Le comité de surveillance des anime et mangasses....... de arimase !


#4761

J’ai lu 5 ou 6 volumes d’Oyasumi punpun, et je rejoins Chaz: l’impression d’un gros potentiel pas forcément réalisé car le mec court trop de lièvres à la fois thématiquement. Sur le traitement de la secte notamment, j’en attendais davantage. Mais les deux premiers volumes sont forts.


#4762

Rohhh mais merci ! J’ai regardé ça comme du porn, je suis tellement content que des auteurs prennent le temps de faire ça, ça a vraiment fait tilt dans ma lecture, j’ai également commencé Bonne nuit Punpun qui est sur la même ligne. Bon, le gars est torturé mais il s’en sert créativement.


#4763

Vu également, merci pour le rappel Lagi, ça répond complétement à ma question initiale.
Les Manben avaient déjà été évoqués ici et étaient d’ailleurs dans mes bookmarks.

Au même titre que les KOMA que je n’ai pas encore tous vu mais qui sont plutôt bien foutus. #old


#4764

Le tome 2 de la nouvelle édition d’Akira est sorti, j’avais complètement oublié l’existence de cette édition vu que le premier est sorti l’année dernière et qu’ils ont mis des plombes avant de résoudre leurs problèmes techniques, mais manifestement c’est fait et les autres tomes suivront régulièrement derrière.

Cette nouvelle édition propose le sens de lecture japonais et une meilleure trad (avec les onomatopées en jap). J’ai comparé avec l’ancienne édition, en terme d’impression il n’y a pas d’amélioration particulière (je trouve), je n’ai détecté qu’un seul problème : le papier utilisé pour cette nouvelle édition est plus jaune que le papier de la première qui offre en conséquence un contraste noir/blanc plus prononcé, mais j’imagine qu’on est plus proche de la qualité du papier utilisé sur les originaux Japonais. En tout cas cette nouvelle édition est supervisée par Otomo.


#4765

Tiens puisque tu parles d’Otomo, il a participé à une exposition sur Bruegel, son travail sur la Tour de Babel et d’autres artistes flamands qui lui furent contemporains à Tokyo, en recréant la fameuse Petite Tour de Babel de Bruegel avec une coupe de la tour pour voir à l’intérieur. Si vous désirez en savoir plus ou juste en garder une trace, il y a le numéro de mai du magazine Geijutsushincho qui contient seize pages sur la version d’Otomo en comptant son interview croisée avec l’historienne d’art Yoko Mori (mais c’est évidemment en japonais).

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Bonne interview de GoldenGreg Hellot sur le business du manga numérique :


#4766

Je ne connaissais pas cette émission merci, la spéciale Shirow est cool mais j’aimerais vraiment en savoir plus sur le gars (et sa descente aux enfers) je relis GITS là (la nouvelle édition) et je redécouvre les notes, on y devine son énorme travail de documentation et sa proximité avec les armes et les procédures d’intervention (qui s’arrête peut-être à ce travail de documentation). J’étais trop jeune pour m’en rendre compte à l’époque mais il y a également pas mal de commentaires super négatifs sur les “non productifs” et les SDF, ce qui expliquerait pourquoi il n’est pas chaud pour laisser ces notes dans les nouvelles éditions…

Son dernier projet a l’air bien dégueulasse, des gamines robots à moitié à poil, c’est chaud… Pervers, connard, les deux ? Ça m’emmerde.


#4767

Il y a deux trucs. Déjà c’est probablement un peu tard pour se rendre compte que Shirow est un pervers. Genre quoi, les chevaux c’est OK mais pas les gamines? Mais même en ignorant la période post-découverte de photoshop, les filles à moitié à poil, ça fait partie du puzzle depuis quasiment le début. Ceci dit c’est vrai que c’est probablement le moins apparent dans GitS (une fois qu’on a sabré la séquence du bateau).

Le second truc, c’est que Pandora no machin, c’est juste lui au concept initial, l’écriture et le dessin sont de Rikudo, qui n’en est pas à sa première gamine robot et peut avoir forcé le trait.

J’ai aussi acquis le premier tome de la dernière édition d’Akira, et en comparant, bien que je sois tout prêt à croire que cette nouvelle traduction est plus fidèle, elle manque terriblement de personnalité.


#4768

Il y a pervers et pervers, je ne lui connaissais pas cette tendance loli.


#4769

Probablement parce que tu vois une “tendance loli” là où il n’y en a pas vraiment de sa part? Shirow et Rikudo n’ont simplement pas la même manière d’interpréter les filles. Vois le concept de Shirow: http://imgur.com/LCjstWf


#4770

J’ai la faiblesse de penser que lorsque tu co-crées quelque chose avec quelqu’un, tu valides le travaille de ton binôme.


#4771

D’une part, tu attribues probablement à Shirow une part plus active qu’il n’a eu. C’est pas “écrit par Shirow et Rikudou”, c’est “écrit par Rikudou sur un fond de tiroir de Shirow” (à tel point que plusieurs designs sur cette image ont fini dans GITS Arise). Un peu comme The Dig était basé sur une idée de Spielberg sauf qu’en fait Spielberg n’avait pris aucune part au développement et avait en fait pitché un épisode d’amazing stories avec lequel le jeu n’avait plus rien à voir, mais il y avait quand même son nom sur la boîte parce que c’est un grand nom.

D’autre part, mon message précédent mentionnait bien “interpréter les filles” pour une bonne raison, qui est que même dans la version de Rikudou l’héroïne est bien une ado pubère comme dans la moyenne des mangas, c’est juste qu’il la dessine plus filiforme que ne le ferait Shirow, mais bon, elle a des formes quand même. Donc après ça part sur “qu’est-ce qui est une loli pour toi/lui” (Et c’est quand même un gars qui a écrit Appleseed, dont l’héroïne était entré dans le SWAT à 15 ans même si elle est plus “vieille” (22 ans) quand le manga démarre).

Le troisième axe reste

10 ans après que tu as dessiné ton hommage huilé et en pleine action à 30/30 de BraveStarr, l’ado robot de combat fanservice, qui est un cliché du manga, paraît carrément anodine. Ceci dit je concède volontiers plein d’autres trucs mauvais une fois qu’on ouvre le manga lui-même (un scénario indigent, un système de placement de power up glaireux que ne renierait pas Chobits, un personnage qui a une troisième jambe exactement là où ça aura l’air douteux, etc), mais ils seblent tous suffisamment rikudesques pour être au point sur ce qui était dans le pitch initial (je me pose toutefois la question sur des mechas pseudo-fuchikoma à l’intention marketing évidente, par exemple).


#4772

La chaine Youtube de ce type est top, et il doit avoir 13 ans

https://www.youtube.com/user/RCAnimes/videos


#4773

Vu Blame! sur Netflix, c’est très moyen, beaucoup de longueurs. Chouette sound design mais le reste bof.


#4774

J’ai commencé JoJoLion et je n’accroche pas du tout, grosse baisse de régime par rapport aux précédents arcs je trouve, les décors sont vides, les stands sont nuls et le scénario est vraiment poussif. Bon, ça n’a jamais été incroyable, mais quand même, j’ai l’impression qu’il s’emmerde un peu.


#4775

Lieux de tournage de Haruhi, vers Nishinomiya et Osaka. Saisissants de ressemblance.


#4776

Autant j’ai fait beaucoup d’efforts pour accepter SBR, Jojolion c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tout est nul, les combats sont plan-plan, tout prend trois plombes, les bonnes idées sont déjà apparues 30 volumes plus tôt et mieux exploitées, et surtout tous les personnages sont activement antipathiques à part Yasuho. Jojo a jamais été un manga avec des héros cools et sympas, mais là tout le monde est juste écrit pour être détestable, comme si Araki avait vu que Rohan était populaire et qu’il faisait une série avec que des Rohan. C’est imbuvable.

J’en parlais récemment avec Olivier, et il pense que Araki a fini par croire à sa propre hype et à faire ce qu’il croit que les gens aiment : de la grammaire bizarre pour être bizarre, des situations cheloues sans vrai payoff, et des personnages antipathiques.
Nope.


#4777

A la vue du trailer, seul le nom de la série pourrait me donner une vague envie de (me motiver à attiser à ma curiosité pour) regarder FLCL 2. Les designs ont l’air tellement bateau…

https://www.youtube.com/watch?v=Ix7mDEclKxU


#4778

Lu et approuvé Chiisakobé, BD en 4 volumes de Minetaro Mochizuki mettant en scène Sébastien Tellier un jeune charpentier chargé prendre la succession de l’entreprise familiale à la suite du décès prématuré de ses parents et qui découvre par la même occasion qu’une vieille connaissance à emménagé chez lui avec des orphelins.
Je n’avais rien lu du monsieur depuis Dragon Head et je dois avouer que son style visuel actuel m’a convaincu de me laisser tenter. Des personnages féminins très Eguchi-esques et un sens du cadrage qui correspond parfaitement à son style ligne claire.
Si par certains aspects l’histoire peut rappeler Maison Ikkoku, l’oeuvre de Mochizuki est davantage dans la sobriété, le non-dit et la délicatesse. Il y a quelque chose d’Adachi dans la non expressivité de certains de ses personnages (qui parlent tous la bouche fermée) ; la palme revenant au personnage principal dont le système pileux ne laisse transparaître aucune émotion.

J’ai été pris d’une envie de relire l’intégrale des BDs de Masamune Shirow (à l’exception de GITS 2 que je n’ai pas pris la peine d’acheter) et je me suis rendu compte qu’à l’époque où on a découvert l’auteur en France, il était déjà sur une pente descendante. Appleseed et Dominion sont sortis chez nous en 94, période à laquelle Shirow a découvert Photoshop (si un jour on invente une machine à voyager dans le temps, faudrait penser à interdire la commercialisation de Photoshop à ceux qui ont débuté par la colo traditionnelle au Japon), laissé tombé ses pinceaux et se consacrait déjà davantage aux illustrations et au chara-design qu’à la BD. Passé GITS 1 en 1991, ses BDs suivantes ne cassent pas des briques, entre GITS 1.5 qui fait pâle figure face à son aîné, Dominion 2 qui est à peu près du même niveau que le 1er volume (visuellement riche mais pas franchement passionnant) et Neuro Hard qui tient sur 40 pages et qui est davantage une description d’un univers façon Hyper Notes qu’une histoire.
Avant GITS 1, tout n’était pas parfait non plus : Orion a un univers foisonnant mais son jargon le rend hermétique, Black Magic ne vaut que si on veut voir à quoi ressemblait le style de Shirow avant Appleseed et ce dernier, quoique déjà très riche et d’un style plus que correct, souffre de la comparaison avec GITS où l’auteur se montre plus ambitieux et où les influences sont mieux digérées (Shirow n’avait même pas 24 ans au début de la publication d’Appleseed). J’aime beaucoup Appleseed et je pense qu’il fait partie de ces oeuvres qui devraient toujours être éditées en France, mais GITS 1 l’emporte dans mon coeur (même si ça me troue le cul de savoir que le monsieur n’avait que 28 ans quand a débuté la parution de GITS).

Tant que je suis dans les années 80-90 et les demandes de réédition, j’ai relu les 3 premiers volumes de Fleur de pierre d’Hisashi Sakaguchi, auteur décédé prématurément en 95 après avoir achevé Ikkyu. Comme pour Version et un paquet de mangas des années 90, la publication de Fleur de Pierre a été stoppée en cours de route.
Le ton de Fleur de pierre trahit parfois son âge, mais rien que pour la baffe qu’on se prend en lisant les 50 premières pages, j’en recommande chaudement la lecture.


#4779

Mamoru Oshii bosserait sur un livre sur le studio Ghibli.
Oshii à qui on doit cette citation :

… entre autres déclarations peu élogieuses.


#4780

Il y a en ce moment et jusqu’au 15 octobre une exposition Shonen Jump 50th Anniversary au Mori Art Center de Tokyo, consacrée à l’évolution du célèbre magazine de BD entre sa création en 1968 et la fin des années 80 (ça s’arrête grosso modo à l’arrivée de Raditz et à la fin de City Hunter). Une seconde exposition sera consacrée aux séries démarrées à partir des années 90 jusqu’à aujourd’hui.

L’exposition est exceptionnelle, avec un paquet de planches originales, des idées de présentation originales et quelques fameuses anecdotes. Prévoyez bien deux heures minimum. Il y a malheureusement tellement de séries majeures nées dans Jump que certaines sont vite expédiées ; ça fait de la peine de zapper Space Adventure Cobra ou Dragon Quest Dai no Daibōken aussi vite, mais sinon c’est canon. L’expo est bilingue japonais/anglais, et l’exhaustif catalogue de l’exposition également (un bon plan B si vous loupez l’expo).

7eleven en profite pour organiser avec Banpresto une tombola payante (620¥ le ticket) aux divers prix pas piqués des hannetons.