Le topic des reviews ciné


#6841

C’est devenu à peu près la même chose pour moi à part que je n’étais même pas vraiment au courant pour le jeu (dans ma galaxie personnelle il n’y a pas vraiment eu de jeu Star Wars auquel j’ai eu envie de jouer depuis Dark Forces).


#6842

Le nouveau Jackie Chan a l’air cool

https://www.youtube.com/watch?v=33iuQu3UtjI


#6843

Pendant que je me faisais chourer ma snes mini sur internet je regardais Okja sur Netflix et c’est vraiment bien, parfois drôle, assez fin et et très malin pour éduquer les jeunes générations à ne plus manger de viande. Ça a presque marché sur moi (même si j’y viens lentement).

C’est chouette que ça ne soit pas un film américain, l’approche est différente, le formatage n’est pas le même, mais du coup faites gaffe avant de le montrer à vos bouts de choux, c’est pas du Disney, ça montre la réalité d’un abattoir et c’est émotionnellement intense mais c’est chouette que ce film existe.


#6844

Intéressant que tu aies lu ça comme une parabole végétarienne, je n’ai pas encore vu Okja mais j’ai surtout lu des interprétations du film comme une fable contre le consumérisme à outrance. En parlant d’analyses, Pirates of the Caribbean - Accidentally Genius, gros exposé (presque une heure !) élogieux et rigolo du premier film de la série POTC :

https://www.youtube.com/watch?v=zhdBNVY55oM


#6845

Un biopic sur la famille Enthoven :

https://www.youtube.com/watch?v=qwLphqOs4vA


#6846

Pour répondre au sujet…

Mustang (2015), film turc sur cinq sœurs orphelines dont la personnalité indépendante et la puberté foutent le dawa dans un petit village musulman attaché à ses traditions rurales, au point de se retrouver enfermées dans une villa-donjon en attendant qu’on leur trouve un mari. Je n’en garde pas un souvenir impérissable mais les 5 sœurs sont très touchantes et chacun un personnage à part entière, ce qui n’était pas facile sur la durée d’un film. Éclairant sur « l’autre » Turquie, celle qui a placé Erdogan au pouvoir, quand on n’a connu qu’Istanbul.

Aquí no ha pasado nada (2016), film chilien sur les errements de la jeunesse bourgeoise du pays, tiré d’une histoire vraie. C’est l’histoire d’un jeune un peu paumé, clairement issu d’un milieu classe moyenne sup’, qui se retrouve embarqué dans une soirée fortement arrosée et droguée avec des ados de la jet set locale. Il se réveille avec une énorme GDB chez lui le lendemain, les flics à sa porte, l’accusant d’un crime qu’il est vaguement persuadé ne pas avoir probablement commis. Ca m’a beaucoup plu, mais c’est presque dommage que ce soit tiré d’un fait divers et manifestement très attaché à raconter ce qui s’est (peut-être?) vraiment passé. Car au delà de dénoncer ouvertement l’impunité judiciaire dont bénéficie un pan privilégié de la société chilienne, les personnages ont presque un côté buñuelien qui aurait pu les faire sombrer plus loin dans la déviance et la corruption de l’âme, quitte à s’éloigner du récit authentique.

Moonlight (2016), encore un film sur les problèmes de la jeunesse d’un pays, décidément. C’est le fameux oscar dérobé à la barbe de La La Land, un biopic(?) sur les différents arcs de la vie difficile - je pèse mes adjectifs - d’un jeune noir gay dans un ghetto floridien. Faut reconnaître que c’est un sujet peu commun, même si cela fait un peu piège à oscars. C’est bien tourné (certains très beaux plans, notamment celui qui donne son nom au film) et les acteurs sont excellents, mais j’ai trouvé la construction du film très convenue, limite caricaturale. Je n’ai pas trouvé ça meilleur qu’un épisode de The Wire, par exemple, mais je ne suis peut-être pas le public visé.

D’ailleurs, j’y repense souvent, La La Land : la mise-en-scène de ce film était excellente, ce mec méritait bien son oscar de réalisateur.

Keeping up with the Joneses (2016), farce hollywoodienne sur un couple de banlieusards lambda (Zach Galifianakis et Isla Fisher) qui suspectent que leurs nouveaux voisins, les impossiblement parfaits Jon Hamm et Gal Gadot, sont en fait de dangereux espions. Vous savez déjà tout ce qui va se passer dans le film. La majorité des blagues tombent à plat mais Jon Hamm et Gal Gadot sont très beaux, il est souvent torse nu, elle est souvent en porte-jarretelles, c’était le minimum qu’on pouvait demander. Je l’ai vu dans l’avion, c’était sa place.

Hymyilevä mies (2016), diffusé sous le titre L’homme qui sourit en France ou encore The Happiest Day in the Life of Olli Mäki dans les pays anglophones, est un biopic finlandais sur la brève carrière professionnelle du boxeur Olli Mäki dans les années 60. Ca coche toutes les cases du film de boxe et vous reconnaîtrez à la fois des emprunts à Rocky comme à Raging Bull, mais la photo magnifique et le contexte exotique de la Finlande rurale donnent un coup de peinture fraîche au synopsis éculé de l’underdog issu de nulle part à qui on donne sa maigre chance face à un Goliath. L’histoire est simple et belle. L’actrice Oona Airola est hypnotisante dans ce film ; avec les fringues d’époque, on la croirait sortie d’un film de la Nouvelle Vague.

Master (2016), honnête blockbuster coréen sur une brigade anti-corruption qui tente de coincer un maléfique génie du télé-marketing ; imaginez si Herbalife était contrôlée par Ernst Stavro Blofeld. Ca fait plaisir de revoir Lee Byung-Hun, découvert dans A Bittersweet Life (j’ai mis du temps à me remettre où j’avais vu sa tronche). D’ailleurs, y a pas à dire, les Coréens font vraiment de supers connards, il en faudrait plus pour jouer de bons méchants à Hollywood. Même les minets talento/idols du coin sont de bien meilleurs acteurs que leurs confrères nippons.


#6847

Okja: vu aussi ce micro-scandale du dernier festival de Cannes, ou il concourrait bien qu’il ne sorte pas en salles mais seulement sur Netflix.
Film dans le ton de The Host du meme realisateur. Cette fois, la creature est un gentil cochon geant cree par une compagnie type Monsanto qui veut regler le probleme de la faim dans le monde et surtout faire du bif.
C’est assez marrant au debut comme le film fait penser a Trico. Sinon c’est une comedie douce amere comme son realisateur sait les faire, qui vire un peu a l’horreur concentrationnaire porcine sur la fin…
Il y a de bonnes sequences, mais le parti-pris facon “fable” qui s’accompagne d’un jeu d’acteurs particulierement outre ne plaira pas a tout le monde, d’autant que le film n’est pas tres bien structure avec des sequences d’exposition parfois interminables et des transitions un peu ratees, sans parler de trous bizarres dans un scenario deja pas franchement credible (d’ou le parti-pris fable).
Ca a quand meme le merite d’attirer l’attention sur des problematiques tres actuelles autour de l’alimentation, et malgre une fin des plus convenues, on en sort effectivement avec une grosse envie de se faire vegetarien.

Sinon dans l’avion j’ai vu Lego Batman. Je crois qu’il avait ete conseille ici, et c’est effectivement top. Du coup j’ai bien envie de voir le precedent film Lego.

Il a ete diffuse sur Arte le mois dernier (titre Je ne suis pas votre negre). C’est Joeystarr qui fait la voix off, et il s’en sort tres bien!


#6848

Encore un chouette essai de Lindsay Ellis, cette fois consacré à Pohahontas et Moana. “Esprit explosé” par le fait que le réalisateur et acteur principal de What We Do in the Shadows ait lancé le projet Moana (avant de se retirer). J’en ai d’ailleurs pas parlé sur Boulette mais j’ai bien aimé Moana et continue de trouver l’output Disney largement meilleur que celui de Pixar depuis quelques années (Finding Dory = au secours), à part le décevant Big Hero 6.

https://www.youtube.com/watch?v=2ARX0-AylFI


#6849

Nouveau trailer pour Blade Runner 2049. Je n’y crois toujours absolument pas, mais ce sera joli, et le casting est craqué.

https://www.youtube.com/watch?v=mOn-ICHKTE0


#6850

Marrant, pour moi c’est le meilleur Pixar depuis Toy Story 3. L’utilisation du décor du centre maritime est fantastique, les nouveaux persos sont parfaits, c’est aussi drôle dans le registre burlesque que dans les dialogues, j’ai trouvé le climax super émouvant (avec un plan génial en vue subjective qui traduit très bien le désarroi du perso)…

Ah et contre toute attente, Cars 3 est un beau film, et je dis ça alors que je hais les deux premiers.


#6851

Ah ? Hmmmm… /google list of pixar film releases Oui ! Bah à vrai dire je suis d’accord avec toi et ça ne contredit pas mon propos précédent. (Même si je suis bon public avec Monster U malgré ses problèmes.)


#6852

J’ai vu le dernier Yuasa “Lou et l’île aux Sirênes” ce soir aux Ursulines. C’était pas mal, assez pop comme on peut s’y attendre. Même si le film est grand public, le côté un peu foufou de Yuasa reste present.

En tant que techos, j’ai trouvé l’anim assez inégale, mais souvent bien marrante. Le studio Sience Maru est très jeune, c’est quand même du beau boulot. J’ai par contre eu du mal sur le clean sous flash. Il est parfois bien hardcore.

Sinon il y a ce côté “bonne humeur” qui était présent dans mind game, mais ça reste quand même moins fou et genial qu’à l’époque. La cible n’est pas la même non plus.
J’ai passé en tout cas un bon moment, même si le film a pas mal de défauts ! Vous pouvez y aller seul ou avec des mômes : )


#6853

Dunkerque : bon, c’est peut-être pas le meilleur Nolan, le scénar est pas le plus complexe et fouillé, mais c’est quand même bougrement impressionnant. Le montage est proprement incroyable, la photo impeccable, le sound design est surement le meilleur que j’ai jamais rencontré, la musique de Zimmer est constamment présente et pleine de sens.
Il y a tellement de chose que j’adore dans ce film. Les scènes en avion sont justes parfaites, tout l’arc du bateau anglais amène l’émotion qu’il faut. La troisième “partie” est plus faible mais c’est vraiment une question d’'échelle de valeur.

J’adore Nolan en général mais j’avais super peur de voir ce qu’il pouvait faire avec le pur film de guerre : c’est très réussi!


#6854

Buddy movie avec Will Smith et

Spoiler

un orc

:

https://www.youtube.com/watch?v=IUiRz26L7Qg

Vu le réalisateur ça va probablement être nul mais j’ai envie de le voir.


#6855

C’est un remake légitime d’Alien Nation ou bien juste une grosse repompe ? Je découvre que cette annonce est sortie pendant la SDCC, qui a eu droit à son lot de trailers. Heureusement Kinocheck vient de sortir une compilation bien pratique (y a aussi Stranger Things dedans mais ça me paraît justifié puisque la première saison aurait mieux fait d’être un film).

https://www.youtube.com/watch?v=m_q8XXOvOxA


#6856

Sans grande surprise, Valerian se ramasse aux USA. Le film sort demain en France (où il est déjà présenté comme le film de l’été par les JT de TF1 et France 2) et a été repoussé en Chine.

50 pages du storyboard de la version 2002 de Mad Max, avec des commentaires en russe.

J’ai eu l’occasion de voir Baby Driver, davantage hypé par les critiques élogieuses que par la bande annonce ou le nom du réal qui jusqu’ici ne m’a jamais franchement emballé. Et comme Shawn of the Dead et Scott Pilgrim, j’ai trouvé ça pas mal, sans plus. J’ai l’impression de ne pas avoir vu le même film que ceux qui en vantent la densité. Rien à redire sur les scènes d’action et le casting, mais l’histoire façon Drive avec une bluette au milieu et des dialogues assez quelconques m’ont laissé sur ma faim. J’aurais probablement davantage accroché avec quelques années de moins.
Un bon point quand même pour m’avoir donné envie de réécouter du Barry White à la sortie du film.


#6857

En effet, ça semble mal barré pour Valerian… A propos de Luc Besson, je crois que le nouvel épisode “perdu-puis-refait” N°37 de Super Ciné Battle, fortement parfumé d’Europa Corp, est sans problème le plus drôle qu’ils aient commis. Je ne me lasse pas de rembobiner la description du scénario des Rivères Pourpres 2.

https://www.youtube.com/watch?v=oEbgA5eCeDE


#6858

Charlize Theron, qui déborde de charisme même en audio, revient sur sa carrière (et sa passion pour le backgammon) pour la sortie américaine d’Atomic Blonde. Le film a bien démarré aux US contrairement à Valerian.

https://www.youtube.com/watch?v=bI6PIglUycY
https://www.youtube.com/watch?v=FI01rdBF6Gg


#6859

Dites donc ça à l’air à la mode les films avec une “Hitgirl” qui prennent du son des années 70 dans leur trailer

https://youtu.be/kQ1Zcv54USA

Enfin je dis ça mais j’ai bien envie de voir les deux :bouh:


#6860

Vu Valérian et c’était pire que ce que je pensais. En dehors de la musique d’Alexandre Desplats et d’hypothétiques concept art, à peu près tout pose problème, à commencer par la trame principale qui, en plus d’être mince, est diluée dans un paquet de scènes dépourvues de tension et qui ne font pas forcément sens. Durant la majeure partie du film, on attend que les enjeux soient posés et que l’histoire avance, mais le ou les auteurs préfèrent s’attarder sur des détails et des détours inutiles sans qu’aucun dialogue ne permette de faire passer la pilule. Aucune punchline, aucune blague valable, que des répliques bateaux ou explicatives tendance “je prends le spectateur pour un con”, en particulier lors de la non-révélation finale (qui n’aurait du être qu’un détail scénaristique de première partie de film).
Les acteurs principaux n’ont aucun charisme, tout comme les personnages qu’ils incarnent - Valérian est juste un connard qui se veut badass. Les personnages secondaires ne sont rien d’autre que des archétypes non travaillés qui apparaissent 5-10 minutes puis s’en vont (Rihanna, Ethan Hawke, Alain Chabat).
Visuellement, c’est fond vert à donf. Ca oscille entre l’esthétique Pixar (donc pas adapté au live) et l’impression d’être dans un jeu en VR. Les décors ne semblent réels qu’à de rares moments, en plus de s’enchaîner sans grande cohérence.

Pour compenser, j’ai tenté l’expérience Fast & Furious 8, ma première incursion dans la série, et c’était quelque chose. De cette série, je n’avais retenu qu’une ou deux bande annonces de l’époque du 1er épisode, à savoir des courses de bagnoles et des acteurs de seconde zone. J’ai cru comprendre que c’est devenu regardable depuis l’épisode 5 (qui coïncide avec l’arrivée de the Rock au casting), mais le casting du 8 m’attirait davantage, tout en révélant l’un des problèmes de la série. Fast & Furious, c’est avant tout Paul Walker du 1 au 6, avec une rallonge numérique dans le 7 et une absence totale dans le 8 (son nom y est peut-être mentionné, auquel cas il m’a échappé). L’autre personnage phare, c’est Vin Diesel, malgré son absence des épisodes 2 et 3. Dans FF8, il joue le rôle du gentil qui devient méchant de force et, quand face à lui on a à la fois Jason Statham et Dwayne Johnson, difficile d’avoir la moindre empathie pour un acteur qui ne fait même pas l’effort de jouer et qui, dans ses meilleurs moments, s’en sort aussi bien qu’un bovin amorphe. La meilleure scène du film est d’ailleurs une scène de baston en prison avec Tatane et the Rock, sans aucune voiture ni personnage présent depuis les débuts de la série.

Fast and Furious, c’est Dallas X Auto Moto. Dans l’épisode 7, Jason Statham ouvre le film par un monologue au 1er degré nanaresque au chevet de son frère comateux, avant de laisser derrière lui un hôpital complètement ravagé, avec explosions over the top et un ton bien plus second degré. Michele Rodriguez, la jeune épouse de Vin Diesel, a quant à elle perdu la mémoire, mais ça ne l’empêche pas de partir en mission. Quant à Vin, on apprendra dans l’épisode suivant que son ex copine a eu un enfant de lui.
J’ai une légère préférence pour FF8 mais ces deux derniers épisodes ont au moins le mérite de faire partie des rares prétendants à la catégorie des films d’action à la fois nanar et efficaces, des films qui défoulent tout en faisant marrer involontairement par leurs dialogues ratés (les tirades sur la famille de Vin) et certaines scènes d’action débilo-jouissives - je range Kickboxer et Bloodsport dans cette catégorie.

Vu aussi Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, film de Guy Ritchie qui retrace l’histoire d’Arthur jusqu’à son accession au trône. Ca débute par un quart d’heure qui semble passé en accéléré où le réal n’a visiblement pas saisi l’intérêt du texte introductif dans un film de ce type - l’affrontement entre Uther Pendragon et Mordred, c’est cool, mais ça n’apporte rien à ce film. Le reste du film suit donc les aventures d’Arthur, son apprentissage, ses potes, son épée + 50 de force et la lutte qui l’oppose à Mufassa Death Bringer Vortigern. Et comme dans Valérian, les scénaristes se sont dits que ce serait une bonne idée d’en faire un personnage vaguement antipathique, histoire d’être bien sûr que le spectateur ne s’y identifie pas et ne ressente aucune tension.
Guy Ritchie a parfois de bonnes idées mais le montage hypercut et les plans réalisés en gerbotron 2000, c’est non. J’étais surpris de voir son nom attaché à cette licence même si le combo Angleterre d’époque + kung-fu + nawak était déjà présent dans ses 2 Sherlock Holmes.