Et pourquoi pas un topic TV...

Assez d’accord sur The Good Fight.

C’est sympa et les showrunners savent toujours écrire des personnages intéressants, mais clairement le focus sur Trump est bien trop important, je préférais largement l’aspect bien plus équilibré de The good wife, qui en plus de tirer le portrait à la société américaine en général nous offrait des super scènes de procès et petit à petit avait réussi à incorporer toute une galerie de personnages qui ont étoffé l’univers, en le faisant évoluer de petite firme d’avocats jusqu’aux campagnes présidentielles.
Bon, il est vrai que le format 22 épisodes aidait plus au développement.

En parlant de “procedural”, j’ai découvert récemment Person of Interest bien plus tard que tout le monde, j’en avais entendu parler au fur et à mesure des années, mais je l’avais mis de côté en me disant que c’était une bête série policière comme il en est produit des tonnes tous les ans.
Aussi, la baffe que j’ai prise fut assez monumentale et aujourd’hui la série est certainement parmi mes préférées jamais regardées. J’avais commencé pour Amy Acker, je me suis retrouvé devant une série incroyablement intelligente et peuplée de personnages fascinants, incarnés par un cast de folie (Michael Emerson et Amy Acker donc qui sont sûrement pour moi les acteurs les plus talentueux à la télé aujourd’hui).
J’aimerais écrire un post un peu plus long prochainement pour présenter la série, parce que sa structure de développement en elle même est très étrange. La série commence comme un bête procedural sous fond de Sci fi très classique (CBS oblige) pendant sa première saison, avant de commencer peu à peu une métamorphose qui va durer jusqu’à la saison 3 où d’un coup la série devient “séralisée” à fond. Soudain, l’aspect Sci Fi prend le dessus, et on embarque pour la deuxième partie de la série dans un ride complètement dingue, sous fond d’anticipation, à base de guerres d’I.A toutes puissantes.

Personnellement, je n’avais jamais vu une série se transformer autant et cette impression se retrouve même dans le fandom, qui bien que tous fans de la série dans son entièreté, se séparent en deux grosses tendances : ceux qui préfèrent la première partie, quand la série était un peu plus “street level” et ceux qui préfèrent la seconde partie qui embrasse son côté SF.

Cela dit, pour moi, la magie de la série c’est que les auteurs ont réussi à concilier les deux aspects, même si parfois l’un prenait le pas sur l’autre dans la narration. Même quand on était au plein centre de la période SF, jamais le côté “case of the week, faut sauver quelqu’un aujourd’hui” n’a été traité comme un boulet par les scénaristes qui ont placé ça au coeur même de la série, au travers des personnages. Du coup, même les épisodes qui ne suivent pas la trame principale (indispensable dans des saisons de 22 épisodes) sont pratiquement tous très bien travaillés et intéressants.

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Le plus ironique dans tout ça c’est qu’au bout du compte Dark les explose toutes et passe number two haut la main. Oui parce que Twin Peaks reste premier, faut pas déconner, ce qui n’empêche pas Dark d’être l’une des perles du catalogue Netflix actuel, regardez la avant qu’ils perdent les droits.

J’ai enfin pu entamer la deuxième saison (j’en suis à la moité) et c’est toujours aussi remarquable. Les auteurs ont la grande délicatesse de ne rien faire traîner en longueur, cette maladie de l’enfer pour vendre de la saison, les épisodes sont blindés de trucs, et comme je le disais dans mon précédent post , armez-vous d’un carnet et ne laissez pas trop traîner de temps entre la première et la deuxième saison car elle démarre à sec sans “Previously dans Dark”, qui m’aurait été fort utile pour me rappeler qui sont tous ces gens.

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La saison 1 était vraiment pas mal mais j’avais peur du changement de ton au moment du final.

Spoiler

Ca part vraiment dans des délires SF du coup ? Il me semble qu’ils avaient pas le budget.

Scandale en Jordanie avec “Jinn”, la série Netflix où des jeunes font des trucs de jeunes.

Le plus inquiétant dans tout ça c’est peut-être la pauvreté du trailer. Toujours les mêmes postulats bidons pour les séries YA Netflix, avec la petite dose de surnaturelle, la même réal, la même photo, etc. On est vraiment dans une logique Ikea d’universalisation du goût.

Dark

Spoiler

Et bien pas vraiment (en tout cas pas pour l’instant), ça rajoute juste une couche temporelle supplémentaire permettant de se balader dans le passé, le présent et le futur.

L’hallucinerie est totale, ça a l’air d’avoir été tourné sur place, je savais que les comédiens américains allaient cachetonner au Japon mais je ne savais pas que les Japonais venaient également chercher leur buzz directement à la source. Génial !

Zinzin

La gènance est totale chez downtown

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Salut Ono, c’est le Ono du futur, celui qui a vu la fin de la saison. Je me permets de tempérer un tantinet tes ardeurs car les 4 derniers épisodes ne vont pas se passer comme prévu.

Disons que ça tire trèèèès légèrement en longueur à partir du 5ième épisode pour arriver jusqu’à 8 alors que tout serait rentré dans 6, mais surtout c’est à ce moment qu’on commence à plisser des yeux pour tenter de comprendre l’ambition du “méchant” et les tribulations de certains personnages qui font parfois n’imp où qui traînent dans des zones sans arrêt parce que les auteurs ne savent pas trop quoi en foutre.

Une série comme celle-ci repose invariablement sur la qualité de ses résolutions, et là on baigne malheureusement dans du middle qualitat assez flou qu’on pense comprendre sur le moment mais en fait pas trop, sans compter quelques incohérences assez importantes. La routine pour une série qui joue avec les concepts du temps.

Aussi, je ne sais pas pourquoi mais j’étais persuadé que la série allait s’arrêter à la fin de cette saison alors qu’il y en aura 3. En revanche le cliffhanger m’a arraché un sourire, ils ont encore trouvé le moyen de rajouter une couche supplémentaire à cet oignon déjà très chargé, j’ose même pas imaginer la tronche d’un épisode de la 3ième saison, j’ai peur que ça ne soit pas digeste mais je mentirais si je disais que je n’avais pas envie de voir à quoi ça va ressembler.

EDIT

Dark saison 2 vu par son créateur : “Lost faisait partie de nos références”

Aie… ceci explique cela.

J’ai enfin fini Santa Clarita Diet. Je suis bien emmerdé que Netflix ait décidé de couper la série comme une bête chaîne de télé (c’était justement le genre de trucs que Netflix était supposé régler !).

Mais donc, c’est vraiment une série hilarante jusqu’à la fin, entièrement portée par les acteurs qui sont tous formidables. Et finalement, on s’en sort pas trop mal, vu que la plupart des plotlines sont réglées à 5 minutes de la fin de la saison 3, et c’est juste les dernières scènes qui relancent la machine pour un cliffhanger vers une saison 4 qui donc n’existera pas. Il suffit de faire abstraction de ces dernières scènes et hop, on a une conclusion satisfaisante.

Still, connards Netflix.

Surtout qu’en comparaison, CW a permis à Crazy Ex-girlfriend de se terminer à la saison 4 comme prévu, malgré des chiffres d’audiences pas bons du tout, pour un final vraiment parfait (si on accepte le virage à mi-série vers les thèmes de la santé mentale et la neurodivergence). Musicalement, c’est d’ailleurs assez sensible, vu qu’après les thèmes musicaux plus grand publics des saisons 1 et 2, le numéro d’ouverture de la saison 4 parle des tics de composition des grandes chansons de comédies musicales, et c’est difficile de faire plus nerdy que ça. Y’a carrément eu un épisode entier de chansons pourries exprès pour parler des musicals toxiques des années 60, et un autre sur les comédies romantiques pour ados formatées au kilomètre. C’était meta as fuck.

Y’a un peu moins de chansons earworms/utilisables dans la vie quotidienne comme la meilleure chanson d’Abba ou toutes ces formidables chansons parodiant les trucs girl power vides de sens et vaguement anxiogènes de l’industrie pour adolescentes des saisons précédentes, mais ils se sont concentrés sur autre chose.

Un des trucs dans lesquels la série a toujours excellé est dans son utilisation des reprises pour signifier un changement de situation, un mûrissement du personnage ou un écho d’une situation précédente. Parfois, c’était juste quelques notes, d’autres fois carrément des chansons entières. La saison 4 ayant eu le temps d’atterrir comme elles voulaient, il y a eu beaucoup de reprises d’épisodes assez lointains, pour un effet vraiment chouette à chaque fois (exemple : saison 2, saison 4).

Le vrai thème de la saison 4, c’est la santé mentale de l’héroïne et une description étonnamment élégante et précise du fait de vivre avec une neurodivergence (vu que la série est pour tous ses autres thèmes extrêmement bourrinne au mépris de toute tentative de subtilité). Le numéro central de la série est sans doute le riff de Lalaland:

Le dernier épisode a repris toute la série pour faire un atterrissage très réussi, mais totalement différent des attentes du public : on savait qu’un gros medley devait arriver, un grand numéro qui bouclerait avec la première chanson de la série (parce que évidemment, c’est comme ça que l’on finit une comédie musicale). Et ils ont séparé ça en trois : une chanson légère avec tous les acteurs sauf l’héroïne d’un côté, un medley intime de Rebecca seule, pour finir sur une reprise de la première chanson de la série a capella. Et le vrai final est une chanson qu’on n’entend même pas !

L’auteur a pu faire quelques concerts (dont un à Londres, où la foule était totalement hystérique)(on était une quinzaine du boulot dans le Palladium rempli à raz bord), et de façon évidente, un certain nombre de chansons touchent les gens de façon vraiment personnelle. Le fait d’avoir parlé de santé mentale, de diagnostic, de dépression ou de bisexualité de façon vraiment honnête, sincère, et généralement positive a développé une relation totalement unique entre elle et son public (elle a aussi clairement créé une vraie troupe autour d’elle, avec tous les acteurs/chanteurs/danseurs de la série).
En ajoutant à tout ça tous les thèmes féministes très vastes de la série : bâtir son identité autour des hommes, les valeurs cardinales de l’amitié féminine, et même un épisode entier sur les symptômes spécifiques de la crise cardiaque féminine, qui sont différents de ceux des hommes (dont on parle tout le temps) et qui font que la mortalité chez les femmes est beaucoup plus élevée parce qu’on ne sait pas les repérer à temps…
Bref, c’était vraiment une série spéciale. Après la petite tournée, Bloom bosse pour essayer d’adapter ça en show à Broadway (et c’est, sans surprise, pas facile). Elle s’est trouvé sa niche (féminisme, LGBTQ, santé mentale ET grosses blagues de cul bien grasses, c’est chaud pour l’intersectionnalité), et clairement, quel que soit son prochain projet, y’aura une petit groupe de fans dévoués pour la suivre.
C’était pas pour tout le monde, mais putain que c’était bien. Ça a laissé un vide.

Ils sont trop occupés à chercher leur Game of Thrones.

Aucun rapport mais…




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Mais … ?
Il est supposé avoir deux épées …

(@Grimer : psst)

Soft-and-squishy-in-a-tiny-place-in-his-heart-that-he’ll-never-reveal-until-maybe-the-end-and-even-then-it-will-just-be-a-hint-AND-yes-he-only-carries-one-sword-until-wait-for-it…

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Mouais … :smiley:
Le concept de base, c’est l’épée normal pour bourriner de l’humain et l’épée en argent pour bourriner du monstre magique (comme ikaruga un peu)

or dans le lore des livres/du jeu, il n’a jamais été question que le witcher n’utilise qu’une seule-arme-avant-un-chagrin-d’amour-ouin-ouin PARCE QU’IL DEVIENT OUICHEUR A 10 ans :’)

Je sens qu’on ne va pas être pote, cette série et moi … Heureusement, the Boys sur amazon a l’air rigolo

Geralt carries one sword in the books, leaving the other with his horse Roach for when he needs it.

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Et si je me trompe pas, book!Yennefer a l’apparence d’une twentysomething (en mode “de toute façon c’est magique”) plutôt que de la trentenairitude de Witcher 3.

Continuons de phagocyter le topic TV avec des news de Netflix. Cette fois-ci…

This series will come to life via Netflix’s internal animation studio, Netflix Animation. The new division includes established animation talent like Glen Keane, who worked at Disney on hits like The Little Mermaid and Aladdin, and Elizabeth Ito, who worked on hit shows like Adventure Time and Phineas and Ferb.

Punaise ! Un jeu indé qui a droit à une véritable série d’animation en grande pompe avec un staff velu. Que de chemin parcouru, pour Cuphead comme pour le milieu.

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Via le topic Switch… je sais pas trop où mettre ça, mais bon, ça parle de TV :

À ce propos : je pensais récemment aux push que les constructeurs de télé donnent parfois au marché, qui marchent des fois (écran plat, HD, smart TV) des fois moins (4k) et des fois pas du tout (3D). Est-ce qu’il y a des chiffres sur la durée de vie moyenne d’un écran de télé, combien de temps un foyer garde sa télé avant d’en acheter une autre ?
Je me demandais parce que notre télé à nous date de 2009 et fait toujours le taf, et j’ai l’impression qu’on a raté au moins deux modes télévisuelles en attendant. Si on est dans la majorité et pas juste un couple de hoarders, les télés 8k et à super taux de rafraîchissement arriveront pas avant le siècle prochain… Et ça va être dur de faire survivre les constructeurs si la majorité des gens se considère satisfaits de la technologie actuelle. Je soupçonne que les USA et le Japon sont peut-être davantage early adopters et revendent leurs TV plus vite, alors que c’est plus lent en Europe ?

D’ailleurs, est-ce qu’on a les chiffres du basculement BR vs DVD ? De façon anecdotique, quand je cherche des machins un peu niche sur Amazon, je trouve toujours un ou deux trucs qui ne sortent qu’en DVD au lieu de BR. Dire que le plan y’a 10 ans était de remplacer totalement le DVD par le BR comme le DVD a remplacé la cassette magnétique… On en est encore loin.

Lors de l’expo Chris Marker à la cinémathèque l’an dernier, j’avais un peu discuté de la production de disques avec une responsable d’Arte, en gros :

1/ les gens s’en foutent globalement de regarder des DVD sur des écrans 2K ou 4K (je suis sûr que la plupart ont leurs lecteurs DVD connectés en péritel, sans upscale possible, comme mes parents).
2/ la plupart ne sont pas équipés en lecteur BR (ou ne le savent pas)
3/ un master HD coute super cher et l’investissement n’est pas du tout rentable face à une niche de plus en plus réduite de consommateurs BR - surtout pour les petites maisons d’édition.

Dire que le plan y’a 10 ans était de remplacer totalement le DVD par le BR comme le DVD a remplacé la cassette magnétique… On en est encore loin.

On y arrivera même jamais avec le développement de l’offre numérique et la qualité croissante des algo de compression vidéo. Malgré le taux équipements en 4K, je ne suis pas sûr que les BR UHD fassent la fortune des commerces.

Comment ça ? Au lieu de progresser, le BR régresse ? Face au tout digital/Netflix ? Le DVD disparaît aussi, ou il se maintient mieux à cause du manque d’intérêt bleeding edge du grand public ?

Aucune idée pour ta question sur le taux de renouvellement du parc de téléviseurs mais les ventes de films en physique (DVD ou BR) se cassent effectivement la gueule et le BR n’a jamais véritablement remplacé le DVD.

Voici le lien vers le rapport complet, sorti en mars 2019 :

Le seul espoir qui reste au marché physique des films, c’est dans les pays dont les FAI exploitent encore massivement les forfaits à limitation de bande passante (notamment aux USA), si jamais le 4K prend son envol et bouffe trop de bande passante en streaming ; peut-être que certains achèteront des disques comme certains joueurs achètent du physique pour limiter l’utilisation de la mémoire interne / carte SD… Mais difficile d’y croire, très franchement, avec toute une nouvelle génération éduquée à Netflix et Youtube qui s’en fout que le film soit en 4K sur leur téléphone. Ceci dit, Brat propose une option 4K pour ses programmes, par exemple.

En revanche — et ça contribue peut-être à enterrer le Blu-Ray — en marge de l’abonnement façon Netlfix / Disney+ / HBO Max / Hulu, tu as des services comme Vudu (de Walmart) qui trouvent leur niche en vente numérique à la demande, avec des bundles etc. Donc de l’achat numérique de films façon PS Store / eShop / iTunes plutôt qu’un catalogue qui évolue au fil des mois.

Ah j’avais oublié cette série de courts :

Lindsay vs GoT, la vengeance. J’espère que c’est mieux.