Le topic des reviews ciné


#6961

J’ai pas trouvé ça terrible perso. La manière dont les personnages sont insérés dans la mission dans la Zone est très mal développée. Et esthétiquement, il y a des choses intéressantes (notamment avec la photographie), mais la mise en image de la fusion végétale et animale est franchement pauvre (les guirlandes de monceau-fleurs, bof). Le design visuel n’est pas non plus très convaincant

Spoiler

à l’approche du coeur de la Zone (les cristaux en synthèse etc, c’est vraiment le B-A BA de l’imagerie SF). Quant à la séquence mime marceau, elle nous a fait sourire sans plus. Pas non plus apprécié la fin avec son mini-twist bateau éventé depuis Blade Runner.

Bref, pas convaincu des longs-métrages netflix pour le moment.


#6962

Rajoute des spoilers ça gâche la découverte de l’univers sinon. C’est une histoire de gout probablement, j’ai aimé tout ce que tu as cité sauf

Spoiler

la scène finale, effectivement, ils auraient pu nous épargner ce twist bidon trop évident qui n’était absolument pas nécessaire.


#6963

Je ne sais pas de combien est le budget com du dernier Spielberg mais ils ont transformé un gros restaurant du coin en salle rétro avec 15 bornes et de la RV + déco, maboule.


#6964

Oui par contre les bornes décorées pour faire illusion des dédiés de l’époque mais sans faire les panels qui vont avec ça a le don de me faire hurler :mad::mad::mad: Je ne portais déjà pas Neo Legend dans mon coeur mais là…


#6965

Hollywood a décidé que, ce qu’il nous fallait, ce n’est pas un énième remake de Scoobidoo, mais une origin story des divers membres du Scoobygang, efforts qui culmineront avec un cross-over réunissant l’équipe au grand complet. J’ai hâte d’en savoir plus sur la jeunesse difficile de la camionnette sur sa planète Mysterio.


#6966

Je désapprouve d’autant plus que Mystery Incorporated (la version de 2010, sommet inattendu de la franchise) leur donnait déjà une origin story fantastique qu’ils n’arriveront jamais à égaler.


#6967

Pour la sortie de Ready Player One, Capturemag a débuté une rétrospective sur Spielberg.
Empire a de son côté proposé à Edgar Wright d’interviewer le monsieur sur ses débuts à la TV (Duel, Columbo, Night Gallery)

Et après une longue absence, Splitscreen a sorti un nouvel épisode consacré à Blade Runner (pas encore écouté).


#6968

Ready Player One est moche, plat comme une limande, lardé de trous de scénario, les personnages sont creux et Spielberg n’a pas réussi à reproduire ses vieilles formules. Je ne sais pas si c’est le livre qui a mal été transposé, ou si le livre est pourri à la base, mais le seul truc intéressant reste le bordel qu’à du être la gestion de toutes ces licences.


#6969

Isle of Dogs sort dans 7 jours en France. Un paquet de featurettes sont déjà tombées — ce qui permet de se rassurer sur la VF par exemple — mais c’est celle sur le boulot d’anim qui est à voir parmi toutes.

Il y a deux ans au Musée Miniature & Cinéma de Lyon, je suis allé voir avec beaucoup d’émotion les figurines qui ont servies sur Fantastic Mr Fox mais celles-ci sont déjà dans mon cœur.


#6970

Le livre est une des pires expériences de lecture de toute ma vie. Si je ne l’avais pas acheté en numérique, je l’aurais probablement brûlé. Je voue une haine inextinguible à son encontre. Rien que d’y repenser, je Odmlksjfsmlfjezl vkgergergeged564b. Une pensée affectueuse à tous les gens qui m’ont dit “mais toi qui aime les jeux vidéo, tu vas A-DO-RER”.

Mourez. :seagull:


#6971

ça serait encore mieux si on les voyait travailler en temps réel


#6972

Pour Ready Player One, je n’ai lu qu’un résumé du livre et ça avait l’air à vomir, et j’avais la ferme intention de ne pas voir le film. Mais bon, finalement je suis quand même allé le voir avec un énorme a priori négatif et en fait je l’ai trouvé chouette. J’en suis le premier surpris.

Mais ouais, pour le rendre supportable ils ont coupé et remodelé des tonnes de trucs pour réorienter le protagoniste de “sale type Mary Sue” vers “fadasse” et c’est plus facile d’aligner des citations en visuel qu’en texte.

Et dans ce qui reste il y a cette fascination super malsaine pour les 80s qui dans le contexte de l’histoire est uniquement dûe au fait que c’était un prérequis pour résoudre l’énigme et c’est du lavage de cerveau spectaculaire à l’échelle d’un continent, ce qui n’est jamais adressé, même pas un peu. C’est super dérangeant.

(Je suis aussi un peu surpris de voir à quel point le bouquin/film a très directement piqué un de ses twists finaux à Scott Pilgrim).


#6973

Je n’ai pas lu le livre, mais il a au moins un avantage sur le film : le lecteur n’est pas obligé de se farcir des avatars immondes tout le long de l’oeuvre. J’ai commis l’erreur d’aller voir Ready Player One sans voir de bande-annonce au préalable et j’ai eu une violente réaction de rejet en voyant ces designs. On les voit très tôt dans le film, à tel point que je n’avais pas encore eu le temps de rentrer dedans et que je n’y suis jamais parvenu. Il aurait fallu que je les affiche en fond d’écran sur mon PC pendant une semaine pour m’y accoutumer, me dire que, malgré les 3 ans de production du film - la plus longue prod qu’a connu un film de Spielberg - ces avatars reflètent avant tout les goûts des personnages du film, quand bien même ces goûts tendraient vers des designs de séries en 3D/cinématiques de jeu PS1 d’il y a 20 ans qu’on aurait remasterisées pour des raisons qui m’échappent.
Néanmoins, durant les rares moments où mon cerveau n’était pas embouteillé par cette vision d’horreur, j’ai eu l’impression de voir se dérouler une histoire crétine, un déluge de références qui, quelque soit leur justification, était indigeste, et un concept qui globalement n’était pas fait pour moi.


#6974

Je ne perds pas espoir qu’on destituera un jour tous les superlatifs dont jouit Spielberg depuis des lustres…

Pas encore vu ce Ready Player One, je pense que j’irai, mais j’ai peur.


#6975

Hein ? Pendant très longtemps c’était plutôt à la mode de lui chier dessus. Et les superlatifs, on n’est pas près de cesser de les entendre car il a réalisé un paquet de grands films, voire de chefs-d’oeuvre certifiés, qu’on analysera encore dans plusieurs décennies. On peut ne pas être sensible à Spielberg, mais de là à ne pas le reconnaître comme l’un des maîtres de son art…

Tony Zhou le résume très bien : “Ironically, this dude, who was once considered responsible for destroying 70’s Hollywood filmmaking, is probably the greatest living practitioner of the classic Hollywood tradition”


#6976

Je n’ai ni lu ni vu Ready Player One, mais je ne me suis jamais débarrassé de l’idée qu’on essayait de me vendre une adaptation maladroite et inutilement étirée sur 2h20 de cette pub :

Ceci dit, le film a une qualité évidente : il est très divertissant d’écouter d’autres gens chier dessus, même (surtout ?) sans l’avoir vécu. Red Letter Media émet par exemple des théories intéressantes sur la source d’inspiration du scénario, ou encore les raisons qui ont pu pousser Spielberg à réaliser le film

Spoiler

(ma théorie perso c’est plutôt un concours de bite pour démontrer qu’aujourd’hui encore bien peu auraient le cachet nécessaire pour faire valider l’utilisation éphémère et inconséquente d’autant d’IP dans un film).

Et je n’ai pas encore écouté l’épisode d’After Hate de cette semaine mais il est également consacré au film.


#6977

Loops y va fort mais on parle d’un réalisateur dont le dernier grand film remonte à 2002 (ou 1998 selon les sensibilités). Sa période 81-98 est incontestable mais pas étonnant qu’il ait les oreilles qui sifflent un peu depuis quelques années, si ?


#6978

Ah ? Perso je place La Guerre des mondes, Munich, War Horse, Bridge of Spies, The Post (et quelques passages de Lincoln et Tintin) dans la catégorie “grands films”.


#6979

(j’arrive pas a quoter, avec le nouveau forum)

Pierre, c’est justement le genre de commentaires qui m’ennervent un peu. Le mec est inattaquable “car t’es force de le reconnaitre comme l’un des maitres de son art”.

Je suis plutot d’accord avec Mister_Pinkounet, on retrouve quand meme beaucoup de tres bons trucs avant 2000 et beaucoup moins apres.
AI, The Terminal, War of the World, au secours l’ennui. Je ne parlerai pas de l’Indiana Jones qui n’existe pas, et Munich m’a plonge dans un ennui bien reel.

Par contre oui, Duel, Jaws ou les Indy qui existent, j’en veux, j’en veux. Mais qu’il descende du piedestal (du mien tout du moins).


#6980

Je n’avais jamais fait le lien entre tous ces films et ma réaction à la lecture de la liste fut donc “tiens, c’est lui toutes ces daubes!?”
Chacun ses goûts bien entendu, mais Tintin est le seul que je sauverais dans tout ça (une adaptation de BD a peu près réussie c’est déjà miraculeux). Le reste est compétent mais tellement convenu et/ou guimauve.
Je n’ai pas vu The Post ceci dit.

Qu’est-ce que tu trouves réussi dans tous ces films? La réalisation? Ou le côté “blockbuster pas trop con/froid” ?