7
Panel de Pon 7 7 8 7
Mario RPG 9 8 8 7
Kirby 9 8 7 8


#51

J’imagine que celui qui a mis 7 à Seiken Densetsu était le pauvre bougre qui regardait les trois autres testeurs jouer sans lui.


#52

Pas un seul 10 ?! :open_mouth: choquer et decu


#53

Jeudi dernier est donc sorti, en même temps que la Mini Super Famicom, le mook Super Famicom Tsūshin (sur le nouveau label Gz’brain de Kadokawa). C’est le successeur du Famicom Tsūshin de l’année dernière, dont je parlais sur ce même topic à la première page. Vous noterez d’ailleurs en relisant ce post qu’au delà du nombre de titres inclus dans la machine, la liste des 20 jeux de la Mini SFC diffère grandement de la sélection des « 30 titres choisis par Famitsu pour une Mini Super Famicom ».

Que retrouve-t-on donc dans ce Super Famicom Tsūshin ? A peu près la même chose que dans le précédent, mais (à mon goût) mieux foutu, plus cossu et plus intéressant. Le bouquin fait 196 pages et se conclue - je trouve ça merveilleux - par une publicité pour Star Fox 2 ; la pub généraliste pour la Mini SFC n’étant qu’en troisième de couverture. Je vous retranscris le sommaire (après une brève présentation de la machine sur les premières pages) :

Page 8 - Interview avec les trois producteurs de la machine (du côté japonais, pas NERD qui est abondamment mentionné dans l’entretien). On y retrouve notamment Takao Shimizu d’EAD Tokyo, qui a participé à des projets aussi divers que le fameux portage Game Boy de Donkey Kong ou le Guide du Louvre tournant sur 3DS.

Page 14 - Les fameux scans des Cross-Reviews d’époque mentionnés en amont il y a quelques posts. Je vous les remets ici, classées chronologiquement, et j’en profite pour rajouter le prix T.T.C. de chaque cartouche car c’était mentionné en tête de colonne et je trouve la comparaison intéressante :

Super Mario World [8 9 9 8] (¥8000)
F-Zero [10 8 9 10] (¥7000)
Ganbare Goemon [7 7 7 6] (¥8800)
Chōmakaimura [7 7 7 6] (¥8500)
Zelda [9 10 10 10] (¥8000)
Super Formation Soccer [8 9 6 8] (¥7700)
Contra Spirits [7 8 7 6] (¥8500)
Super Mario Kart [8 9 8 7] (¥8900)
Star Fox [10 9 8 7] (¥9800)
Seiken 2 [9 9 8 7] (¥9800)
Rockman X [7 6 6 7] (¥9500)
Fire Emblem Monshō [9 8 9 10] (¥9800)
Super Metroid [8 8 8 8] (¥9800)
Final Fantasy VI [9 8 10 10] (¥11400)
Super S.F.II [8 8 7 7] (¥10900)
Super Donkey Kong [7 8 8 8] (¥9800)
Yoshi’s Island [9 9 8 7] (¥9800)
Panel de Pon [7 7 8 7] (¥5800)
Super Mario RPG [9 8 8 7] (¥7500)
Kirby Super Deluxe [9 8 7 8] (¥7500)

Page 19 - La présentation des 21 jeux (une page par jeu), avec comme l’année dernière une maquette que je trouve assez médiocre pour cette section. Chaque page a toutefois droit à un sympathique petit encart “les lecteurs partagent leur souvenir marquant” recueilli sur le site web de Famitsu avant la parution du bouquin ; par exemple une nana de 32 ans qui témoigne être tombée amoureuses des jeux vidéo parce après avoir fini Secret of Mana ensemble avec son grand frère.

Page 41 - « Et si vous ne pouviez en rajouter qu’un ? » Comme l’année dernière, un panel de célébrités de l’industrie JV japonaise explique quel jeu ils auraient rajouté et pourquoi. Pour rappel, en comparaison avec la version occidentale, la Mini Super Famicom ne contient pas les jeux suivants : Earthbound (Mother 2 au Japon), Kirby’s Dream Course (Kirby Bowl au Japon), Super Castlevania IV (Akumajō Dracula), Super Punch-Out!! et Street Fighter II’ Turbo. Ils sont remplacés par Super Street Fighter II, Panel de Pon, Fire Emblem Monshō no Nazo, Super Formation Soccer et Ganbare Goemon. C’est à quelques visages près la même liste de personnalités que l’année dernière, du coup je vous ai laissé entre parenthèses le jeu que la même personne (le cas échéant) avait choisi pour la Mini Famicom.

Ishiwatari (ASW) : Otogirisō (Sanada Jūyūshi)
Mori (ASW) : Chōkō Gōkami Xardion (Tower of Druaga)
Hashino (Atlus) : R-Type III (“impossible de n’en choisir qu’un”)
Yamai (Atlus) : Actraiser (Megami Tensei)
Kojima (Capcom) : Umihara Kawase (Kinnikuman Muscle Tag Match)
Kobayashi (Capcom) : Jikkyō World Soccer Perfect Eleven (Baseball)
Tsujimoto (Capcom) : Mother 2 (Pro Wrestling)
Fujioka (Capcom) : Mother 2 (Hiryū no Ken)
Ogasawara (KoeiTecmo) : Tactics Ogre (Nobunaga no Yabō Sengoku Gunyūden)
Kikuchi (KoeiTecmo) : Fushigi no Dungeon 2: Furai no Shiren (Pro Yakyū Family Stadium)
Takeda (KoeiTecmo) : Torneko no Daibōken: Fushigi no Dungeon
Hayashi (KoeiTecmo) : Actraiser (Kinnikuman Muscle Tag Match)
Matsuyama (CC2) : Chrono Trigger (Transformer Convoy no Nazō)
Ichimura (SQEX) : Front Mission (Goonies)
Kitase (SQEX) : Sim City (Hydlide Special)
Saitō (SQEX) : Wonder Project J (Dragon Quest II)
Yoshida (SQEX) : Tactics Ogre
Uchikoshi (Spike Chunsoft) : Kamaitachi no Yoru (Portopia Rensa Satsujin Jiken)
Kodaka (Spike Chunsoft) : “trois jeux sinon rien” (Racer Mini 4WD Japan Cup)
Terasawa (Spike Chunsoft) : “impossible d’en départager un” (Family Tennis)
Okunari (Sega) : Otogirisō (Arumana no Kiseki)
Nagoshi (Sega) : Pilotwings (Portopia Rensa Satsujin Jiken)
Hosoyamada (Sega) : Super Puyo Puyo
Sakurai (Sora) : Gradius III (Akumajō Densetsu)
Sakagami (Bamco) : Sim City (Pro Yakyū Family Stadium)
Tomizawa (Bamco) : Jūsō Kihei Valken (Sweet Home)
Harada (Bamco) : Super Momotarō Dentetsu 2 (Dragon’s Lair)
Inaba (Platinum) : Chrono Trigger (Spartan X)
Kamiya (Platinum) : Jūsō Kihei Valken (Nuts & Milk)
Matsuura (FuRyu) : Bounty Sword
Ishihara (Pokémon) : Sound Fantasy
Takaki (Marvelous) : Actraiser (Spartan X)
Hashimoto (Marvelous) : Super Aleste (Quinty)
Shikura (Mages) : Pilotwings (Babel no Tō)
Hino (Level 5) : Outer World (Dragon Quest III)

Outer World étant donc le nom japonais d’Another World. Marrant de voir que Motomura de Level 5 n’était pas disponible, que le prod de FuRyu a gagné sa place dans le panel des intervenants, et qu’Ishihara de Pokémon intervient de plus en plus dans la communication externe de Pokémon. A part le prod actuel de Puyo Puyo qui réclame Super Puyo Puyo, c’est moins corporate que la dernière fois. Je m’attendais à plus de Tactics Ogre ou de Romancing SaGa, mais finalement ça manque surtout de shoot’em ups pour nos bonhommes. Content de voir que la nostalgie pour Actraiser n’est pas qu’un épiphénomène sur Twitter.

Page 51 - Quinze pages archi-complètes de présentation et de soluce sur Star Fox 2.

Page 66 - Une interview d’une page suprenante de Naoto Yamamoto, éditeur-en-chef du numéro spécial de Famimaga sorti le même jour que Super Famicom Tsūshin, soit deux produits rivaux en théorie (faut que je vérifie qui édite ce Famimaga).

Page 67 - Toutes les illustrations de boîtes des 21 jeux de la Mini SFC, reproduite en stickers, à l’exception notable de Final Fantasy VI. Fallait peut-être l’autorisation d’Amano.

Page 68 - L’habituel encart noir & blanc de Famitsu rempli de BD et de colonnes débiles pour lecteurs fidèles. On y retrouve aussi un des gros cadeaux de ce mook : un carton à découper pour y choper trois codes de téléchargement des versions digitales de guides Famitsu d’époque, à lire sur l’appli de Smartphone Book Walker. Les trois guides en question sont Zelda, Fire Emblem et Kirby.

Page 84 - Une grosse section de scans des soluces parues à l’origine dans Famitsu pour…

Page 85 - Super Mario World (paru dans le Famitsu daté du 7 décembre 1991)

Page 137 - Super Mario Kart (paru dans le Famitsu daté du 25 septembre 1992)

Page 153 - Super Street Fighter II (paru dans le Famitsu daté du 8 juillet 1994)

Page 169 - Super Donkey Kong (paru dans le Famitsu daté du 9 décembre 1994)

Soyons clair, ça tue la bite, ces scans de soluces d’époque sont la meilleure section du mag d’une point de vue archivage de la mémoire collective du jeu vidéo.

Page 185 - Quelques pages d’astuces et de codes secrets pour les autres jeux de la Mini Super Famicom.

En somme, un bien chouette ouvrage. ¥925 hors taxes. Play-Asia en vend sur son site, et je suppose qu’Amazon ne bloque pas l’import puisque c’est un simple bouquin.


#54

Intéressant ! On peut feuilleter plusieurs pages sur Amazon.

Spoiler

Et j’ai pas pu m’empêcher de remarquer que la console est notée comme mesurant 110 mètres


#55

Un livre sur Koei n’étant pas encore assez pointu, quelqu’un s’est dit qu’il pourrait être intéressant de sortir un bouquin sur les 35 ans de “carrière” de Kou Shibusawa, à la fois label et pseudonyme qui semble avoir été utilisé par plusieurs producteurs successifs chez Koei (je m’y perds un peu). Le nom est associé à un certain nombre de licences telles que Nobunaga, Sangokushi ou encore Winning Post. Si ça n’intéresse pas Boulette, ça n’intéressera probablement personne en dehors du Japon.

Je suis passé à la caisse pour le Arts & Artifacts / Hyrule Graphics et j’avoue être resté sur ma faim en terme d’infos. Les légendes se contentent d’indiquer le nom des jeux sans jamais créditer les illustrateurs, ce qui s’explique partiellement par le fait que personne ne semble être en mesure d’indiquer qui a réalisé les illustrations pour les jeux antérieurs à Ocarina of Time. J’avoue n’avoir jamais creusé le sujet étant donné que je pensais que l’identité du ou des artistes responsables de ces artworks étaient déjà connues. Je suppose qu’il faut aller chercher du côté d’animateurs de la Toei (s’ils sont encore en vie).
Petit pinaillage : le Game & Watch Zelda a encore été laissé au placard.
Sinon c’est joli.

Comme on parle d’artbooks d’origine japonaise qui débarquent en France, Kurokawa s’apprête à sortir The art of Bravely - 2010-2013.

Ah et j’ai enfin eu ma réponse au mystère Mana Books:

Mana Books qui a publié un petit docu sur Amano, réalisé par Anne Ferrero :

https://www.youtube.com/watch?v=zZcGMI8oXkQ


#56

Hmmm non, ce n’est pas vraiment un prête-nom. Kou Shibusawa, c’est le pseudo d’un seul mec, Yoichi Erikawa (en photo dans ton lien). C’est le cofondateur de Koei avec sa femme (et en gros c’est les deux patrons de KoeiTecmo). Ils ont récemment laissé les commandes (au jour le jour) à l’ancien Boss de leur studio-phare Omega Force qui est devenu le CEO de la boîte.

Parmi ses nombreux coups de génie dans les années 80, il a fait de son pseudonyme un label. Tu peux lire ça comme “Kou Shibusawa Productions” (comme Kojima Productions). Personne d’autre n’utilise son pseudo pour faire des jeux sous l’identité Kou Shibusawa, mais ça fait bien longtemps qu’Erikawa ne fait plus les jeux lui-même, donc de facto le bonhomme Kou Shibusawa est remplacé par pas mal de producteurs à chaque jeu du label Kou Shibusawa. Par exemple, je sais que c’est le mec de Destrega (Kenichi Ogasawara) qui chapeaute désormais tous les jeux Nobunaga no Yabō.

• Ton bouquin (qui a l’air chouette), c’est manifestement un bouquin sur le label Kou Shibusawa.

L’année dernière Plus tôt cette année, il y a eu un autre bouquin qui était une autobiographie (apparemment passionnante) de l’individu Kou Shibusawa / Yoichi Erikawa, dans lequel il revenait notamment sur sa jeunesse (héritier d’une illustre famille d’encriers qui a refusé de prendre la succession de son père) et sa brève carrière musicale.


#57

Merci pour ces éclaircissements !

J’avais au moins vu juste sur un point.


#58

Zelda Master Works (des extraits dans le lien) et le très attendu artbook de Splatoon 2 (384 pages !) sont désormais dispos en précommande un peu partout, que ce soir sur Animate, Amazon.jp ou Play-Asia.

Sinon Dengeki PlayStation a toujours de jolies couvertures mais ce mois-ci, le jeu mis en avant est aussi étonnant que son illustration est magnifique. Je me demande si c’est une production d’Ubi Montréal, une initiative spécifique d’Ubi Japon ou bien directement une commande de Dengeki. (cliquez pour agrandir)

En face, la couverture du Famitsu hebdomadaire est toute aussi surprenante et presque aussi jolie, mais surtout très appropriée, puisqu’au lieu d’une couverture de Super Mario Odyssey comme l’on pouvait s’y attendre, c’est une couverture thématisée Hallowe’en pour Shin Megami Tensei, pour mettre en avant la conclusion du dossier rétrospectif des 25 ans de la série démarré la semaine dernière, un entretien exclusif avec le prod’ de Shin Megami Tensei V, et bien sûr un paquet de pages sur Shin Megami Tensei Deep Strange Journey sorti aujourd’hui. J’ai tilté plus tôt dans la semaine que c’est Shogakukan et Dengeki Nintendo qui ont les droits du guidebook de Mario ce coup-ci, ce qui explique un peu mieux la Cross Review à seulement 39/40 pour Mario (qui a quand même droit à 18 pages cette semaine). Tandis qu’on apprend dans ce numéro que Famitsu sortira un guide officiel Deep Strange Journey courant novembre. Les choses sont bien faites ! (cliquez pour agrandir, bis)


#59

Ca ne répondra peut-être pas à ta question, mais Ubi Japan avait présenté cette couverture il y a 8 jours, couv’ réalisée par Tatsuya Yoshikawa, ancien de Capcom surtout connu pour son taf sur Breath of Fire. Il avait déjà réalisé une illustration officielle il y a 5 ans pour AssCreed 3, elle-même utilisée en couv’ de Dengeki Playstation.
D’ailleurs je me demande comment est perçue la licence au Japon. Ubi avait fait appel à une partie du gratin local en 2012 pour réaliser une expo dédiée à la série.


#60

Oh ! J’avais loupé ça, merci. Vu le timing, c’est sans doute une initiative d’Ubi Japon liée à leur récent évènement UbiDay, une mini-convention visant la presse, les détaillants comme GamesMaya et les core gamers japonais. Ubi est bien vu chez la niche de joueurs qu’ils touchent, une génération qui s’est radicalisée avec la Xbox 360 vers la fin du lycée et possède une PS4 maintenant qu’ils sont dans la vie active. Ubi fournit notamment un gros effort de localisation et de promotion, que ce soit avec cet UbiDay ou le désormais traditionnel numéro récapitulatif estival des annonces d’Ubi dans Famitsu ; un numéro qui doit bien occuper 40-50 pages chaque année, et sort environ trois semaines après l’E3, le temps de laisser les grosses annonces japonaises passer en priorité. Et la qualité de fabrication généralement excellente des produits dérivés AssCreed ne doit pas passer inaperçu dans un pays tâtillon sur les goodies ; Ubi a même son propre magasin chez Ebten, la branche shopping en ligne de Famitsu et Kadokawa, ce qui ne doit rien gâcher à leurs relations.

Je n’ai pas les chiffres sous les yeux mais les ventes de la série AssCreed ne sont, de mémoire, pas fo-folles par rapport au budget de loc des jeux et aux efforts mentionnés ci-dessus ; je pense par contre que la série tourne bien en occasion vu le profil du public, et que ce public consomme à la fois les DLC et certains produits dérivés. Ubi Japon a aussi réussi quelques jolis coups comme Rainbow Six Siege, donc la courbe de ventes ne correspond pas du tout à un jeu PlayStation traditionnel puisqu’il a continué de se vendre sur la longueur après un départ poussif, au point que Famitsu avait quelques mois plus tard sorti une enquête intéressante sur le profil d’utilisateur et les ventes hebdomadaires du jeu au Japon.

Si l’on élargit la discussion à l’ensemble des IPs Ubisoft, leur plus gros succès local est évidemment le premier Just Dance Wii édité par Nintendo, sorti pile poil à la convergence des phénomènes Wii et AKB48, même s’il est désormais menacé par la sortie prochaine de Mario + Rabbids, également édité par Nintendo au Japon.