ALL ABOUT les bouquins de jeux vidéo


#81

J’aimerais bien trouver en bonne qualité cette illustration de l’épisode Disk System annulé, a priori réalisée par Haruhiko Mikimoto (mais je doute fort que SquEnix rattache ce jeu à la série) :

En illustrations moins courantes, Kugatsu Hime (Monster Maker) avait illustré des cartes postales pour l’épisode Game Boy, tout comme son mari Hitoshi Yoneda (dont certaines illustrations ont été reprises dans l’AST du jeu) :

Et en encore moins courant, le magazine Hippon Super avait commandé quelques illustrations à des guests, dont Hitoshi Yoneda, Yoshimiru (Metal Slader Glory) ou encore Mila Aizawa pour son numéro de juillet 93.

Et pour finir sur Seiken Densetsu, Shinichiro Okaniwa, graphiste sur Seiken Densetsu 2, Chrono Trigger, FF9, Parasite Eve ou encore Saga Frontier, poste régulièrement certains des sprites / décors qu’il a designés.


#82

J’ai acheté Art of Mana ; il est irréprochable dans son genre “compilation intégrale des artworks officiels”, il y a même les artworks des obscurs épisodes iMode ou de la collabo avec Lord of Vermillon. Y a du matos de recherche sur les épisodes plus récents (et quand je dis “récents”, y a des roughs de Legend of Mana qui fête ses 20 ans l’année prochaine quand même) donc je suppose qu’ils n’ont tout simplement pas retrouvé de documents pour les jeux plus anciens. La très grande majorité des commentaires sont par les artistes eux-mêmes, sinon. Il y a même un index très pratique à la fin pour les retrouver. Aucun dessin de Yoneda ni de la version Famicom, par contre.


#83

J’y jetterai un oeil à l’occasion. Yuuki avait sorti un dōjin sur Seiken 3 avec pas mal de croquis et illustrations réalisés pour le jeu.

Sortie prévue le 24 mars pour le traditionnel livre anniversaire de Street Fighter intitulé Street Fighter Memorial Archive: Beyond the World et qui devrait comporter des interviews, des documents de design et des illustrations d’une vingtaine d’artistes (dont certaines ont peut-être déjà fait une apparition dans Street Fighter V Arcade Edition).

Je ne parcours pas trop les forums de GK mais certains éditeurs interviennent parfois dans les threads dédiés à leur maison d’édition, notamment Florent Gorge qui malheureusement confirme ce que je pensais :

sauce


#84

Après sans vouloir pointer certaines publications, il y en a des vraiment indignes. Je me suis fait avoir une ou deux fois et maintenant je suis extrêmement échaudé.


#85

Uh wait what, Funamizu a encore changé de studio ? J’avais même pas fait gaffe. Kenzo en interview à la fin du bouquin, c’est la classe.

C’est-à-dire ? Que les ventes de bouquins de JV se tassent considérablement ? C’est dommage pour les sujets de niche mais, comme le sous-entend Fursac ci-dessus, ce n’est pas forcément un mal que le public devienne plus exigeant et méfiant. Pour reprendre l’exemple de Flo, par exemple, un bouquin sur Takahashi Meijin aurait probablement besoin d’être bien plus costaud en 2017 qu’en 2007 pour se vendre un minimum.

Je ne sais pas si Oscar est content des ventes du bouquin Zelda qui était sorti à la Japan Expo (2016? 2017?) mais je crois que Kamui avait plutôt des échos positifs sur les ventes de son livre. Mais Zelda et le “JRPG” ne sont évidemment pas forcément les sujets les plus obscurs ou intimidants auprès du public francophone.


#86

La bio de Takahashi Meijin n’était clairement pas parfaite et est l’un des trucs les plus obscurs sortis en France, mais je pense que quitte à choisir entre un livre sur un sujet connu et une curiosité, le lecteur aura plutôt tendance à aller vers le sujet connu, indépendamment de la qualité de l’ouvrage. Avant que l’offre portant sur des sujets connus ne devienne pléthorique, il pouvait se laisser tenter par un sujet plus pointu ou obscur. C’est une évolution assez logique, notamment du fait du nombre d’acteurs présents sur ce marché, mais un peu dommage pour les sujets de niche.
Je comprends parfaitement que les éditeurs se concentrent sur ce qui marche le mieux, mais je regrette que certains aient décidé de tirer toutes les grosses cartouches d’un coup, plutôt que d’alterner entre sujet grand public et sujet moins porteur. Ca ne laisse plus beaucoup de place à ces derniers.


#87

Je ne vous apprends rien je pense, mais de manière générale il y a un problème de surproduction dans l’édition en France, et les titres de qualité se retrouvent noyés au milieu de trucs moins bien, pour ce genre de ‘beaux livres’ mais aussi pour la BD et toutes sortes d’autres choses. On se demande aussi comment les bouquins académiques continuent d’être publiés/écrits… Alors c’est bien que plein de choses sortent, mais si ça doit tuer l’édition (ou l’édition de qualité) à terme, hum…

C’est vrai que certains bouquins manquent un peu de rigueur et auraient peut-être été plus adaptés à un format web ou fanzine (?). J’en ai feuilleté quelques-uns qui ressemblaient vraiment à des posts de forum imprimés (et encore, c’est peu flatteur pour les forums).

Et on en parlait au sujet du livre de John Sc… Sz… Szc… ce mec, il faut aussi (malheureusement ?) être capable de proposer un truc un minimum vendeur. Si je devais développer un projet genre “Takahashi meijin”, j’essayerais de faire “Miyamoto + un autre mec connu + Takahashi : la bio de 3 grands noms qui ont changé l’histoire du JV” ou je sais pas (?).
(Je dis ça en n’ayant pas lu ni feuilleté le bouquin en question, je ne critique pas et parle juste de l’approche “commerciale”)


#88

En fait, c’était le concept de la collection il le semble ; un bouquin sur Ancel, Yokoi et le gars de Double Dragon / Road Avenger ont suivi. Je ne sais pas si le récent bouquin sur le papa de Space Invaders Tomohiro Nishikado fait officiellement partie de la même collection mais je suppose que le message de Flo sous-entend qu’il est déçu des ventes de celui-ci vis-à-vis des efforts fournis.

Sinon j’ai plutôt un bon souvenir du bouquin sur Takahashi Meijin ; c’était une comparaison théorique d’avantage qu’une critique. Mais je pense en effet qu’il aurait aujourd’hui besoin de rendre le format plus sexy (élargir le sujet au Japon des années Famicom, axer le truc sur “ils sont fous ces Japonais” etc.).


#89

La bio de Nishikado est sortie chez Omake. Celle de Takahashi Meijin reste plaisante à lire, mais certains points auraient pu être creusés, tandis que d’autres ne parleront pas forcément à beaucoup de personnes.
J’aurais un reproche à formuler à l’encontre des bio éditées par Pix et Omake, c’est qu’on s’en tient généralement au point de vue du principal concerné. Les auteurs ne cherchent pas ou peu à confronter les souvenirs ou les versions des faits de leur sujet avec ceux des collègues de ce dernier.

En parlant de

le volume 3 de The Untold History of Japanese Game Developers vient de sortir.


#90

Oh ! Le contenu brut a l’air top comme d’hab mais j’espère qu’il a précisé de quelle époque date chaque entretien car des enregistrements qui seraient éventuellement issus de son premier voyage ne seraient plus de toute première fraîcheur.

C’est juste.


#91

Sortie le 14 mars d’Indie Games, livre écrit par Bounthavy Suvilay (IG Mag, Animeland, Kameha) que je me prendrai probablement une fois que j’aurai fini reçu mon exemplaire d’Untold History 3.

J’ai pu feuilleter l’artbook de Seiken Densetsu. Dommage effectivement que les premiers jeux de la série ne soient pas davantage couverts - j’ai déjà vu passer des croquis et concept art du 1 et du 3 - mais je salue la présence des photos des personnages en pâte à modeler créés pour le 2e épisode.


#92

Untold History 3

Moi qui me suis récemment Bolshoi Russian Suplexé le dos lorsqu’il a fallu déménager mes 2900Kg de livres, j’étais assez intéressé par la version démat. La récente lettre aux backers m’a calmé.

En dehors du ton parfois un peu trop rageux du propos, je comprends néanmois l’aigreur de l’auteur.


#93

Il me semble que le 1er volume n’était à la base disponible qu’en physique. Je ne sais pas si le livre s’est vendu sur la durée, mais pour un objet de niche de ce type, l’essentiel des ventes s’est probablement fait dans les premières semaines. C’est pas exactement le genre de bouquin que t’achètes par hasard et l’essentiel du public visé était probablement déjà au courant de sa sortie avant même qu’il soit mis en vente.


#94

La couv du 3 est immonde.

Vous recommencez les précédents du coup ?


#95

Dur à dire. Il y a un travail énorme que je salue mais c’est déjà presque trop niche pour moi, du moi dans cette forme. Je crois que j’aurai préféré des articles plus synthétiques plutôt que des 36 transcriptions fleuves listant trop de micro-détails que j’ai déjà oubliés. Ce sont vraiment des bouquins hardcore.

Les backers avaient reçu un double DVD avec le premier tome, comprenant des extraits d’interviews, des visites de studios ou des anciens locaux de Hudson = ce fut ma partie préférée de l’œuvre :]

Néanmoins, le bouquin a poppé dans un moment où le boulot accaparait tout mon temps de cerveau. Je lui redonnerai sa chance prochainement, maintenant que je suis moins légumineux.


#96

Plutôt, oui (et 2017). Mais comme tu dis, c’est Zelda, ça aide.
Perso je pense que débuter avec des trucs grands publics pour se faire connaître puis tenter d’aller vers la niche est une bonne option, mais plutôt à un niveau d’auteur que d’éditeur. J’ai par exemple un projet de livre sur l’histoire du marché japonais d’un point de vue commercial, bon c’est un truc bien de niche, donc j’espère d’abord me faire connaître avec des projets plus vendeurs. Après je dis ça mais, certes, Nishikado c’est Flo qui est quand même bien connu et pourtant ça ne (visiblement) marche pas, mais d’un autre côté, Dragon Quest de Kamui s’est visiblement bien vendu et DQ en France ça me paraît pas être un super filon, je suis persuadé que le succès vient surtout de la popularité de Kamui plus que de la licence, là.


#97

Reçu mon exemplaire lundi, j’en ai lu un tiers mais peux d’ores et déjà répondre à l’une des interrogations de Chaz : à l’exception de l’interview de Naosuke Arai (Technosoft) réalisée il y a quelques mois et de traductions/retranscriptions de vieilles interviews, tous les entretiens datent de 2013.
C’est toujours aussi fouillis qu’intéressant, mais si la quote postée par Kanu plus haut vous fait lever les yeux, je vous recommande d’éviter de lire l’avant-propos.

Pour répondre à Ono, si t’arrives à passer outre la mise en page atroce, les interviews non éditées, les digressions sur le saké ou la bière servie lors des entretiens, les échanges de cadeaux (en gros, tout ce qui d’habitude reste en off), l’excès d’enthousiasme pour des jeux annulés ou franchement pas terribles et que tu as la curiosité de t’intéresser à des jeux que tu ne connais pas, tu peux y aller.

Et pour en revenir à une réflexion précédente au sujet de l’accessibilité des interviews de développeurs japonais et des limites du travail en solitaire, le mec de Shmuplations s’est décidé à bosser en équipe et à accepter les contributions extérieures.


#98

Merci ça donne pas envie :smiley:


#99

Je pense que DQ est une série qui suscite plus de curiosité (avec toutes les “légendes” autour de la série et ses grands noms), qui a plus d’actu, et puis la série marche assez bien en France. Il a sans doute eu un meilleur bouche-à-oreille et une bonne couverture médiatique aussi.

Pour le bouquin sur Nishikado, j’ai l’impression que la couv a peut-être eu du mal à ‘accrocher’ visuellement le lecteur, je me demande si un plus gros Invader n’aurait pas mieux fonctionné (mais peut-être pas possible ?). Bon, après c’est juste mon ressenti et bien sûr c’est facile de dire ça sans sans connaître le processus ou les impératifs.

Je me demande quels volumes sont considérés comme des bonnes ventes pour des éditeurs comme Third, et à quel seuil sont leurs marges…


#100

Vos deux commentaires ne sont pas incompatibles : nul doute qu’un bouquin de Kamui (surtout si c’est le premier) intéresse de facto bien plus de monde qu’un bouquin sur DQ balancé random dans le commerce par un des quinze micro-acteurs de l’édition spécialisé dans les livres de jeux vidéo, mais je pense en effet que les gens ont bien plus envie de lire Kamui traiter de DQ que de Langrisser, par exemple.

D’un point de vue purement commercial, je me pose la même question qu’avec le bouquin de Szczepaniak : n’aurais-tu pas quoi qu’il arrive intérêt à vendre chaque chapitre (ou un digéré de leur contenu) séparément vers un site genre GK, puis vendre la compilation en bouquin pour la niche que cela intéresse ?

Je pense que la plus importante leçon de Untold History est que cela n’avait pas besoin d’être un bouquin et aurait très bien pu servir de base à une collection d’articles vendus à un tiers et/ou en accès libre sur son site pour faire sa promo, et seulement ensuite vendre le recueil de ces pré-publications.

Par exemple, cela poserait sans doute des problèmes de droits car le matos d’origine est la propriété d’autrui mais je suis sûr que Shmuplations trouverait un public à peu près équivalent pour acheter un recueil de ses traductions déjà faites.