[ Audiophile sur les bords ] Casques audio - Lecteur MP3 - DAC...


#61

Sans aller jusqu’au FLAC (ou n’importe quel autre format lossless), faut bien reconnaître que le MP3 ne présente strictement plus d’intérêt. L’AAC (ou le Vorbis pour les possesseurs de matos Cowon ou Android) est maintenant supporté partout, et le défonce littéralement à bitrate égal, ce qui veut dire économie pour ta discothèque (sauf pour les utilisateurs d’iTunes, obligés de se farder du 256 kbps pour rien). Et le seul avantage qui restait au MP3, l’économie de conso sur le décodage, est marginalisé par les progrès réalisés sur les batteries récentes.
Du coup oui, c’est chiant de se refaire une discothèque comme il faut, mais c’est pour le bien de tes oreilles :D.


#62

Parfaitement. :meuh:

J’ai d’ailleurs commencé le processus mais, cette fois, j’anticipe le futur et tape dans le lossless de manière quasi-systématique.
Mon Cowon n’est qu’un 160Go mais il est muni de batteries de fou furieux.

Dommage par contre que RockBox ne tourne pas (encore) sur mon modèle, impossible de me servir des cue sheets pour les albums en seul .flac.
Je sens que je vais être obligé de faire ça moi-même sur EAC.


#63

Tu dois avoir des outils pour découper les flac en plusieurs fichiers à partir du fichier cue.


#64

C’est faisable directement sous Foobar.
(à n’effectuer qu’au moment du transfert, afin de garder le FLAC unique en archivage)


#65

Effectivement, ça se fait quasi-instantanément en plus.
Par contre, dur de le deviner, la fonction “convert” ne semble accessible qu’en contextuel après clic-droit sur les pistes. Je n’aurais jamais trouvé.

Boulette je t’aime
Boulette je t’aime


#66

Umpfh, je déterre : Papa nowel est passé un peu avant l’heure et j’ai reçu mon AKG 701 acheté chez Thomann, déjà c’est énorme la différence et comme Kanu je ravale le fiel déversé sur les ayatollahs du FLAC après avoir essayé…

Mais j’ai entendu parler de rodage des casques ? Boulette fait quelque chose je suis perdu avec les résultats google !!!


#67

Ah tiens, j’ai (encore) changé de casque, cette fois pour de bon.
J’ai troqué l’underground EC602 dont je parle plus haut (trop froid-monitoring, trop inconfortable) pour un Beyerdynamics DT-770 Pro 80Ω.

Parfait amour depuis deux mois : son rond et précis, isolation efficace, petit coussinets moelleux parfaits pour l’hiver et look anticonformiste je travaille chez Europe 1 en prime.

Veinard, il a l’air parfait pour un usage audiophile domestique.
Les Numériques en avait fait l’éloge à sa sortie.


#68

Veinard c’est clair j’ai testé avec Confortably Numb et Epitath en MP3 et pour voir ensuite en FLAC… Au risque de passer pour un con : j’ai pleuré, vraiment, tellement c’était bon (no quote on this please)

J’ai toujours cru que c’était too much le prix de ce type de casque (180€ dans ce cas) mais comme pour les enceintes de qualité tant que tu n’y a pas gouté tu peux pas test (no quote as well sorry) c’est mon dépucelage auditif en solo et putain pourquoi avoir attendu aussi longtemps :blush: (non toujours pas :bouh:)

Par contre je réitère : un avis et/ou une technique sur le rodage des casques ? vous faites quoi avec les votre (hum, non Ono, toujours pas)


#69

J’ai un peu tout entendu sur le rodage des casques et je me demande si ce n’est pas en grande partie fantasmé.

Le mieux, c’est peut-être d’écouter quelques heures dessus le maximum de sons variés (Cannibal Corps, Michel Sardou, Huun Huur Tu…) histoire de faire vibrer les membranes. Sinon, comme pour les enceintes, tu peux balancer des albums spécifiquement conçus pour ou du bruit rose (intensité constante par octave).


#70

Comme tu dis, j’ai tellement lu tout et son contraire sur le sujet également (comme pour les batteries… la nutrition… et autres…) que je n’irai pas m’avancer sur une façon de faire plutôt qu’une autre, quand bien même elle serait mienne, afin d’éviter de subir les foudres de reac se réveillant alors (enfin moins de risque sur ce sujet ;)).
Mais ce qui préconise Kanu est également ce qui me paraitrait le plus viable.


#71

Après, le plus long rôdage, c’est celui de tes oreilles qui vont progressivement s’habituer au son de ce casque. D’ici quelques dizaines d’heures, ça devrait être encore plus jouissif…


#72

Vous savez ce que vaut le Marshall Major ?
Il a l’avantage d’avoir un micro intégré, j’ai l’impression que ça reste assez rare…


#73

Oh non, maintenant c’est de plus en plus répandu. Perso, je n’aime pas du tout le Marshall. Trop bright, pas très agréable j’ai trouvé.


#74

Je l’avais essayé brièvement à la Fnac et j’en garde le souvenir d’un truc avec des méga-basses écrasant tout, syndrome Koss à tous les étages. Mais je confonds peut être.


#75

Je l’ai trouvé tellement inconfortable (bien trop serré, un enfer) que je l’ai rendu le lendemain de mon achat. Sur le Net, pas mal de personnes se sont plaintes du même problème, mais c’est peut-être à cause de mes oreilles légèrement protubérantes ^^ Par ailleurs, j’ai l’impression que pour 100 euros, on peut trouver des casques de bien meilleure qualité… (si vous avez une idée, chuis preneur)


#76

J’ai les Plattan UrbanEars, qui pour moi sont parfaits.

Design no logo, très bon son je trouve, légers mais convenablement couvrants, avec micro+fonctions iPhone/Android intégrées, sur un câble en fil tressé et pas plastoc, pour 60€ : j’ai fait mon tour de France en décapotable avec, et dans ces conditions assez extrêmes (j’ai parfois frôlé le 100 Km/h -woohoo!- donc pas mal de vent…), ce casque s’est parfaitement comporté => tout bien pour ma part :slight_smile:

Et pour la petite histoire, le distributeur* de UrbanEar est cool : ils m’ont justement rajouté par erreur le Marshall Major!
Quand je leur ai fait part de leur cadeau pas prévu du tout, ils m’ont dit de le garder, la classe :slight_smile:

Donc 2 casques pour pour 60€ + 6€ de livraison = NICE!

* Je me demande même si ce ne sont pas les mêmes fabricants derrière.


#77

Merci pour les retour :meuh:
No go donc.


#78

Avant de sombrer définitivement dans la folie, je dois vous conter ma triste histoire…
Une histoire banale, celle d’une addiction qui pousse à dépenser toujours plus, pour un profit toujours moindre… la malédiction des rendements décroissants.

Tout a commencé par des sons diffus sur une piste de métal, que je ne parvenais pas à cerner avec le petit Koss portapro que j’utilise maintenant depuis quatre ans…


…Aujourd’hui, les décibels me cernent, les ohms m’oppressent et quand je ferme les yeux, je voix des courbes de réponse en hertz, des taux d’échantillonnage ÷ mode de transport des données, des serpents de câbles en pur argent OCC maillés d’or, et mon pire cauchemar est le jitter qui m’assaille au détour d’un vinyle réencodé en 24/192…

…Aujourd’hui, au bout du rouleau et aux tréfonds de mon compte en banque, j’ai déchiffré le message terrifiant que composait la cacophonie imperceptible sur le morceau maudit qui avait tout déclenché…

Spoiler

“DÉPENSE PLUUUUUS!!! PLUUUUUUSSS!!!”

Bref, maintenant que j’entrevois le bout de la route, je me suis dit qu’un petit guide pour les amateurs cherchant à acquérir un bon casque hi-fi pourrait peut-être servir, du moins leur éviter de faire la même bêtise que moi (à savoir acheter plein de matos au petit bonheur pour trouver le son qui convient).

Je précise avant tout que je suis complètement néophyte, je ne connais rien ni à l’aspect technique du son/de la musique, ni à la physique/électronique, ni au domaine des casques hi-fi (j’ai une vague connaissance des installations home-cinema, c’est tout). On ne peut pas dire que ça commençait très fort…
Aussi, dans ce domaine plus qu’ailleurs, la subjectivité est reine: Si on peut mesurer facilement les performances mettons d’un écran plat ou d’un projecteur, c’est beaucoup moins évident dans le cas de la hi-fi où les goûts personnels dirigent l’appréciation du son. Dans cette logique, je suis complètement passé à côté de certains types de casques qui feraient sûrement le bonheur des utilisateurs du forum (par exemple, les petits casques fermés comme l’excellent Sennheiser HD 25-1 II, ou le Focal Spirit one que j’aimerais bien essayer…)
(Edit: Pour un comparatif très complet sur les petits casques “portables”, voir ce thread de Head-fi.)

D’abord, le plus évident avant d’acheter un casque, c’est de déterminer l’usage que vous allez en faire: en extérieur, en intérieur avec des gens autour, ou en intérieur pour soi-même tout seul.

INTRA-AURICULAIRES (IEM)

En extérieur, le choix du mélomane averti se portera soit sur des petits casques fermés comme le Sennheiser susnommé, soit sur des intra-auriculaires (IEM), dont Aliochou parlait plus haut. Tous petits, ils s’enfoncent dans l’oreille et isolent à la fois l’auditeur des sons externes, et l’extérieur des sons des écouteurs. La qualité sonore est généralement de très bon niveau, et le prix est à l’avenant: il faut compter au minimum 80-100 euros pour quelque chose de correct, et ça peut grimper facilement à 300 euros et plus pour le haut de gamme.
L’isolation extérieure totale est un avantage autant qu’un inconvénient, et l’effet boules Quiès est plus ou moins prononcé (on peut entendre le bruit de ses pas, le frottement des cables sur les vêtements, etc).
Aussi, les modèles les plus perfectionnés gagnent à être amplifiés par un matériel approprié (j’y reviendrai).
En dehors des contraintes physiques (on peut ne pas aimer se ficher un truc dans le conduit auditif, même si les écouteurs sont fournis avec des embouts de taille et consistance diverse. Aussi, selon les modèles, enlever et remettre des intras peut s’avérer un peu fastidieux. Pas très pratique au boulot quand on s’interpelle régulièrement entre collègues), le seul véritable “défaut” des intras selon moi est l’absence de “matérialité” de la musique: elle se joue dans la tête, pas à l’extérieur, et manque donc fatalement de la texture et la largeur d’espace que seuls peuvent proposer des casques externes.
Pour la fidélité sonore, par contre, on peut difficilement faire mieux.

Ce topic de Head-fi est un passage obligé pour le choix d’intras: il liste une quantité incalculable de modèles en fonction du rapport qualité/prix.
Et pour demander conseil en fonction du son recherché, c’est ici.

J’utilise ces Shure SE-215 (100-80 euros; fourchette haute VS basse/d’occasion) dont je suis très content, mais qui sont visiblement en dessous d’autres modèles dans la même gamme de prix.
Pour un peu plus cher et beaucoup plus performant, on trouve:

Earsonics SM-1 (200-150 euros)

Yamaha EPH-100 (150-120 euros)

Edit: Et pour une qualité sonore équivalente et la moitié du prix, les Vsonic GR-06 (test ici)

Edit: notez que les intras embarquent de vrais transducteurs hi-fi, et bénéficient grandement d’une amplification appropriée.
Le gain est variable en fonction des modèles, mais sur mes Shure SE 215, l’adjonction d’un ampli dédié (cf plus bas) a réveillé un monstre endormi que je n’imaginais pas sommeiller dans ces misérables crottes en plastique…
Edit 2: Le son des intras est particulièrement tributaire des embouts parmis les nombreux modèles différents généralement fournis. Testez toujours TOUS les types d’embouts de vos intras: vous pouvez atténuer une caractéristique désagréable (trop aigu! Vite, des mousses!), ou vous fourvoyer complètement sur les écouteurs (quelle merdre ces intras, on se croirait dans un aquarium! … Mh… OK, j’enlève les comply) utilisés.

Edit: Notez que le câble est assez important dans le cas des intras: en fonction du type de câble, on peut en effet entendre le frottement de celui-ci contre les vêtements, ce qui peut se révéler relativement gênant.
Privilégier absolument les câbles torsadés (comme ceux des Westone), qui éliminent totalement ce problème.

CASQUES FERMÉS

Pour une utilisation sédentaire mais tenant compte de l’entourage, l’autre option est le casque fermé. Contrairement aux casques “ouverts” que j’évoquerai plus loin, ils ne laissent pas passer l’air/les sons dans leur dos, et évitent ainsi d’incommoder l’entourage.
La construction fermée permet également de proposer des basses généralement plus profondes que sur les modèles ouverts (mais pas nécessairement plus justes, cf certains Bose, les terribles Beats by Dre et autres Skullcandy).

En contrepartie, on perd une bonne partie de la dimensionnalité du son (le “soundstage”, le positionnement des instruments dans l’espace par rapport à l’auditeur), et ces casques sont rarement neutres: ils privilégient souvent une courbe de fréquence en V ou U (= emphase sur les basses et aigus au détriment des médiums, amenant un déséquilibre relatif et souvent une “coloration” du son (ie. le son n´est pas rendu de maniere neutre): “fun” - emphase sur les extremites du spectre, "“sombre” - aigus en retrait, ou “brillante” (aigus qui tapent).
Il y a des casques fermés de toutes les gammes de prix et toutes les tailles, et certains des casques hi-fi les plus réputés et les plus chers sont de construction fermée, comme le fameux Sony MDR R-10, le “roi des casques” (production arrêtée, se négocie autour de 4000 dollars.)

Le casque le plus polyvalent au niveau sonore dans la gamme “abordable”, le plus régulièrement conseillé sur Head-fi, entre dans cette catégorie. Il s’agit du Audio Technica ATH-M50 (140-110 euros). Le M50 n’est pas l’arme absolue (légèrement coloré et courbé en U), mais il n’en reste pas moins beaucoup plus neutre et juste que les casques fermés les plus vendus dans cette catégorie.

D’autre part, son impédance assez faible (38 ohms) permet de l’utiliser directement branché à la source sans amplification supplémentaire (bien qu’évidemment, un lecteur mp3 portable manquera toujours d’un peu de patate pour ce genre de molosse)

En alternative, on cite souvent le Ultrasone HFI-780, un peu plus portable, plus capable au niveau des basses mais aussi plus cher (190-150 euros).


review.

Moins cher, de meilleure qualité sonore mais moins portable que l’Ultrasone, on trouve le Beyerdynamics DT-770 pro (150-110 euros) cher à Kanu, surtout dans sa version 250 ohms.


reviews.

Notez que les casques à haute impédance (disons au dessus de 50 ohms) ne donneront leur pleine mesure que proprement alimentés par une amplification spécifique.
Les utiliser directement branchés à un lecteur mp3, à la sortie casque d’un pc voire même à un ampli sédentaire non dédié (ampli à enceintes stéréo, home cinema…), est un peu dommage.

Un autre petit nouveau, qui semble bien supérieur à la panacée magique M50 pour un prix comparable (120 dollars environ), mais de construction ouverte, est le russe Fischer FA-011. Coques en bois, support avec arceaux empruntés aux modèles AKG.


review.

D’après les retours (je ne l’ai pas testé), ce casque propose un soundstage largement supérieur au M50 (construction ouverte oblige) à qualité égale, et des basses très profondes pour un casque ouvert de cette catégorie de prix. Par contre, le son semble être assez coloré, et le casque est dur à trouver (uniquement sur ce site russe aux appréciations mitigées…).
Aussi, l’impédance de 160 ohm réclame l’amplification adéquate.
Avec ce modèle, on en arrive donc aux casques ouverts, de loin mes favoris.

CASQUES OUVERTS

Le premier que j’ai essayé (en sus du portapro, semi fermé et qui a tendance à tout enfuir sous une bonne couche de basses certes soyeuses mais rendant le son très uniforme quoique agréable) est le Grado SR-80 (120-50 euros).

Grado est un constructeur américain “familial” dont les casques sont particulièrement prisés par les amateurs de rock qui tache pour leur générosité et leur précision en basses ainsi que leur réactivité très élevée qui sied particulièrement au genre. En contrepartie, en dehors des modèles très hauts de gamme, on ne peut pas dire qu’ils fassent preuve d’une très grande précision dans le haut du spectre.
Leur ergonomie assez étrange (des donuts en mousse assez mollasses autour du driver (transducteur), qui reposent sur l’oreille et non autour) contribue aussi à polariser leur appréciation.
Le caractère entièrement ouvert des grado donne à la musique une excellente dimensionnalité, mais aussi une vraie immédiateté: on dit souvent qu’ils donnent l’impression d’être sur scène au milieu des musiciens, là où les autres casques ouverts au large soundstage donnent l’impression d’être plus loin dans la salle. Par contre, ce sont de vraies passoires sonores, impossibles à utiliser en compagnie (comme tous les casques ouverts en fait).

Ces atouts font des Grado d’excellents casques pour le jazz, le rock, et le métal, mais leur côté un peu criard peut gêner, surtout pour l’écoute de classique.

Ce qui est sûr, c’est que passer à un casque très ouvert comme le petit Grado Sr-80 colle vraiment une sacrée claque quand on n’a connu que les casques fermés ou les petits écouteurs.
On a l’impression qu’une cloison s’abat autour de nos oreilles, qui libère la musique pour la laisser flotter dans et autour de la tête.
La dimensionnalité sur des morceaux de jazz comme celui-ci est proprement hallucinante.

Une fois qu’on a goûté à cet espace, le jeu consiste à upgrader la qualité sonore, et/ou à trouver un casque à la sonorité plus conforme à ses goûts musicaux.

Généralement, c’est là qu’on commence à taper dans le haut de gamme, c’est à dire des casques autour de 200-300 euros.
C’est là aussi qu’on réalise que même dans cette gamme de prix, le jeu de l’équilibrage fait qu’il est quasiment impossible de trouver un casque au son “parfait” pour tous les types de musique ET doté d’un soundstage conséquent. Par exemple, à part sur des modèles ultra-haut de gamme inabordables (Sony MDR-R10!), le gain en basses des casques fermés s’accompagnera toujours d’une perte au niveau du soundstage, et vice-versa.

Le gain en qualité sonore, en puissance et en soundstage sur ces casques visuellement assez imposants s’accompagne aussi d’une demande accrue en alimentation. L’impédance atteint facilement 300, voire 600 ohm, et même les modèles à faible impédance nécessitent une patate suffisante pour réellement se mettre à chanter.

AMPLIS CASQUES - DACs

C’est là qu’on fait le pas décisif vers l’addiction audiophile: en découvrant l’existence d’amplis dédiés exclusivement à l’alimentation des casques. Des amplis casques. Ahem.
Cette première découverte s’accompagne généralement d’un petit ricanement incrédule… jusqu’à ce qu’on ai l’occasion de faire la comparaison.
En fait, il n’est pas vraiment surprenant que les minuscules lecteurs mp3, ou même les ridicules cartes son de série des ordinateurs, n’aient pas le jus nécessaires pour alimenter des monstres tels que l’AKG K-701 ou le Sennheiser HD-650, pour ne parler que de ceux que j’ai testé le plus longuement.
Il est plus surprenant que les amplis traditionnels, tous dotés d’une sortie casque, ne s’en sortent guère mieux. Mais sur ces amplis, la sortie casque n’est qu’une “feature” obligatoire sur laquelle il convient d’utiliser le minimum de ressources, accaparées par le rôle principal: alimenter des enceintes, voire décoder des codecs multipistes pour les amplis home cinéma récents. Avec certains modèles de casques, des testeurs ont même constaté que la qualité sonore était supérieure lorsqu’ils les branchaient à l’arrache sur les bornes destinées aux enceintes, que lorsqu’ils utilisaient la sortie dédiée…

Bon, donc on achète un ampli casque. Comme pour les casques, les prix peuvent varier de 30 à 3000 euros… Comme pour les casques, je dirai que le point d’équilibre à partir duquel on en arrive au fameux “rendement décroissant” (payer toujours plus pour une qualité qui augmente de moins en moins par rapport au modèle précédent) se situe autour de 200-300 euros.

Généralement, quand on a passé le cap psychologique des 200 euros pour un casque et plus cher pour l’ampli qui va l’alimenter, on est mûr pour la dernière pièce du puzzle audiophile:
le DAC (Digital to Analog Converter). Pour faire court, le DAC est une puce présente dans tous les équipements permettant de lire de la musique numérique: lecteurs mp3, ordinateurs, lecteurs CD, etc. C’est cette puce qui va reconvertir le signal sonore numérisé en signal électrique analogique pour nourrir le terminal produisant le son, casque ou enceinte.
Or, comme pour la prise casque sur les amplis sédentaires, le DAC est généralement voué aux économies de bouts de chandelle, et sur les ordinateurs en particulier, la puce est d’une qualité médiocre.
Les DAC audiophiles embarquent généralement des puces d’un tout autre niveau (là aussi, les prix varient comme pour les amplis, avec la même logique du rendement décroissant passé le cap de 200-300 euros).
Ils sont dotés de diverses entrées digitales (usb, optique, coaxial), et d’une sortie analogique jack ou rca (vers un ampli) voire d’un amplificateur intégré.

Il y en a grosso modo deux familles: les portables et les sédentaires.

Les portables, de la taille d’un paquet de cigarettes, intègrent souvent un petit ampli casque (avec une option basse/haute impédance pour satisfaire tous les types de casques), à l’image de ce sympathique iBasso d2+ boa que j’utilise depuis quelques mois (130-80 euros).

En fonction des modèles, ils intègrent plus ou moins d’entrées (au moins l’usb, ainsi qu’une entrée ligne pour s’en servir uniquement comme d’un ampli) et une sortie ligne pour s’en servir uniquement comme d’un DAC, en sortant le son vers un autre ampli.
Ces petits DAC/amplis permettent de tirer la quintessence de casques peu gourmands (intras, gros casques à faible impédance), tout en améliorant considérablement la qualité sonore de la source numérique.

Les sédentaires (je n’ai testé que des modèles DAC+ampli intégré) font la même chose, mais intègrent souvent une puce de meilleure qualité, un amplificateur plus puissant (suffisant, pour les meilleurs, pour nourrir les gros casques les plus gourmands), et une connectique plus complète.


Le Yulong D-100 que j’utilise.

Mais un DAC est-il vraiment indispensable, dans la mesure où les lecteurs/les cartes son en intègrent forcément un? Non, évidemment. Mais l’amélioration de la qualité sonore, surtout au niveau de la justesse du son et de sa spatialisation, est tout à fait perceptible pour peu qu’on soit un minimum mélomane…ou maniaque.
Je dirais qu’on peut très bien vivre sans, mais qu’à partir du moment où on décide d’acheter des gros casques à forte impédance/qui demandent beaucoup de jus, et qu’on va donc nécessairement devoir passer par un ampli casque, autant aller au bout du truc et prendre un DAC-ampli, ou un DAC et un ampli.

Pour avoir testé la lecture de flac dans les diverses configurations (pc>casque, pc>DAC>casque, pc>DAC>ampli>casque), je dirais que chaque maillon apporte clairement sa contribution à la qualité sonore: à chaque étape, on gagne en relief, en justesse, et en soundstage, comme si un mur tombait à chaque fois entre soi et la source (oui, les métaphores exagérées sont une constante du hobby…)
A mon sens, une fois qu’on a la source et un gros casque, l’élément qui apportera la plus grosse amélioration est l’ampli: avec, par exemple, un AKG K 701, c’est vraiment le jour et la nuit (autre cliché d’audiophile) entre la lecture directe depuis le pc, et le passage par l’ampli. Sans, c’est un peu comme si on avait un barrage entre soi et la source qui laisse juste passer un mince filet d’eau. Bottleneck à bloc.

Je précise que l’objet n’est pas ici un gain en puissance brute: même sans ampli, on peut très bien se casser les oreilles sur un AKG K701 branché directement sur le PC.
Il s’agit d’un gain en ampleur, en relief, et donc en qualité. En fait, il est beaucoup plus agréable d’écouter un tel casque à très bas volume mais amplifié, qu’à haut volume directement branché à la source.

Pour une utilisation chez soi, je conseillerais l’achat d’un bon ampli casque plutôt que d’un DAC, les bons DAC/amplis sédentaires étant généralement assez chers (à partir de 400-500 euros contre 200 pour un ampli casque de qualité correcte).
Pour une utilisation “nomade” ou au bureau, les petits DAC/amplis font très bien leur boulot. Ceux qui ont une sortie ligne sont à privilégier dans la mesure ou vous pourrez vous en servir comme DAC si vous décidez d’investir dans un ampli plus conséquent plus tard (et si vous êtes allés jusqu’à acheter un casque audiophile, soyez sûr que vous finirez par le vouloir…)
Passons maintenant à l’artillerie lourde: les casques ouverts haut de gamme.

CASQUES OUVERTS HAUT DE GAMME

Le premier que j’ai testé est le AKG K701 (250-200 euros). Quand j’ai décidé, sur un coup de tête, d’acheter un casque pour enfin “tout entendre” du fameux morceau suscité, j’ai d’abord lu ce topic et suis tombé sur la photo du K701 de Maze. Il m’a paru très joli, très cher, et après avoir parcouru vite fait le test dithyrambique des Numériques, je l’ai commandé illico.
Pour diverses raisons géographico-pécunières, le casque mettra plus d’un mois à arriver, et entre temps, j’aurai découvert les forums d’Head-fi et leur fameux slogan “sorry for your wallet”, craqué sur le Grado SR-80 acheté trop cher dans un pawnshop londonien, puis sur le petit DAC/ampli susnommé.

Donc, quand j’ai enfin réceptionné le K701, le choc ne fut pas aussi grand qu’attendu.
J’ai immédiatement adoré l’ergonomie du casque: avec ses gros pads en velour et son système d’arceaux, il serre très bien mais sans oppresser, et surtout ne pèse que dalle, c’est vraiment très appréciable.
J’ai tout de suite senti que le petit iBasso peinait à fournir au casque le jus qu’il lui fallait, et j’ai acheté un ampli “pas trop cher” (probablement l’achat sur lequel j’aurai le plus hésité : j’ai fouillé partout pour le trouver moins cher, sans succès) et dont on vantait la synergie avec le K701: le Heed Canamp (420-350 euros).

Avec le pc, le petit ibasso, le Canamp et un ami cobaye, j’ai fait quelques tests et pour lui comme pour moi, il n’y avait pas photo: l’ampli ajoutait énormément à la qualité musicale. Branché directement au pc, le K701 crachotait gentiment. C’était joli, mais vraiment comme si le son arrivait en coulant doucement au fond du casque. Avec l’ampli, c’était profond, très large, bien charpenté, avec juste ce qu’il faut de chaleur.
En fait, le K701 est connu pour être particulièrement léger au niveau des basses. On peut aimer le côté “bass light”, mais dans ce cas c’est vraiment famélique pour un casque à 200 euros. Le Canamp améliore effectivement ce manque, et ajoute donc beaucoup de contour à la musique. Du coup, nouvelle découverte (dans ce post, je découvre l’eau chaude 36 fois de suite) : l’ampli n’ajoute pas simplement de la puissance mais apporte une “coloration” à la musique, tout comme le DAC d’ailleurs, et, dans une moindre mesure, les câbles (je préfère ne pas m’aventurer sur ce terrain pour garder le peu de santé mentale qui me reste). En somme, comme chaque élément de la chaîne a sa signature musicale (y compris “neutre” pour certains), les possibilités d’ajustement sont quasi infinies, pour peu qu’on ai le temps, l’argent, et surtout cette compulsion maniaque à l’insatisfaction qui est le propre des audiophiles en approche du stade terminal.

Bref, j’aurais pu être aux anges avec mon K701 et tous les morceaux de la chaîne sonore qui lui collaient désormais au train. Mais non, évidemment. Parce que le son du K701 est très particulier. D’une part, il propose l’un des soundstages les plus larges du marché. C’est simple, on peut y caser un orchestre symphonique entier et positionner tous les instruments un à un si l’enregistrement est au niveau. Pour le classique et le jazz, c’est un pur bonheur.
Mais pour certains, la largeur du soundstage est tellement exagérée qu’elle en devient artificielle, étirée, et en fonction de la musique écoutée, cette caractéristique peut ressortir comme un défaut. Sur des morceaux ramassés comme du métal pur et dur, on a parfois l’impression d’une distance malvenue entre les instruments, comme s’ils jouaient trop loin les uns des autres, ce qui nuit à la cohérence du morceau. Le manque de basses rédhibitoire n’aide pas non plus à l’appréciation de ce genre musical sur le K701.
Sur du rock plus progressif/atmosphérique comme Pink Floyd ou King Crimson par contre, la spatialisation et le sens du détail du K701 font merveille.
Par ailleurs, même sur du classique, ce soundstage exagéré peut parfois gêner, surtout sur les morceaux contemporains qui jouent sur la spatialité. Ainsi, sur le Music for 18 musicians de Steve Reich, où tout repose sur l’équilibre stéréo entre deux xylophones, la musique est étirée comme un chewing-gum et perd beaucoup d’intérêt.
D’autre part, si le K701 est loué pour la qualité de ses médiums et de ses aigus (les violons trop violents peuvent faire mal, même si le casque n’est jamais “sibilant”, i.e. tendance à amplifier désagréablement les sons en “sss” et “shhhh”), sa présentation est un peu voilée. Sur des arias ou des morceaux où les aigus jouent beaucoup, comme chez Vivaldi, Paganini ou les concertos de Sibelius, ce voile peut donner une sensation d’étouffement assez paradoxale vu le manque général de basse et l’absence de coloration du casque.
Bref, toutes les musiques ne conviennent pas au K701: si j’ai vraiment redécouvert certains morceaux grâce à lui (notamment du jazz, de la folk et du rock “tranquille”), il m’a presque déçu sur d’autres, y compris certains qui me semblaient pourtant devoir lui convenir parfaitement. Déroutant, pour un casque et une installation à ce prix.
Je pense que ça tient d’une part au “caractère” très affirmé de ces casques haut de gamme, mais aussi à la sensibilité et à l’exigence renforcée qu’on développe en montant soi-même en gamme (à la force du portefeuille). Plus on s’habitue à un son de qualité et à tout entendre de la source, plus on devient exigeant.

Comme à ce stade, je ne pouvais comparer qu’avec les casques 2 ou 3 fois moins chers que j’avais sous la main, ce qui n’apportait pas grand chose, j’ai profité d’une occasion (une vraie, pour une fois) pour acquérir le principal concurrent du K701 dans cette gamme de prix, le Sennheiser HD-650 (300-200 euros).


test.

J’ai eu un modèle très usé (et puant la clope, mais un tour en machine pour les coussinets et c’était réglé!) pour moins de 140 euros, dans l’idée de le comparer au K701 et de revendre celui qui me convenait le moins.
J’en ai profité pour acheter aussi un DAC/Ampli sédentaire, pour pouvoir comparer la qualité des DAC (entre le petit ibasso et un DAC plus "sérieux), et les sonorités des amplis.
J’ai acheté d’occasion un Yulong D-100 (350-280 euros), très bien coté pour son rapport qualité/prix et la neutralité de sa signature sonore, ce qui donnait un bon contrepoint au caractère plus chaud du Canamp.

L’ergonomie du HD650 est très bonne: il est beaucoup moins “aérien” que le K701, serre pas mal mais en épousant parfaitement les contours du crâne.
Au niveau sonore, pour faire court: il ne m’a pas beaucoup intéressé. Il est certes beaucoup plus équilibré que le K701, à qualité sonore équivalente. Davantage de basses (mais toujours pas assez à mon goût), mais beaucoup moins de soundstage.
Je dirais qu’il est plus fidèle à la source que le K701, moins voilé aussi, et que cette fidélité et cette neutralité font son attrait. Par contre, pas de “wow factor” par rapport au soundstage, et les basses sont toujours un peu justes pour le métal, même si le genre passe beaucoup mieux que sur le K701 (le soundstage moins étiré y est aussi pour beaucoup).

Du coup, je n’étais pas plus avancé: le K701 me convenait parfaitement pour la moitié des genres musicaux, et le HD-650 ne changeait pas vraiment la donne pour les autres.

C’est là que j’aurais du raconter ma vie et expliquer tout cela sur le thread dédié de Head-Fi dont les sympathiques posteurs m’auraient aidé à choisir avec plus de discernement. Ils m’auraient peut-être orienté vers un bon casque fermé dans cette gamme de prix ou même moins cher (les M50 ou DT770 que j’évoquais tantôt et que j’ai essayé depuis).
Mais du discernement, j’en manquais justement, et j’ai craqué pour l’hyper haut de gamme de la marque Grado dont les basses et le dynamisme m’avaient tellement plu.

CASQUES OUVERTS - HIGH-END

Behold… le Grado GS-1000 (1000-650 euros).

Vous imaginez bien qu’à ce prix là, on entre dans une autre dimension.
Le GS-1000 est l’un de ces “flagships”, casque ultime que chaque marque développe pour trôner au sommet de sa gamme. Un genre de Formule 1 du casque, avec le prix, les performances mais aussi, malheureusement, les limitations qui vont avec. (Lire ce chouette comparatif de casques high-end).

Cet achat relève de la pure bêtise. Acheter sur un coup de tête, et tatonner à partir de là pour trouver le son qui convient est tout à fait naturel dans le domaine audiophile, mais seulement jusqu’à un certain point. Lâcher 600 euros sur un coup de tête “juste pour voir” comment sonne un casque est juste débile.
Si je m’étais renseigné un minimum, j’aurai appris par exemple que le GS-1000 sonne très différemment des précédents modèles Grado, même s’il en conserve le “squelette”.
Un collègue l’a immédiatement baptisé, avec raison, “oreilles de Mickey”.
Le GS-1000 a un look rétro unique, avec ses coussinets ouverts en cônes qui entourent l’oreille, et en font le 1er Grado circum-aural.
Le maintien n’est pas exceptionnel…le casque “flotte” un peu, et un thread sur Head-fi est même consacré aux différences sonores en fonction de la manière dont on le positionne…

Pour ce qui est du son… Il a conservé et peaufiné la marque de fabrique Grado: la basse très profonde et très juste. Sur du jazz, c’est un régal absolu. On pourrait croire que ce serait pareil sur du métal ou de l’électro, mais une autre caractéristique vient tempérer l’idée: le GS-1000 monte dans les aigus jusqu’à une hauteur stratosphérique, et a tendance à les mettre très nettement en avant. Du coup, malheureusement, les cymbales et les violons déchirent littéralement les tympans, et les voix subissent une sibilance monstrueuse à chaque “ssss” ou “shhh”. C’est la rançon de la gloire pour un niveau de détail que je n’ai jamais entendu sur aucun autre casque: le GS-1000 sépare les instruments à la perfection, son soundstage est absolument extraordinaire sans être le moins du monde exagéré.
Sur le disque de jazz favori des audiophiles, Jazz at the pawnshop, on est téléporté au milieu du groupe, les notes volent dans tous les sens et on entend parfaitement les verres et les couverts tinter sur les tables voisines.
Mais sens du détail ne rime pas forcément avec plaisir: la mise en avant des aigus et la séparation des instruments donnent au GS-1000 un côté (faussement?) hyper-analytique, et une sonorité plus fatigante que réjouissante, surtout quand on frise la crise cardiaque au moindre coup de cymbales. On dit que le GS-1000 est fait pour restituer parfaitement la musique même à très bas niveau sonore, et je veux bien le croire. Mais outre que certains genres musicaux poussent à la consommation et s’accordent mal avec une écoute à bas niveau, le son hyper détaillé du Grado me donne toujours envie de jouer de l’équaliseur (ce à quoi je me refuse car je n’y connais rien et j’ai toujours peur de casser l’équilibre sonore), ce qui est tout de même gênant pour un casque à plus de 600 euros.

Si j’étais riche, je le garderais juste pour me passer un morceau de jazz en live ou une bonne grosse choucroute à la Mahler (le dubstep du classique!) de temps à autre, pour des sessions courtes. Mais ce n’est pas le cas, donc j’espère parvenir à le revendre, avis aux amateurs de jazz et classique, ou aux ingénieurs son.

~

Tout ça commence à faire un paquet de texte, de matériel et de sous dépensés, et je n’ai toujours pas trouvé “mon” casque. Celui qui me satisferait pleinement, au moins pour les genres musicaux auxquels je le destinerais … Jusqu’à la semaine dernière, et l’ultime pinacle de la folie.
Cette fois, j’avais préparé le terrain un minimum en lurkant consciencieusement le thread high-end de Head-fi. Au point où j’en étais, et maintenant que j’avais craqué en dépassant la barre des 500 euros pour un casque, je pouvais bien rester dans le haut de gamme et financer le graal ultime en revendant le GS-1000 (je croise les doigts).

Mais en fait, c’est encore (un peu) le hasard qui allait décider de la dernière étape.
Quand j’avais commencé à chercher un ampli casque et un autre casque pour le comparer au K701, j’avais participé sans grande conviction à des enchères ebay, pensant trouver la perle rare en faisant des économies substantielles. Mais évidemment, pour ce genre de matériel, tous les tarés sont à la même enseigne et les enchères montent vite. Le prix final est rarement plus avantageux qu’une occasion bien négociée sur les topics de petites annonces d’Head-fi. Il se trouve cependant que j’avais programmé il y a quelques semaines un snipe pour un casque high-end que j’espérais vaguement dégoter pour une fraction de son prix…

Behold… Le Audez’e LCD-2!

“Planar magnetic technology”. Eh ouais. Qu’est-ce que ça veut dire? En quoi le système de drivers diffère-t-il des transducteurs électrodynamiques (i.e l’immense majorité des casques), électrostatiques (STAX, les casques les plus chers actuellement encore en production) etc etc? Je n’en sais rien. Je suis trop occupé à l’écouter, à trouver de la musique pour l’alimenter et à en rêver la nuit pour m’intéresser à ces questions futiles.
Je sais que la technologie est la même que celle de son concurrent chinois Hifiman et ses HE-400 à 600, que je n’ai pas eu et n’aurai probablement jamais l’occasion d’essayer.

… Parce que le LCD-2 est le casque que je cherchais. Je pense avoir remporté l’enchère sur un malentendu: il existe deux modèles de ce casque, les révisions 1 et 2 (ensuite, on passe au LCD-3, qui vaut 2000 dollars…). Visuellement, le modèle que j’ai peut passer pour une Révision 1 à cause de son bandeau doublé de mousse, mais il s’agit en fait d’une révision 2, plus récente et plus cotée (mais pas nécessairement meilleure. Elle sonne légèrement différemment de l’autre). L’incertitude sur le modèle a sûrement éloigné quelques acheteurs potentiels, mais au final, je l’ai payé exactement le prix auquel il se négocie habituellement d’occasion (750 euros… ouch!), donc ça n’aura pas eu un très grand intérêt, en dehors du fait que peu de LCD-2 circulent en Europe et que les offres sont rares (comme les Grado, ces marques américaines à la production confidentielle sont peu soucieuses d’ouvrir de nouveaux marchés).

Bref, le LCD-2 est le casque le plus gros et le plus lourd que j’ai testé jusqu’à présent.
Coussinets en cuir, serre-tête en fer, c’est assez old-school, très ferme et pas particulièrement confortable.
Mais le son… On dit que les LCD-2 ont les meilleures basses des casques high-end: profondes mais pas trop, parfaitement contrôlées, parfaites. Le reste du spectre est très maîtrisé, sans excès. Comme le K701 et le HD650, le LCD-2 contrôle parfaitement ses aigus sans jamais la moindre once de sibilance. Par rapport à eux, il perd beaucoup en soundstage. Le placement des sons est parfaitement juste, mais le tout sonne bien étroit après les immenses steppes du K701. De plus, la présentation générale est un peu sombre. Pas particulièrement colorée, mais sombre (j’arrive à court de qualificatifs impressionnistes, là!). Tout ça fait du LCD-2 le casque parfait pour tous les genres qui ne nécessitent pas un soundstage très large. Donc en fait, tous les genres pour peu que la qualité sonore passe avant la largeur.
Ainsi, le LCD-2 est considéré comme le “couteau suisse” des casques high end. Sauf que contrairement à un autre “all rounder” comme le HD-650, le LCD n’est pas “bon en tout”, mais excellent. En fait, si je ne me freinais pas en me disant que pour certains albums, la spatialité extraordinaire du K701 me manquerait, je le revendrais illico pour ne garder que le LCD-2. Pour les inconscients qui souhaiteraient tenter l’aventure du “Planar Magnetic”, l’entrée de gamme du concurrent Hifiman semble intéressante, mais je n’ai pas eu l’occasion de les tester (le son serait bien plus “clair” que celui des LCD-2. Par ailleurs, ils seraient bien plus sensibles que ces derniers, ce qui permettrait de les “driver” beaucoup plus facilement, soit-disant même sans ampli, avec une impédance de 35 ohm): Hifiman HE-400 (400 dollars).

CONCLUSION

Pour les achats de casque/matériel audio, je conseille fortement d’utiliser les petites annonces de sites spécialisés comme head-fi, génération mp3, etc.
On parle souvent de “burn in” au sujet des casques, et même des amplis et des câbles.
Très franchement, je suis incapable de me prononcer sur la question (cf. par exemple l’encadré “attention rodage” dans ce test), mais s’il y a une once de vérité là-dedans, il est avantageux d’acheter un produit d’occasion qui a déjà été “sévèrement burné”. Vu la mentalité générale des vendeurs (passionnés), on est à peu près certain de récupérer un produit rodé et en parfait état de marche, et on évite les défauts de fabrication du neuf. Par contre, évidemment, on a rarement la garantie (même si elle est parfois transférable pour les modèles onéreux. Ca vaut la peine de demander).
L’offre et la demande sur ce type de produit ainsi que la mentalité des audiophiles (j’achète pour essayer ; j’upgrade au modèle au dessus) font que le marché de l’occasion est très dynamique, mais aussi que les prix ne baissent pas radicalement par rapport à celui des produits neufs. Beaucoup revendent des produits achetés de seconde main au prix qu’ils les ont payés, ou avec une toute petite ristourne.

Un dernier petit mot sur la qualité des fichiers audio: J’ai trouvé les intras un peu plus “coulants” à ce niveau-là, mais pour les gros casques haut de gamme de 200 euros et plus, la compression mp3 de bas échantillonnage fait vraiment très mal.
Sur les K701, HD650, GS-1000 et le LCD-2, les mp3 encodés en moins de 320 kbps font vraiment pitié. Ca s’écoute, mais le côté étriqué, écrasé du son se sent vraiment.
La différence entre du mp3 320 kbps et du lossless (flac, alac etc) est beaucoup moins flagrante, mais tant qu’à faire, autant y aller franco.
Des lecteurs comme foobar proposent aussi des plugins (ex: wasapi) qui permettent de bypasser les drivers windows et de s’assurer que le son sort avec un minimum de déformation. Y a-t-il un effet perceptible? Je ne saurais pas le dire. Par contre, le résultat est que seule la musique passe par l’usb (si on sort vers un DAC), on évite les sons windows sans avoir à couper quoi que ce soit, et c’est assez pratique.

Sur ce happy ending, je conclus cette interminable descente dans l’antre de la folie audiophile.
Ainsi, ils vécurent heureux très longtemps, et eurent beaucoup de petits acouphènes (et pas grand chose de mieux vu le trou noir sidéral que cette soudaine lubie a creusé dans mon compte en banque. Pour écoper un minimum, je revends tout ce que je n’utilise plus. Avis aux amateurs.)

… Quoique, il parait qu’un bon petit câble en argent apporterait au LCD-2 la clarté qui lui manque, et élargirait le soundstage… Mmh… To be continued?

Voilà pour aujourd’hui en tout cas. J’espère ne pas vous avoir trop ennuyés avec mes divagations d’inculte…J’aurais au moins fait rire les vrais connaisseurs du son qui doivent se dire que tout ça, c’est vraiment donner de la confiture au cochon…

Les albums suivants ont été maltraités pour l’écriture de ce post.

Classique
Vivaldi - musique sacrée
Faure - Requiem
Sibelius - Kullervo
Mahler - Symphonie no 6
Steve Reich - Music for 18 musicians

Jazz
Alamaailman Vasarat - Huuro Kolkko
Jazz at the Pawnshop
100 best of Blue note

Folk
Paul Simon - So beautiful or so what
Leonard Cohen - Old Ideas
Eric Bibb - Booker’s guitar

Rock
Om - God is good
Godspeed you! Black Empereror - F#A# ∞
Pink Floyd - Meddle
Jethro Tull - Thick as a brick

Metal
Opeth - Damnation
Meshuggah - Obzen
Dir en grey - Dum spiro spero

Divers
Ghost in the shell - soundtrack 2.0
DJ Shadow - The private press
Erykah Badu - New Amerykah
Austra - Feel it break
Xilent - Skyward EP :ghost:

EDIT: 17/03/12

Il le fallait…

Behold… Le Silver Poison de Toxic Cables (160 euros).

Ahem…

Cable tressé main par le brave Frankie (qui m’en a envoyé 2 par erreur…il ne doit pas carburer qu’à l’huile de coude), et conçu pour le LCD-2 d’Aude’ze présenté plus haut (parenthèse: mon casque avait claqué… le type qui me l’a vendu sur ebay a organisé le retour du casque aux USA via DHL, et le dealer originel m’en a renvoyé un neuf, le tout gratos et en moins d’une semaine. Bel esprit dans ce petit milieu.)

Bon, le but était de savoir si la qualité des câbles influe sur le son d’un casque donné. Je partais là-dedans sans préjugé: pas de défiance sinon je n’aurais même pas tenté le coup, pas d’espoir démesuré parce que tout ça me paraissait tout de même relever largement de la tendance à l’exagération des audiophiles (remember “night and day”…).
En fait, le câblage change vraiment le son, c’est tout à fait net et pas besoin d’avoir l’oreille très aiguisée (ou une imagination débordante) pour le saisir.
Dans ce cas précis, on dit souvent que les câbles en argent sont “brillants” et ajoutent aux aigus. C’est tout à fait vrai, même si ce câble est assez équilibré et donne de l’ampleur à tout le spectre.
En fait, il ajoute une certaine clarté dans la définition et la séparation des sons, et c’est particulièrement net sur les aigus.
Autant dire qu’il atténue les deux faiblesses du LCD-2: un soundstage exigu et des aigus un peu en dedans.
Sur du jazz et du classique, l’amélioration est très appréciable.
Par contre, sur de la musique plus violente (metal, électro), la séparation et la clarté nuisent un peu à la cohérence du son bien gras pour certains morceaux qui envoient du lourd.
De même, le petit bonus dans les aigus est parfois suffisant pour faire passer le son juste du mauvais côté en termes de sibilance: un phénomène qui ne m’avait jamais gêné sur le LCD-2 (le casque le plus polyvalent que j’ai testé, qui rend à peu près tout écoutable) en devient parfois gênant.
Bref, l’apport du câblage est donc bien réel, mais il ne s’agit pas d’une panacée: comme d’habitude, c’est une question d’équilibrage et de choix pour l’un ou l’autre aspect du son en fonction de ses préférences, et il semble qu’il n’y ait jamais en la matière d’arme absolue capable de “tout” bien faire.

Quelques pistes utilisées pour comparer le câble custom à celui d’origine:

Duke Ellington and Louis Armstrong - Solitude : meilleure texture, meilleure séparation des instruments, mais une sibilance plus apparente qu’avec le câble standard.
Bireli Lagrene - Limehouse blues : meilleure texture, mais les pics d’aigus sur certains accords de guitares sonnent plus rudes qu’avec le standard.
Pearl Jam - Of the girl (enregistrement binaural) : Excellente séparation des instruments, son plus clair, mais la trop grande ampleur dans les aigus m’a gêné.
Metallica - Master of puppets : J’ai préféré le son plus gras du câble standard, qui me semblait rendre mieux le “mur sonore”. Je ne suis pas certain que cette musique s’accommode bien d’une trop glande clarté.
J.S. Bach - Cantate BWV71 (Bach Collegium, Suzuki) : le plus gros progrès constaté par rapport au câble standard. Les voix sont d’une clarté limpide, montent très haut sans jamais gêner. Magnifique.
Alexander Scriabin - Sonate no 5 (S. Richter) : Une plus grande clarté sur tout le spectre. Ne peut faire que du bien sur un solo au piano.
Robert Schumann - Violin concert in D minor (Szeryng, Dorati): Meilleure séparation des instruments, et le violon monte plus haut sans effort et sans casser les oreilles comme sur le Grado GS-1000 ou le Beyer DT990.

Ah oui, justement : une erreur d’aiguillage m’a amené un Beyerdynamic DT990 PRO (250 ohm) (150 euros), que j’ai testé quelques jours avant de le renvoyer à son propriétaire légitime.

J’ai brièvement évoqué le DT770 plus haut (casque fermé). Le 990 est une version upgradée et ouverte, donc avec un soundstage bien plus conséquent. Les basses restent aussi puissantes, et la courbe en U encore accentuée par des aigus outrageusement présents. L’un dans l’autre, un casque que j’ai trouvé bien trop déséquilibré, et sans grand intérêt. Même les styles auxquels il semblait se prêter le mieux (metal, électro) m’ont rudoyé l’oreille en raison de l’abus d’aigus. Si j’ai bien suivi, il vaut mieux taper dans le DT880 (semi ouvert et plus neutre, bonne synthèse entre 770 et 990), voire le 990 “premium edition” lui aussi plus équilibré, mais bien plus cher.
Question confort, les pads soyeux des Beyerdynamic en simili poil de fesses d’angora sont particulièrement doux et agréables, mais le casque serre beaucoup et je ne me vois pas l’utiliser pour de longues sessions.



... À suivre au prochain épisode: 

[img]http://hfr-rehost.net/http://self/pic/949620f0a72c4bde0e29ad975e7f46b19d53a24a.jpeg[/img]

- Le [b]Sennheiser HE-60[/b] dit "baby orpheus", modèle électrostatique limité et épuisé se dorant la pilule au panthéon des casques en compagnie des HE-90 Orpheus, Sony MDR R-10 et autres Stax Sr-009...
- Un ampli à tubes STAX pour fournir à ce gourmand ses 580v réglementaires.
- Un autre casque épuisé produit au début des années 80, le [b]AKG K340[/b], hybride monstrueux alliant driver électrostatique et électrodynamique...


EDIT: 27/07/12

Alors, le Sennheiser HE60 “Baby Orpheus”, couplé à un ampli à tubes STAX SRM-T1 (l’un de leurs 1ers amplis à tubes, donc un tarif relativement raisonnable.).
Ahem. Oubliez la parenthèse ci-dessus: l’ampli+le Baby Orpheus m’ont coûté la bagatelle de 2000 euros. Ca paraît complètement surréaliste, mais je voulais simplement tenter l’expérience de l’un de ces casques “légendaires”, pour voir si leur réputation est justifiée ou s’il s’agit d’un phénomène classique d’auto-intoxication de hobbyiste acharné. Heureusement, la rareté de l’objet le rend extrêmement facile à revendre, donc je ne m’inquiète pas outre mesure…

Le HE60 est un casque produit par Sennheiser à peu d’exemplaires au début des années 90, et destiné à rééditer la performance exceptionnelle de leur HE90 “Orpheus” pour une fraction du coût. On s’accorde à dire que le contrat est rempli “à 90%”, mais n’ayant jamais entendu le grand frère, je me garderai de tout jugement en la matière (même si j’ai mes doutes).

Est-ce que l’engin vaut la somme astronomique auquel il est proposé aujourd’hui? Je répondrai NON. Aucun casque ne devrait valoir aussi cher, car au delà de la barre des 1000 euros, la courbe des rendements décroissants devient asymptote par rapport aux modèles haut de gamme cités plus haut.
Certes, le HE60 est le casque le plus transparent que j’ai jamais entendu. Ca va d’ailleurs assez bien avec son esthétique: discret, sans fioritures, si léger qu’il fait franchement toc (mais du coup, il peut être porté pendant des heures sans la moindre gêne. Couplé à ses coussinets hyper confortables, c’est de loin le meilleur casque que j’ai pu tester de ce point de vue).
Mais alors ce soundstage (le casque est ouvert en grand et ultra bruyant pour les voisins), cette impression d’entendre le plus petit souffle ou cliquetis des instruments, sans jamais verser dans les aigus douloureux du Grado GS-1000, même en pompant le volume à des hauteurs assourdissantes, tout reste d’une clarté limpide…c’est assez impressionnant, et sur de la musique sacrée (motets, cantates), c’est effectivement divin.
Paradoxalement, on le sent encore plus en écoutant, par exemple, un reportage radio: dans une interview faite dans une ferme, je pouvais placer les gens dans la salle à manger, les poules au dehors, les mouches qui virevoltent autour à la Grantchester Meadows… dingue.
Par contre, le HE60 souffre d’un léger problème: il n’a pas de basses. Certes, l’ampli STAX lui apporte un petit surcroit de chaleur non négligeable (surtout par rapport à l’ampli de base fourni avec le casque, une merde sans nom. Précisons que ce casque électrostatique, comme les STAX, réclame une alimentation dédiée monstrueuse à 580V, et ne fonctionnera pas sur un ampli normal. Les connexions sont d’ailleurs propriétaires).
C’est bien insuffisant, et la musique se fait souvent trop “éthérée” pour son propre bien. J’ai l’impression qu’elle me passe à travers les esgourdes sans s’y arrêter. En tout cas, c’est l’impression qu’il m’a faite à l’écoute de musique symphonique assez riche en instruments et textures.

Pour les autres styles musicaux: c’est simple, on oublie. Tout est écoutable, mais il manque tellement de chaleur qu’on a pitié pour ces pauvres musiciens qu’on a visiblement forcés à enregistrer dans la chambre froide de leur boucher.

Brèfle, le HE60 est un excellent casque, mais le rapport qualité-prix est vraiment désastreux. Si la transparence et la fidélité du son sont les seuls critères, pourquoi ne pas investir plutôt dans une paire d’intras haut de gamme, comme les Westone 4 (400-250 eu) ?

J’ai fini par adopter ces intras après quelques essais plus ou moins fructueux. Ce sont en effet les écouteurs les plus “justes” qu’il m’ait été donné d’entendre: le placement est exact, le soundstage large sans exagération, le son extraordinairement fidèle sur tout le spectre et les basses présentes sans être exagérées. Les Westone 4 manqueront sans doute un peu de présence pour certains, on peut les trouver trop “sages”, mais personnellement, leur polyvalence m’a convaincu.

J’ajoute que leur câble torsadé est vraiment l’idée du siècle pour les intras: il n’y a AUCUN bruit de frottement. Si vous devez choisir un intra, privilégiez absolument les modèles qui proposent ce type de câble!

On en arrive à la curiosité du jour: le AKG K340 (200-150 eu), cet hybride alliant driver électrostatique et électrodynamique.

Il existe deux versions de ce casque expérimental, produit en assez peu d’exemplaires vers la fin des années 70: une “bass-light”, et une “bass-heavy”.
J’ai la première, et les basses me semblent tout à fait correctes. Il faut savoir par ailleurs que le K340 est extrêmement gourmand en puissance: il faut absolument un ampli casque conséquent pour en profiter.
J’ai l’impression que mon petit Heed Canamp fait le boulot, mais peut-être faudrait-il davantage de jus.
Pour ce qui est du son, le K340 est un drôle d’oiseau, assez dur à décrire: pour le bas du spectre et jusqu’au médium, il semble assez neutre et fidèle, un peu chaud et délivrant un son assez velouté et agréable. Pour les aigus, c’est une autre histoire: ils sont pris en charge par une capsule apparentée à un driver électrostatique (cf Stax, HE60). Le son qui en découle est très “claquant” et métallique, complètement irréaliste mais finalement pas désagréable. Couplé à un soundstage acceptable (casque semi-ouvert, donc plus étroit, mais moins de leak) et une ergonomie très agréable (les coussinets velours et le système d’arceaux AKG sont parfaits), le tout fait un excellent casque “pour PC”, assez polyvalent et très flatteur dans les jeux, notamment les fps (par exemple, le son des armes, des impacts et des transformations de la combi dans Crysis 2 relevait presque de la gourmandise).
Bref, un casque étonnant, dont les caractéristiques un peu “en vrac” font qu’il ne conviendrait sans doute pas à tout le monde, mais que je suis content d’avoir essayé, et finalement adopté.


Le fameux double driver.

Pour diverses raisons, j’estime avoir fait le tour du petit monde des casques, et arrête ici la ballade (fort coûteuse, vous l’aurez remarqué). Un monde amusant, qui offre des découvertes et une communauté plutôt sympa, mais aussi son lot d’esbrouffes, de déceptions, et surtout d’auto-intoxication.

Mon verdict personnel, qui n’engage que moi: pour les gros casques, le grand vainqueur est le LCD-2. C’est le seul casque sur lequel TOUT sonne bien, et qui semble toujours “améliorer” la musique en la soutenant plutôt qu’en l’altérant. Sa profondeur sonore est simplement abyssale, et c’est le seul casque ultra haut de gamme qui m’a semblé justifier l’investissement disproportionné qu’il réclame. Sa capacité a “texturer” la musique et la translater en une matière si organique qu’on a l’impression de la manger par les oreilles est tout simplement sans égal.
Pour les intras, le vainqueur est le Westone 4, mais je suis persuadé qu’on peut trouver un quasi équivalent en qualité à des tarifs bien moindres (j’ai donné quelques pistes plus haut).

Mon conseil vous paraîtra peut-être déplacé après une telle orgie dépensière, mais il n’en reste pas moins valable: évitez les dépenses inutiles. La loi du rendement décroissant est implacable dans ce domaine, et ne vous laissez pas avoir par le désir de monter en gamme pour aller chercher cette petite amélioration qui fera de votre casque le Graal de votre expérience musicale. Cette recherche est élusive, le graal n’existe pas.
Par contre, essayez un maximum de casques. Dans les magasins, autour de vous, voire en achetant d’occasion puis en revendant le cas échéant: les caractéristiques sonores des casques comme les goûts des auditeurs sont d’une variété infinie, et il serait dommage de “rater” un casque qui pourrait vous convenir parce que vous êtes restés sur le premier modèle acheté.

Voilà, bonne chasse et bonnes écoutes!!


#79

From audiofool to audiophile! :lol:
(la boucle est bouclée ? ;))

Perso je me suis arrêté au stade casque de bonne tenue à moins de 150 euros :

  • AKG K240 pour le semi-ouvert
  • Sennheiser HD280 pour le fermé
  • Sure e2c pour les transports
  • Sennheiser PX100 pour le boulot

Sansa Fuze comme lecteur portable

M-Audio Audiophile comme carte PC externe
Indigo i/o comme carte PC portable (PCMCIA)
(mais ces deux là, c’est plus pour pouvoir effectuer des enregistrements de qualité)

J’ai un mini ampli portable aussi, mais pas utilisé pour le transport : Corda Head Six
Plus pour avoir un ampli a portée pour toute sortie non amplifiée, où que ce soit (genre un ST et/ou en party)


#80

Il l’a fait !!! C’est proprement terrifiant.