Et pourquoi pas un topic TV...

Ca fait même un bail sur Boulette.

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Vu The Terror (Amazon Prime) un peu en retard. Adapté du roman de Dan Simmons, produit par tout un tas de gens dont Ridley Scott, développé par David Kajganich (screenwriter sur A Bigger Splash, Suspiria et bientôt Pet Semetary, autant dire qu’il kiffe les remakes casse-gueule).

Comme le bouquin, la série retrace les péripéties de l’expédition Franklin, deux navires britanniques qui cherchaient à traverser le passage du Nord-Ouest pour explorer l’Arctique avant de disparaître corps et âme.

J’ai trouvé ça très bien, du bon survival en costume, avec un cadre original (deux navires prisonniers des glaces) et une longue descente dans l’horreur grâce aux multiples menaces qui pèsent sur l’équipage (maladie, manque de vivres, climat implacable). L’histoire comporte une bonne dose de surnaturel, je dis ça si vous êtes allergiques.

Aussi sur Amazon, la saison 2 de The Marvelous Mrs. Maisel, probablement le plus gros carton critique de la boîte de Bezos avec Transparent. Une série pleine d’énergie, au point d’en devenir parfois fatigante, et qui vaut surtout pour son production design au taquet, le peps de son actrice principale (deux Golden Globe de suite et un Emmy) et le côté juif new-yorkais qui rappelle les period pieces de Woody Allen (genre Bullets over Broadway). L’histoire retrace l’ascension d’une jeune divorcée dans le milieu du stand up, ça se déroule dans le New York des années 50, et le ton est résolument léger - avec un côté woke pas toujours subtil.

Cette saison 2 patine pas mal, avec notamment un passage interminable dans les Catskill mais ça reste pour moi un gros guilty pleasure. Je crois que je pourrais regarder juste pour les costumes de l’héroïne.

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Tout ce que ça m’évoque, c’est que Mad Men me manque.

Terriblement.

Ca dure combien, ces séries Amazon ? C’est du 50min x 8 ? 50min x 13 ?

45 x 10 The Terror. 45 x 8 et 45 x 10 Mrs Maisel (des fois un peu plus).

Je sais pas si t’as checké mais le protagoniste de The Terror c’est justement Lane Pryce. Je l’avais jamais vu de ma vie avant Mad Men, depuis il est partout ! Pas eu la force de mater le nouveau truc de Weiner (The Romanoffs) tellement les critiques l’ont défoncé.

Oui j’y repensais justement à cause du combo Jared Harris en haut + femmes des années 50 en bas.

Je confirme des deux pouces Mrs Maisel :ok_hand::+1: La première saison a été un petit plaisir du dimanche après midi vautré sur le canapé ça coche toute mes cases : Humour Juif New-Yorkais, Héroïne du quotidien, Poetry and all that Jazz… Bref comme Tristan un petit plaisir coupable que je vous conseille fortement

Je vais mettre ça là, même si c’est pas de la télé, ça se regarde pareil.

Je ne connaissais pas le collectif Yes Vous Aime, comme beaucoup de monde manifestement (ça fait 5 ans qu’ils font des sketchs et qu’ils ont du mal à décoller), alors que c’est aussi bien que tous les “gros” du moment. Enfin je trouve.

Leur nouvelle série qui devrait changer la donne pour eux…

Et une émission à la Palmashow, très réussie.

C’est même hilarant

Grosse actu pour Neil Gaiman, en sus de la saison 2 d’American Gods qui débarque ce mois-ci chez Amazon (la première était juste pas mal, mais je crois qu’elle a bien marché et que c’est une série flagship, ce qui n’est guère étonnant vu le niveau moyen des séries Amazon).

Good Omens, qu’il avait écrit à quatre mains avec Pratchett, sort le 31 mai sur Amazon Prime et la BBC (c’est une coprod). Gaiman semble y tenir énormément, et pour cause :

Pratchett and Gaiman had planned to adapt Good Omens as a movie for years, with various directors and writers attached to the project at various times. In 2011, a television series, written by Terry Jones and Gavin Scott, was first reported to be in the works but no further plans were announced.[6] After Pratchett’s death, Gaiman refused to ever consider working on the adaptation alone but changed his mind when he received a letter from Pratchett, written to be sent after his death, urging him to finish the project.

Avec David Tennant qui cabotine comme rarem… comme toujours.

Plus intrigant, il développe un remake du Storyteller de Jim Henson ! Pas trop d’infos pour le moment mais c’était de toute évidence le candidat idéal pour le poste.

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Vu qu’on parle d’Amazon Prime Video et et Netflix dans ce topic…

Disney a enfin concrètement présenté Disney+. Je vous partage l’article complet du NYT et le résumé de Gizmodo.

Grosse copie de Netflix comme prévu. Je trouve malin de donner accès aux différents labels au sommet de la page d’accueil ; d’ailleurs j’avais zappé que National Geographic faisait partie des acquisitions du rachat de Fox.

Le service commencera aux US en novembre, pour $6.99/mois.

Qui va mourir dans la dernière saison de Game of Thrones ? Les scientifiques livrent leurs pronostics.

Je ne sais pas si c’est exclusif au catalogue japonais pour l’instant mais la série Relakkuma a démarré ce week-end sur Netflix.

Le zapping du jour est radical.

Ce mec est complètement dingue, ça va vraiment partir en couille.

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Ah bah ça, le peuple a choisi la PlayStation, on va pas se plaindre que la démocratie tombe en ruine vingt ans après.

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Moneyball et théorie des jeux dans Jeopardy!, que le candidat James Holzhauer est en train de ruiner dans tous les sens du terme.

[edit] Il a fini par se faire battre mais cool guy.



Legal Eagle s’attaque au fameux dernier épisode de Seinfeld. Intéressant que la non assistance à personne en danger soit un concept beaucoup moins familier outre-Atlantique. Dommage qu’il ne commente pas sur le problème d’avoir un avocat qui finit par coucher avec un des témoins !

Je rattrape plusieurs mois de retard sur ce topic, déso pour le bump de vieux messages. Juste pour dire que dans cette catégorie, la nouvelle série des Mystérieuses cités d’or fait incroyablement le job. Elle réussit à fasciner à la fois junior et faire tomber madame dans une tendre nostalgie, sans jamais exclure ou bien l’un ou bien l’autre. Elle est part ailleurs fort joliment réalisée et doublée, de ce que j’en ai vu. Aucune idée par contre de ce que vaut l’histoire, je ne l’ai pas suivie.

Sur The haunting of Hill House, je suis content que Ono soit revenu dans le droit chemin de la Raison et du Bon goût, car c’est l’une des toutes meilleures séries fantastiques de Netflix (avec Dark, dans un registre étonnamment peu éloigné au final). Surtout, elle est brillamment écrite, et l’épisode 6 est resté pendant plusieurs mois dans mon top 1 des meilleurs épisodes de série TV (avant de chuter brutalement en sixième place après les cinq épisodes de ↓ )

Je rattrape progressivement le fil donc je suis sûr que vous parlez déjà de Chernobyl plus bas (enfin, une fois que ce post sera publié, plus haut) [EDIT : ah bah non.]. Je signale juste que la série m’a fait commencer La supplication de Svetlana Aleksievitch et rarement un livre m’a autant coupé le sifflet. La toute première scène et de nombreux personnages ou moments de Chernobyl en sont directement tirés, il s’agit de la source première (mais pas exclusive de la série) mais le bouquin couvre en réalité une durée beaucoup plus longue, puisqu’il s’intéresse moins à l’explosion et à sa gestion qu’au monde d’après, de ce que c’est que de vivre dans le monde d’après l’apocalypse, de ce que c’est que de se méfier des hommes, de la terre, des fruits et des légumes ; que de s’accrocher à une terre sur laquelle on a grandi et dont on est l’un des derniers occupants ; de ce que peut la foi face à la catastrophe, l’incommensurable, l’incompréhensible ; des stratégies d’évitement du cerveau humain pour accepter une situation qui n’a aucun précédent ; de la métaphysique spontanée qui se crée autour d’un mal qui est invisible, mais que certains disent voir ; et des théories conspirationnistes - oui, déjà - pour nier la catastrophe, tenter de restaurer une continuité entre l’avant et l’après. C’est estomaquant. Un peu comme La route, mais si La route était un documentaire. Et l’impression fatale de lire de la post-science-fiction, ou de la science-post-fiction - ce que la série TV fait par ailleurs déjà très bien.

Depuis j’avoue que je n’arrive plus à regarder quoique ce soit donc si vous avez des conseils je suis grandement preneur, ma foi.

1°) Tout le monde parle de cette série, mais ça n’a pas émoussé pour autant mon envie de la regarder. Envoyez des liens (sivouplé)

2°) Il paraît quand même que cette série prend “beaucoup” de libertés et rajoute des trucs qui, bout à bout, gâche un peu le tableau (mais je n’arrive plus à retrouver la source de l’article)

3°) Les Russes ne sont pas contents du tout, et prépare leur propre version pour rétablir la vérité, car tout le monde sait qu’il faut mettre ça sur le dos de la CIA (what ?).

4°) Un seul exemple de mauvais gout me concernant ? ESSAYE.

Concernant les libertés, c’est au contraire très, très documenté, et assez transparent. Concrètement il y a un personnage inventé (qui est une espèce de fusion de la communauté des scientifiques qui ont enquêté sur les lieux et le personnage principal a été réécrit avec les bouts de puzzle disponible, vu qu’il a été en grande partie rayé de la carte par l’unique pays au monde auquel la série n’a pas plu.

L’article que j’avais lu n’était pas aussi catégorique et pointait du doigt plusieurs points problématiques, mais je n’arrive pas à le retrouver, et tous les autres sites “sérieux” sur lesquels je tombe ont l’air de dire la même chose que oit, donc je pars du principe que cette source était probablement biasée.

Outre ses nombreuses qualités intrinsèques, Chernobyl a réussi l’exploit de faire parler d’elle un peu partout sur le net quelques jours seulement après le début de sa diffusion, à une époque où on a tendance à découvrir des séries parfois plusieurs saisons après leur commencement, quand ce n’est pas à l’annonce de leur arrêt. Pour une série dont la diffusion s’est étendue sur un petit mois et qui a repris le créneau du carton médiatique qu’a été Game of Thrones, c’était inespéré.

Concernant la série elle-même, en dehors du problème de la langue (quelques fragments de russe à la radio alors que les acteurs parlent tous anglais), et du fait que le 1er épisode est peut-être le sommet de l’intensité dramatique - épisode qui, comme Will, m’a troublé par ce sentiment de voir un film de SF qui n’en est pas, accentuant ainsi l’impact que la série a eu sur moi-, c’est de la belle ouvrage. J’ai vraiment rien d’intéressant à dire sur cette série si ce n’est qu’elle mérite d’être vue.


Pour la série suivante, j’ai opté pour quelque chose de radicalement différent avec la 2e saison de Happy!, adaptation live d’un comics de Grant Morrison dans laquelle un ex-flic hard boiled se voit affublé de l’ami imaginaire de sa fille - une petite licorne - et se retrouve aux prises avec des psychopathes qui ne dépareilleraient pas à Arkham Asylum. C’est une série de sale gosse qui se balade en permanence sur la corde raide, mettant en scène des moments trashs ou politiquement incorrects comme seule une poignée de séries animées en proposent habituellement. C’est con, gore, parfois déviant mais ça défoule. La série a débuté chez SyFi avant d’être reprise par Netflix qui a vite coupé court à l’aventure.


J’ai enchaîné sur un truc un poil moins joyeux avec Hippocrate, série médicale made in France en 8 épisodes qui narre les aventures de 3 internes + 1 médecin légiste lachés dans un hopital vidé d’une partie de ses médecins à la suite de leur mise en quarantaine.
J’ai craint le pire durant les 5 premières minutes qui m’ont donné l’impression d’avoir affaire à une prod dramatico-chiante comme la France sait si bien les faire - premier jour d’une nouvelle interne qui court après son train, le rate, s’énerve, court encore, arrive en retard, en plus il fait pas beau dehors - mais c’est aussi sur son côté réaliste que la série a été vendue et c’est ce qui m’a fait accrocher aux 6 premiers épisodes. J’aurais préféré que la série s’en tienne à ce pitch de départ plutôt que de développer des arcs narratifs individuels dont certains finissent un poil too much à mon goût.
Enfin, je ne pensais pas découvrir ça en 2019 mais Louise Bourgoin joue plutôt bien en fait.


Toujours au pays du fromage, j’ai commencé à regarder Au service de la France, série dont le pitch fait immédiatement penser à OSS 117 : 1960, les services secrets français, de l’humour basé sur le décalage entre les mentalités et coutumes de l’époque et celles d’aujourd’hui. La série se distingue de son aîné en accordant une place importante à la partie administrative qui elle lorgne du côté des 12 travaux d’Astérix, aspect qui tend à s’atténuer avec la 2e saison, davantage axée sur l’intrigue.
C’est souvent drôle et le casting est impeccable.


Unbreakable Kimmy Schmidt : l’histoire d’une jeune trentenaire qui découvre le monde actuel après avoir passé 15 ans dans un bunker avec un gourou et quelques autres victimes de la gent féminine. J’arrive au bout de la 3e saison et, si j’ai beaucoup aimé les 2 premières, excellentes dans leur genre feel good absurde, celle-ci montre des signes de fatigue. La série s’est terminée avec sa 4e saison, j’irai probablement jusqu’au bout, sauf chute drastique de qualité.

Depuis j’avoue que je n’arrive plus à regarder quoique ce soit donc si vous avez des conseils je suis grandement preneur, ma foi.

Tous les thrillers d’espionnage de Hugo Blick, qui peine à s’imposer hors du Royaume-Uni sans que je comprenne pourquoi. Le cast est toujours impeccable, ses sujets sont jamais évidents, c’est bien filmé, bien écrit, ça fait réfléchir sans négliger les fondamentaux du genre (le suspense, les plot twists à foison), bla bla bla, je pourrais continuer pendant des heures, je l’aime, c’est mon chouchou. Il foire un peu ses fins, mais c’est pas grave. Et au moins, tu ne t’embarques pas pour trente sept saisons, dix épisodes et c’est plié (coucou The Americans que j’aurai peut-être le courage de commencer un jour).

Sa dernière série Black Earth Rising, à propos du génocide Rwandais, est dispo sur Netflix. Les précédentes (The Honourable Woman, The Shadow Line) valent largement le détour. The Shadow Line a notamment le méchant le plus classe du monde.

Sinon cette année, Fleabag S2. C’était difficile d’y échapper si tu lis le Guardian, mais ça vaut vraiment sa dithyrambe. Le S2E1 notamment est une merveille de précision tragi-comique, j’ai rarement vu une série développer une telle palette émotionnelle en une trentaine de minutes. Je peux pas décrire ça autrement que comme un pain dans la gueule. Ca illustre totalement les forces de Phoebe Waller-Bridge, à savoir son talent de dialoguiste, sa finesse d’analyse des rapports humains, et son sens du timing imparable. La S1 se rattrape très facilement si tu ne l’as pas vue. C’est sur Amazon Prime.

J’ai pas mal de connaissances qui sont complètement accros à The Good Fight, le spin-off de The Good Wife. Sur papier c’est un legal procedural à la papa, filmé avec un minimum d’effets. Chaque épisode introduit un nouveau procès tandis qu’une trame un peu plan-plan se déroule dans le fond (des histoires de familles, des jeux de pouvoir au sein de la firme, etc.). Ce qui distingue clairement la série c’est sa combativité politique, et sa volonté de s’attaquer frontalement à l’administration en place et aux questions qui secouent l’actualité américaine (sans pour autant tomber dans l’angélisme neuneu). Je dis pas que c’est la came de tout le monde, et je suis un peu plus mitigé que les fans absolus de mon entourage, mais ça reste une excellente radiographie de la société américaine contemporaine. Une série vénère pour des temps vénères.

Et puis pas vu, mais très côté aux UK en ce moment, Years and Years, qui suit une famille de Manchester entre 2019 et 2034. Tous les retours sont excellents.

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