[ Arts Martiaux ] Le topic des mecs qui ont leur permis


#141

Pour être tout à fait précis, je conçois parfaitement que l’on puisse rechercher la beauté dans une pratique, à partir du moment où cette recherche ne voile pas la face du pratiquant, car ça peut le mettre en danger. Après ça, chacun fait bien ce qu’il veut, de toute façon en temps de paix il faut bien se fixer de nouveaux objectifs.

L’être humain ayant d’excellentes capacités d’adaptation, formater son corps pour faire une tache précise ne demande finalement que du temps. La pertinence d’un geste en revanche, mérite d’être régulièrement remise en question, contrairement à l’artisanat classique, la “matière” qu’un combattant manipule évolue avec le temps, les époques et les morphologies.

C’est la raison pour laquelle je refuse désormais de perdre mon temps à travailler des katas et des taos, je préfère passer ce temps à confronter ces mêmes mouvements théoriques à de véritables (et surtout multiples) agresseurs en combat libre, c’est le seul moyen de vérifier si l’on a véritablement assimilé un “concept” et pas seulement la position n°36. Une position ne fonctionne qu’avec certains adversaires, un concept est censé fonctionner avec tout le monde. Un angle précis n’est qu’une indication, un point de départ, il est important de savoir s’en détacher quand c’est nécessaire. Encore faut-il avoir la liberté de l’esprit de pouvoir le faire ! Si une école impose un angle précis pour respecter la vision de Sensei-O (le grand maître du café), les élèves mettront beaucoup plus de temps à s’adapter au chaos de la vie.


#142

Réduire la maîtrise de son corps à un simple grind me semble un peu réducteur. Au delà de la répétition, ça demande une rigueur d’entraînement ou en tout cas une volonté assez forte pour vouloir pratiquer encore et toujours jusqu’à obtenir la forme la meilleure possible. J’espère que l’analogie n’est pas trop foireuse mais je préfère m’extasier celui où celle qui finit Through Fire and Flame en expert à 100%, ou un patineur-euse exécutant sa chorégraphie à la perfection plutôt de penser qu’il n’a juste grindé l’entraînement comme un porc.

Cela dit, ce que tu dis sur la pertinence est très… Pertinent.

C’est peut-être alors un problème d’enseignement que tu as eu, parce qu’il me semble, en tout cas lorsque je faisais du karate, que c’est précisément ce qu’un kata doit être.

C’est un aide mémoire et/ou un sujet d’étude qu’on peut décomposer en bunkai (applications) qui peuvent varier et adapté à l’envi. Je me souviens assez distinctement d’exercice régulier ou on devait trouver l’application par soi-même puis le présenter au reste du groupe. Le groupe de travail comprenant aussi bien des gros gabarit que des petites tailles, la différence d’efficacité des applications suivant les personnes devenait rapidement explicite.

Après ce dont tu pourrais plus volontiers critiquer c’est l’intensité et la compliance avec laquelle ces techniques sont testées. C’est souvent trop laxe comparé à un combat réel, et là les raisons peuvent être multiples et pas forcément lié à l’art martial en lui-même.


#143

Alors dans ce cas tous les clubs que j’ai visité l’ont dévoyé, car on te corrige dès que tu sors un tantinet de la route (parce qu’il faut faire comme les anciens). Et c’est pire pour ceux qui font du kata artistique, même si dans ce cas précis les juges et les pratiquants ont signé le même contrat tacite.

Alors ça c’est cool :smiley: Mais pas commun, jamais vu, tu as eu de la chance.

Absolument, même mon club de Systema actuel (qui a énormément fait avancer ma réflexion sur le sujet) est victime de ce problème : comment arriver à rester “vrai” sans perdre des élèves, et donc des financements. Ce qui m’amène au sujet suivant qui, je l’espère, sera traité dans votre série : le problème de l’argent dans les arts martiaux.

Je ne sais pas à quel point le monde du Judo est touché par ce problème, mais j’ai enchaîné les arts martiaux gangrenés par le fric, avec en points d’orgue le Wing Chun et aujourd’hui le Systema : quand tu dois payer toujours plus pour tes passages de grade, quand les professeurs doivent payer des “licences” s’ils désirent afficher fièrement leur lignage, quand les stages payants se multiplient au point de créer un déséquilibre entre ce que tu apprends en cours et ce “complément”, quand l’absence de niveaux dans le club nivelle ta progression logarithmiquement et t’oblige multiplier ces même stages pour retrouver la sensation de progresser, c’est qu’il y a un GROS problème.

J’ai toujours refusé de participer à tout ça, mais ça n’est pas sans conséquence, et cette année est la première année où je me demande si je renouvelle mon inscription la saison prochaine.

Totalement à l’opposé, j’entends parler de professeurs qui distillent leur enseignement gratuitement, la richesse de leur enseignement est forcément différente, les relations maîtres/élèves aussi. Sans aller dans cet extrême opposé (les professeurs doivent bien vivre), il faut trouver un équilibre.


#144

Je n’ai absolument pas mon permis (à part quelques médiocres années de judo dans ma jeunesse), mais c’est un paramètre important ça ? Je veux dire, tu t’entraînes sérieusement dans l’optique de combats de rue/agressions ? Je ne dis ça sans aucune malice, ça m’intéresse de savoir dans quelle mesure l’auto-défense a sa place dans les enseignements de nos jours, au delà des cours spécifiquement dédiés à cette part là. Ça t’est déjà arrivé par exemple de devoir te défendre en utilisant tes skills de martialiste ?

Encore une fois, aucune malice, juste de la curiosité :slight_smile:


#145

Pas de souci, je ne m’entraîne pas (que) dans cette optique, ça reviendrait à craindre constamment quelque chose qui (je me le souhaite) n’arrivera sans doute jamais. Cette crainte, au quotidien, est toxique et peut créer un déséquilibre psychologique qui attire certains pratiquants vers le côté obscure (on les retrouve généralement au MMA ou au Krav), je m’en tiens donc à l’écart sans pour autant la perdre de vue, car c’est ce qui différencie fondamentalement un art martial d’un sport lambda, l’oublier met le pratiquant en danger.

En passant, l’autre différence fondamentale par rapport aux autres sportifs, c’est que les martialistes qui ont eu la chance de ne pas encore avoir eu à se servir de leurs connaissances (théoriques donc) sont condamnés au doute. C’est comme avoir le code sans pour autant avoir le permis, et sans l’assurance de passer un jour l’examen final ! Mine de rien, il faut être prêt à l’accepter mentalement. Accepter de pratiquer toute une vie pour ne jamais avoir à se servir d’un pan entier de sa pratique, mais aussi (et surtout) être prêt à accepter l’échec en cas d’agression, car rien n’est jamais garanti même après plus de 20 ans d’expérience. C’est tout de même pas commun :slight_smile:

C’est pourquoi je ne pratique désormais que des arts martiaux qui ouvrent d’autres portes et qui servent au quotidien plutôt que dans une situation précise. Le Systema apprend à gérer le stress, la douleur et les contraintes physiques et mentales par la respiration, le déplacement et la dissociation des membres. C’est utile dans un combat bien entendu, mais pas seulement, ça sert aussi (et surtout au final) au quotidien : lors d’un effort physique, au travail, pendant un accident, une maladie, quand la vieillesse arrive, ça t’accompagne jusqu’à la mort (naturelle si possible) là où un sport de combat te lâche dès que ton corps plie face au temps et à la fougue jeunesse de ceux qui arrivent derrière à toute berzingue.


#146

C’est vraiment un délice ces vidéos, mais elles sont trop courtes ! Et grosse frustration sur la fin, ça méritait une démo :smiley:

J’enfonce une porte ouverte à base de mawashi mais la voix d’un orateur est très importante, et celle de ton prof, combinée a son langage corporel très particulier en font un personnage très attachant, il est parfait dans ce rôle.

Vous avez tout tourné d’un bloc ?


#147

Yep, tout d’un bloc pour cette série là.

On a également fait une autre session de tournage pour une deuxième et troisième séries de questions, on devrait pouvoir tenir un moment :slight_smile: (d’autant plus que notre processus d’élaboration des questions est en fait une sélection parmi une grosse liste brainstormée, et il y a plein d’autres choses qui nous intéresse).

À terme je ferais bien un compte-rendu / behind the scene, mais ça prends du temps (et puis… Zelda).

C’est plus facile de capter l’attention d’un spectateur si le format et est court, pour beaucoup, ça a la vocation d’être un point de départ à une discussion plus étendue (cf. cette page et la page précédente :slight_smile: ) plutôt qu’un gros exposé; et là mon honnêteté intellectuelle me pousserait à citer et chercher plein de sources sur tout ce qui est dit, ce qui rendrait l’exercice d’improvisation un peu plus hardu ("… oui mais en fait vous vous êtes planté là").

Oui T_T . Mais notre dojo est chiant pour filmer proprement des techniques T_T .

Cela dit, je me méfie quand même sur ce que dit Bernard* sur ce point là; je trouve que trois mois c’est relativement court pour saisir un art martial (mais c’est une période de sa vie que je ne connais pas; des trucs à discuter autour d’une bière).

*il s’appelle Bernard, ça ne le gène pas qu’on l’appelle par Bernard, tous les gens du dojo l’appellent Bernard


#148

ET C’EST BIEN, l’autre chose que je ne supporte plus désormais et qui me rend incompatible avec beaucoup de dojos c’est le formalisme à outrance : saluer la salle/tatamis en entrant/sortant, se tenir droit devant le prof, ne pas boire sans son accord etc etc… ce formalisme est super important pour les gens en manque d’autorité qui ont besoin d’être cadré pour diverses raisons (parce qu’ils sont trop jeune ou que leur famille n’a jamais pu remplir ce rôle), mais une fois que tu es un adulte responsable c’est plus pénible qu’autre chose.

Sur ce point précis les russes sont particuliers, ils s’en foutent :smiley: Il n’y a aucun formalisme au Systema. Au début ça surprend mais c’est rapidement très reposant et difficile de revenir en arrière : pas de tenue obligatoire, pas de salut traditionnel, pas de photo à saluer sur un mur, on se tutoie tous (le prof est aussi appelé par son prénom), il y a une liberté totale de comportement en complet raccord avec le core concept du système qui prône la relaxion en toute circonstance. Quand le prof fait une démo, les gens sont dans la position qu’ils veulent, certains sont même couchés par terre, les nouveaux sont parfois surpris :smiley: Mais tout le monde est concentré sur l’enseignement et l’autorité naturelle du prof (encore une histoire de voix) fait le reste.

En tout cas ça donne envie de boire des bières avec ton prof.

J’ai un autre truc à dire mais je reprends le taf là, je complète ça un peu plus tard.


#149

Oui.

Toutefois, je trouve certains formalismes utiles et sains, même entres adultes consentants. En particulier, le reishiki (toute l’étiquette et les cérémonials de salut, envers la salle, les ancêtres, les enseignants, nous-mêmes) me permet d’entrer plus facilement dans un état d’esprit propre à la pratique (changer du “moi-tous-les-jours” en “moi-budoka”). Je n’ai jamais vraiment creusé la question de savoir s’il ne faudrait pas avoir cet état d’esprit tout le temps, mais, de façon très pratique, les saluts et la révérence qu’on a pour le lieu et l’instant de la pratique permet de couper de façon élégante les discussions de vestiaires (… parce que sinon je peux tenir un moment sur le lore de Star Wars, et ces derniers temps je suis en mode Zelda BotW == Jesus).

Et dans le cas particulier de l’iaido, la révérence qu’on fait aux armes ne me fait pas oublier que c’est un machin qui tue très facilement. C’est sans doute exagéré lorsque l’on pratique avec le bokken (sabre en bois) et iaito (sabre zinc-alu); mais je préfère prendre toutes mes précautions lorsque je sors le katana.

Mais tu as raisons de dire que le formalisme juste pour le formalisme (les traditions juste pour les traditions) c’est… dommage.

Deux articles d’un mec que j’apprécie à ce sujet [1] [2].


#150

Don’t call me sensei…

:smiley: on a eu le cas au club, un nouveau refermé sur lui même qui n’arrivait pas à tutoyer le prof alors que tout le monde le faisait, et qui passait son temps à baisser les yeux et à l’appeler “professeur”, ça lui a duré un bon moment avant qu’il commence à se détendre, chacun vient avec son baluchon…

Sinon quand je parlais d’absence de formalisme, ça ne veut pas dire non plus que c’est le bordel pendant les cours, on se sert la main dès qu’on change de partenaire et dès que ça commence à parler un peu trop fort dans les coins il suffit d’un regard du prof pour calmer la situation mais j’ai été surpris de constater que sans règle les gens se régulaient d’eux même, de toute façon ils sont là pour apprendre, donc dès que ça commence tout le monde est dedans.

Pas très loin à côté du formalisme je m’intéresse également beaucoup aux problématiques liées aux rapports de domination entre le professeur et les élèves, d’autant plus qu’ici ils sont tout autant physiques que mentaux. J’ai une pensée toute particulière pour les éternels uke condamnés à subir sans pouvoir réagir, avec l’intensité des coups qui augmente au fur et à mesure de leur ancienneté :smiley: Personne n’ose vraiment pousser le professeur dans ses retranchements car tout le monde sait qu’il cherchera à reprendre l’ascendant tout de suite derrière, ça implique une auto censure un peu étrange.


#151

Yep, et moi j’admirais certains aspect formalisme parce que d’une certaine façon l’habit fait le moine (ou l’effet "c’est quand même plus la classe de jouer sur une vraie Astrocity qu’avec un Supergun).

Ça me paraît être une excellente thématique, je prends note pour une future question :slight_smile: .

Tu me pousses encore à linker le blog de Muramoto, où il parle du rôle de l’uke dans l’enseignement (pas forcément du uke de l’enseignant).


#152

Tu ne crois pas si bien dire, quand je faisais du Wushu j’avais remarqué que la qualité du kimono (j’ai oublié le nom chinois) influait énormément sur la qualité de mes taos. Je me souviens notamment d’un kimono en soie que l’on m’avait prêté pour une compétition qui était d’une tel douceur et d’une tel légèreté que j’avais pu exprimer beaucoup plus de choses corporellement… qu’en slip. Tu as déjà essayé de faire des mouvements en slip ? C’est ridicule, tu le sait, ton corps aussi, il te le fait payer.


#153

Suffragettes et jujitsu


#154

Le dernier est tellement bon :smiley:


#155

Après les mots le choc des photos démos.

https://www.youtube.com/watch?v=wb2ZEqEWoRU

En ce qui me concerne, ce type est actuellement tout en haut du game au Systema. Je n’ai encore vu personne aussi rapide, précis, fluide et inventif que Vasiliev. Dommage que son école soit à Toronto (regardez à la toute fin)


#156

Quels sont les éléments qui te paraissent plus fluide/inventif/précis/plusmieuxbiencool que la médianne dans le systema ?


Le chouchou chez nous serait Shoji Nishio (bio par le meilleur historien d’aikido qu’il existe). Il est essentiellement connu pour être un aikidoka, mais à pratiqué à peu tout ce qui me parait majeur au pays du soleil levant à l’époque (du coup il a des notions de karateka, judoka, iaidoka et jodoka). Il a d’ailleurs beaucoup intégré ces arts-ci à sa pratique de l’aikido, et comme le dit de façon plus éloquente Stanley Pralin dans la bio linké plus haut:

Du

il pourrait répondre (très grossièrement, voire même trompeusement parce que mal pris j’ai pas l’impression que c’est dans l’esprit de l’aikido): “Punch first”.
https://youtu.be/7pIut5rFeo4?t=2m30s
(vidéo longue, mais j’ai mis un skip à un endroit représentatif)

Je devrais regarder sans doute plus de vidéo de pratiquants ou de gens notable en arts martiaux, mais de ce que vois de sa pratique du sabre, sa douceur toute aikidokienne combiné à une vitesse et précision impitoyable me laisse admiratif.


(pareil)

En tout cas il a une grande influence sur le type de pratique qu’on fait dans notre dojo. Par contre, il est mort en 2005 :S .


Sinon il y a Kuroda Tetsuzan qui maîtrise l’art de la téléportation du sabre

Ici dans une sorte d’échange libre:
https://www.youtube.com/watch?v=uU0k3nwe32c

Ou là sur un kata de kenjutsu:

Et même dans un kata plus formel au sabre
https://youtu.be/JUPYOyAx7E4?t=1m52s


#157

Pour expliquer ça il faut d’abord que j’explique ceci : ce qui différencie le Systema des arts-martiaux traditionnels c’est l’absence de technique à proprement parler. Par absence de technique, j’entends rien que l’on puisse appeler par un nom spécifique comme “mawashi geri” par exemple, au systema les techniques sont remplacées par des concepts. L’avantage d’un concept, par rapport à une technique, c’est qu’il est censé fonctionner dans toutes les circonstances, là où une technique aura une application assez stricte et normée. Un concept implique une ligne directrice fondamentale, mais on laisse au pratiquant le soin de choisir (et/ou de trouver) le chemin pour y arriver.

Très concrètement, ça signifie qu’au Systema on ne t’apprend pas une command list particulière mais un comportement et une feuille de route.

Cette absence de command list pose d’ailleurs plus de problème aux pratiquants d’arts-martiaux qu’aux débutants complets qui ont l’avantage d’être une feuille vierge. La difficulté, ici, et j’arrive à ce que je voulais expliquer, c’est d’arriver à créer sa propre grammaire, et d’être assez inventif pour ne pas toujours faire la même chose.

Vasiliev a (et là c’est mon avis personnel) ce naturel que beaucoup d’autres professeurs n’ont pas. Il a surtout un “vocabulaire” extrêmement varié qui lui permet de gérer n’importe quel situation en improvisant, sans se reposer sur des techniques particulières. Qu’il connait hein, et qu’il applique d’ailleurs, mais toujours de manière différente pour s’adapter à la situation.

C’est particulièrement parlant lors du travail avec multiples agresseurs, où ton nombre de frame pour prendre une décision est réduit au minimum. Les concepts principaux ici sont assez basiques : utiliser ce que donne un adversaire pour le renvoyer sur l’autre et ne jamais se retrouver au milieu. Mais après il faut combler les trous, et pour le faire comme lui, il faut non seulement avoir un bon vocabulaire mais également être souple et fluide, ce que l’on est bien entendu pas du tout dans cette situation.


#158

World Taekwondo Federation changes name because WTF acronym is embarrassing


#159

Comment sont fait les sabres d’entraînement ?
https://www.youtube.com/watch?v=137PcYcs0VM

C’est fait par les gens de Seido et je suis fan de leur boutique et de leur démarche. Grosso-modo c’est des expat’ français pratiquant divers budo (leur fondateur est un aikidoka assidu), et ils cherchent à travailler au plus avec des artisans japonais, et ils documentent une partie de leur rencontre dans leur blog.


#160

ça c’est fait

Lutteur de MMA contre maître du tai-chi […] le combat, qui eut lieu à la fin d’avril dans la ville de Chengdu, dura à peine plus de dix secondes

https://www.youtube.com/watch?v=V6RrxTBdJs4

Bon, il ne faut pas oublier que l’issue de ces combats dépend beaucoup plus du niveau personnel de chaque participant que du style pratiqué, mais si ça permet à certains de redescendre de leur nuage…