Le topic des lectures


#1

Parcequ’il manquait.


Oui, la demoiselle qui montre sa culotte sur la couverture du bouquin c’est la Bénédicte Martin qui a écrit le bouquin sur lequel elle montre sa culotte.
Bon, donc, récit de très courtes nouvelles tournant, comme vu avez du vous en douter, autour du thème du sexe. Ca va du plus explicite comme ici au plus subtil ou plus rapidemment evoqué. C’est plutôt pas mal ecrit, les scenettes sont souvent interessantes dans leur coté completement anecdotiques, et passé le tapage qu’on a pu faire autour de ce bouquin, franchement ça se laisse lire avec grand plaisir.


#2

En mode réponse automatique j’aurais bien dit que le tapage putassier provoqué consciemment par l’auteur du bouquin m’a définitivement défendu l’idée même d’ouvrir une page de ce livre. Formaté pour passer chez les Ardisson-like avec un marketing ras des paquerettes, tout ce qui me donne une forte envie de ne surtout pas lire.

Mais comme j’ai fait l’erreur de lire l’extrait et que je l’ai trouvé plutôt sympa, je suis bien embetté et je vais plutôt enchainer avec un bouquin que j’ai commencé hier:

Unique roman de Desproges, Des Femmes Qui Tombent n’a rien d’un one man show, si ce n’est le style habile du bonhomme. Un style reconaissable qui ne bouffe pourtant pas l’histoire de ce policier, et qui passe de meutres mystérieux en meutres mystérieux, croquant au passage des portraits pas piqué des hannetons ( retro-expression of the month ). Pour l’instant, c’est bonheur , c’est pas cher, ca donne envie d’aimer le français et c’est court. Voilà qui me convient :slight_smile:


#3

(C’est moi même sur un air de Ha Ha Ha que j’ai feuilleté rapidemment ce livre dans une fnac pour finir par me dire que et merde, finalement c’est bien ecrit. Et bien sur c’est passé chez Ardisson toi même tu sais je suppose. ^^)


#4

N’empêche, elle est trop mignonne.

Faudrait que je lise l’extrait, maintenant.


#5

Eh ben non, pas envie de le lire (le livre).


#6

Bon, ben ne soyons pas originaux:

je conseille:

et aussi:

désolé pour la qualité des images, mais les titres restent visibles pour les interessés.

Bonne lecture!


#7

On est content d’avoir des images. Savoir ce que tu en penses et pourquoi tu les conseilles aurait pu être sympa aussi, je pense que c’est plus le but du topic :slight_smile:

( pour vos images, amazon a des scans haute def à chaque fois ou presque )


#8

La fatigue m’aidé à oublier de dire quoi que ce soit sur les oeuvres >><<

Tout d’abord, il faut savoir comment situer Bret Easton Ellis dans notre litterature d’aujourd’hui:

Véritable pionnier de cette “trash-lecture” faite de sexe et de sang, Bret Easton Ellis aime à emmener son les lecteurs dans les méandres du monde de la jet-set hypocrite, superficielle et mentalement instable.

La meilleure interpretation de ce monde (tout du moins la plus connue) est dévoilée à travers American Psycho, journal déjanté de Patrick Bateman, goldenboy le jour partagé entre crèmes anti-rides et soirées Dolce&Gabanna, tueur ensérie sadique et sexuellement obsédé la nuit.

Ce roman est un chef d’oeuvre car tout au long du roman (et celà semble être une constante chez Ellis), nous evenons fous en même temps que le personnage de Bateman

(A noter qu’un film, faisant litteralement honte au livre, avec pourtant un Christian Bale extraordinaire, est sorti il y a qualque années.

Le second livre, Glamorama, narre la vie d’un acteur de films d’action noyé entre coke et orgies, qui se rendra compte que depuis le début, peut-être qu’il ne fait pas que jouer dans un film…(pas trop dde spoils pour celui-ci!)


#9

My 2p :

Je ne suis pas certain que Bateman tue qui que ce soit. De ce point de vue, le film est plus fidèle qu’il n’y paraît.


#10

Je m’offre un autre post pour parler d’un autre livre qui n’a pas grand rapport avc Ellis (sauf peut-être la folie):

La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski

Je crois que jamais un livre ne m’a pris au tripes comme ça.

Le “pitch” :
Un couple achète une maison.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des modes jusqu’au jour où est decouverte une piece supplémentaire dans la maison.
Puis une autre
puis une autre
puis une autre…

Bien sûr, j’attends le moment où vous vous écrierez tous: “bouh, c’est naaaze!!!”, mais laissez-moi vous expliquer ce qui est extrordinaire:

Le livre évolue en fonction de la maison.
En effet, la typographie, la disposition des mots, leur taille, leur nombre, change selon les evenements. ou pas.
Le livre surprend, s’autorisant plusieurs folies tel une portée en plein milieu du récit ou bien une liste dans un petit carré qui, sur plusieurs pages, ne se lit qu’en recto, le verso ne devoilant que l’envers de la page précédente.

Le roman est parsemé de notes écrites par un homme que l’on pense être l’auteur des révélations sur la maison, elle-mêmes contredites parfois par les écrits d’un homme enquêtant sur cette histoire, devenant peu à peu lui aussi rongé par la folie

Le fait est que l’on se sent étouffé par la lecture de cette oeuvre magique, véritable BlairWitch de la litterature contemporaine, aussi indispesable que les Lovecraft ou les King qui ornent vos étagères.

Si vous n’avez rien compris à ce que je viens d’écrire, achetez ce livre. Sinon, achetez ce livre.


#11

Ah ok, là tu me l’a vendu, j’achète :o


#12

Tilt, intérêt découvert pour cet OVNI.


#13

+1.

Si tu aimes House Of Leaves tu peux tenter :

Pale Fire, Vladimir Nabokov

Un des dernières oeuvres de Nabokov (enfin il en a fait d’autres après, mais c’est plutôt vers la fin quoi). Pale Fire est un roman (à défaut d’autre mot) en deux parties, composé d’un poème de 999 vers et du commentaire de ce poème.

L’auteur du poème en question vient récemment de mourir et un proche se charge d’éditer et de commenter cette oeuvre posthume. Au fur et à mesure du commentaire, qui débute de façon très digne avant de s’abandonner à des interprétations plus déstabilisantes, le lecteur en apprendra plus sur l’étrange relation qui lie les deux hommes et sur Zembla, une contrée étrange dont le commentateur assure être le monarque.

Commentaire subtile sur le thème de la critique et de l’interprétation, satire de la Révolution Russe ou passionnant livre-puzzle ?

Les trois, tovaritch.

ce post a été certifié “post avec le maximum d’occurences du mot commentaire et de ses dérivés” par une équipe de chercheurs indépendants


#14

Très interessé.

Si tu connais House of leaves, tu penses que je l’ai bien vendu?
Que je n’ai pas triché sur la marchandise pour nos deux futurs fans?


#15

Arg pour mes études je dois faire une éspèce d’analyse sur les techniques narratives de ce bouquin (la maison des feuilles). je suis en vacances et le taf me ratrappe jusqu’ici : au secours !! :astonished:

L’étouffement dont tu parle vient pour ma part du rythme assez lent du livre… les “pics” dramatiques ne sont pas forcément super palpitants, mais ils sont inexorables… on sait d’avance que ce qui va arriver va arriver, et bizarrement les personnages le savent aussi. Tous abordent le problème avec une retenue assez frappante. C’est assez jouissif comme sentiment. J’ai retrouvé le même truc dans “l’appel de cthulhu” de Lovecraft.

Un ami avec qui j’avais discuté à propos de ce livre disais qu’il lui manquait quelque chose pour être vraiment un gros gros morceau de la littérature. En gros il repprochait à Danielewski d’être trop dans une posture de recherche formelle sur ce bouquin… Au final je suis pas très loin d’être d’accord avec lui. très difficile à expliquer tout cela… il manquerait quelque chose de purement littéraire, je sais pas trop encore quoi…
En gros ce manque fait qu’on est de temps en temps tenté de lacher le bouquin : une fois qu’on a fait le tour de l’aspect formel de la structure du bouquin, on peut se questionner sur l’interêt de continuer la lecture. ok les notes de bas de page, ok les écritures dans tous les sens, ok le document dans le document dans le document, mais c’est la finalité du livre ? En gros l’histoire n’arrive peut être pAs à soutenir cette recherche formelle tout le long du bouquin. Alors au final, le livre aurait peu être pu être plus court car c’est tout de même un gros morceau.

Bon je casse un peu du sucre sur ce livre, mais il reste tout de même un bon incoutournable. En plus l’édition est vraiment de très bonne qualité.
A lire quoi ! :wink:


#16

je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il manque quelque chose à ce livre pour devenir “litteraire” mais n’est-ce pas une nouvelle partie de son charme empoisonné?

Ne spoile pas trop le livre pour ceux qui ne l’ont pas encore lu!!! Je trouve que tu as de la chance de l’avoir comme objet d’étude, c’est fascinant.

Pour ma part ,je ne l’ai pas laché du début à la fin (et pourtant il pèse!)

Conclusion à 6 mains: achetez-le; (Ou faites-le vous offrir, il est assez cher! ;-))


#17

Vi, tu peux pas te planter avec House of Leaves de toute façon. :wink:

Pour Arthur :

Pffff, je sais pas en fait. On en a déjà parlé mais c’est plus au niveau ludique que ça me semble intéressant et sur le parrallèle lecteur/personnage en termes d’obsessions. Je ne sais pas si les explorateurs de La Maison des Feuilles sont toujours dessus, mais il semble y avoir un fin mot de l’histoire aux jeux de Danielewski (les accrostiches, les énigmes, les notes de bas de page qui changent suivant les éditions et les commentaires rajoutés par Claro). Je serais curieux que le même Claro le file enfin, qu’on en finisse une bonne fois pour toute parce que j’ai toujours eu la flemme de jouer à In Memoriam avec ce bouquin (qui se suffit à lui-même sans qu’on ait besoin de se lancer dans l’exploration totale, rassurez-vous :astonished: ).

Je me balade sur les forums US et ça continue encore. En 5e topic je vois “the purpose of the quest” et je me demande aussi si ça ne serait pas un sale escroc, ce Danielewski, des fois. Je te propose de terminer “Identification des schémas” et de faire une note de lecture dessus, parce qu’on est un peu dans le même délire en fait, sans la lecture du livre comme écho du livre comme écho de la vie mystérieuse et fushigisante. :stuck_out_tongue:


#18

Humm non on peut pas dire que je spoile quoique ce soit dès lors qu’on sait que c’est un livre fantastique (frisson tout ça hein ^^) et qu’il à cette particularité dans la forme

Sinon pour le charme empoisonné du livre, je n’arrive pas très bien à “conceptualiser” un livre dont les “carances stylistiques” lui seraient bénéfiques. En tout cas pas pour la maison des feuilles… Enfin peut être… mais là faudrait que je spoile ^^.

A la reflexion, le seul bouquin que j’ai pu lire dont le non-style apporte vraiment quelque chose, c’est “les 120 journée de Sodome” du marquis de Sade : Alors que notre marquis était enbastillé et qu’il écrivait ce livre, il n’avait plus assez de papier pour finir la mise en style de son roman, les trois derniers mois versent alors uniquement dans la description froide et chirugicale des agissement des protagonistes : horrible ! Ce livre est véritablement dangereux.


#19

Lu dernierement : le dernier Douglas Coupland : Toutes les familles sont psychotiques, si vous n’avez pas lu Generation X du même auteur c’est bon sinon un fameux air de Déjà Vu… Y’a des bons moments y’a pas de moments de lassitudes qui font fermer le bouquin mais il manque le je ne sais quoi qui fait s’enflammer, dommage.

Sinon coup de coeur forever : Kinky Friedman : Chanteur de country reconverti en detective privé, humour juif new-yorkais, Greenwich Village et Cynisme à tous les étages : le pied quoi ^^ des enquêtes comme je les aime n’en deplaise à Bob Satan y’a un New Kid in Town (Post Bitume Powared Star Ac Style haha tu l’as le morceau mielleux des Eagles dans tes oreilles maintenant ^^)


#20

J’ai un last bouquin

GP : La disparition

roman fascinant, bio d’Anton Voyl, fissa disparu.

Art, le bouquin s’imposant l’absolution d’un radical cinq sur l’obscur alpha.

In tout l’paplard ya pas la 5, narguant la vision d’l’intriguant abrupt qui surpris dira “ouah, il fut fort!”

“cultissimo”, dirait un napolitain, s’il pouvait.