Le topic des reviews ciné


#7084

Je suis super inquiet et super pas intéressé (contrairement à Pikachu qui m’intrigue fortement), par contre j’éprouve une envie malsaine de voir le design complet.


#7085

Oui je pense qu’il n’y a aucun mystère sur la cible furry visée. Ces cuisses musclées.


#7086

Wow le casting du prochain long métrage Netflix, Triple Frontier, c’est pas de la blague.


#7087

Le nouveau film de Shinkai, qui aura la lourde tâche de succéder au plus gros succès cinoche japonais de la décennie, est calé pour juillet 2019 et s’appelle donc Tenki no Ko.

Cette fois-ci, c’est une histoire de romance lycéenne avec du ciel bleu en arrière plan et un soupçon de fantastique. /ctrl+v


#7088

Mais l’héroïne a des couettes !
Comme ses films sont toujours finis à l’arrache, je doute qu’il puisse venir le présenter à Japan Expo mais croisons les doigts.


#7089

Your name est à Shinkai ce que Tomorrowland est à Damon Lindelof : un film qui m’a obligé à reconsidérer ma position vis à vis d’un cinéaste dont les oeuvres me laissaient jusque là, au mieux, de marbre.
Du coup, j’attends un peu le prochain Shinkai. (et j’ai bien conscience que Tomorrowland doit aussi beaucoup à Brad Bird)


#7090

J’ai vu Your Name récemment, je n’ai même pas pu le terminer alors qu’il m’avait hypé tout un été. Je suis passé à côté.


#7091

J’espère que tu ne t’es pas arrêté trop tôt car le film part dans une direction intéressante vers le milieu de l’intrigue.


#7092

Oui, perso j’ai vu Your Name en ne connaissant que le pitch de départ et la direction que ça a pris était vraiment surprenante et intéressante.


#7093
Spoiler

Le fait qu’ils ne soient pas de la même époque

?


#7094

Oui donc voilà, tu n’as pas vu assez loin pour les bouts vraiment intéressants (en tout cas pour ce qui me concerne).


#7095

Chouette entretien avec les deux scénaristes principaux du script de Die Hard, qui fêtait les 30 ans de sa sortie cet été.


#7096

Hmm…nan.


#7097

Bonnes fêtes à tous ! J’ai profité de mille millions de miles et de quelques escales pour rattraper mon année cinoche. Je n’ai que mon téléphone intelligent sur moi donc veuillez m’excuser si je fais court dans quelques cas.

Blackkklansman

Le pitch : au début des années 70, un flic noir du Colorado s’infiltre par téléphone dans le Ku Klux Klan avec la complicité d’un collègue blanc qui le remplace aux meetings. Inspiré d’une histoire vraie.

Le détail : très étonné que la résurrection de Spike Lee sur un sujet aussi local et sensible ait été mise en route avec de l’argent chinois (Legendary et Perfect World). Participation moins surprenante de Blumhouse et Monkey’s Paw (la boîte de prod de Jordan Peele).

Le bilan : projet probablement démarré à la fin de la présidence Obama, le sujet du film prend une toute autre tournure sous Trump et raccroche d’ailleurs les wagons assez habilement sur ce point. Sinon, j’ai trouvé ça un peu inégal au niveau de la réal, mais le jonglage constant entre humour et noirceur pour conter un fait divers violent dans une ville de ploucs rappelle pas mal le style et l’ambiance des bons Coen. Les acteurs sont tous excellents. Il y a une scène extraordinaire avec Harry Belafonte qui justifie le film. Et super BO évidemment : Cornelius Bros, James Brown, The Temptations, ELP, Prince et j’en passe.

La note de regardabilité dans un avion : ★★☆☆ Pas grand chose à censurer, le film va vite, et c’est joli sans plus. Mais on perd forcément en puissance, notamment la scène du speech qui doit être bien plus impressionnante si vécue en salles obscures.

The Sister Brothers

Le pitch : au Far-West, en pleine époque de la Ruée vers l’Or, deux frères porte-flingues sont engagés pour aller buter un mec ayant fui son tyrannique patron.

Le détail : c’est le nouveau film de Jacques Audiard, et sans doute le meilleur Western français de l’Histoire ?

Le bilan : Red Dead Redemption 2, mais en bien.

La note de regardabilité dans un avion : ★☆☆☆ Quel dommage de ne pas avoir pu apprécier ces magnifiques plans larges (du désert espagnol) sur grand écran.

Au Poste !

Le pitch : un mec coincé un soir dans un poste de police pour le procès verbal de la découverte d’un cadavre devant son immeuble. C’est peu dire que tout part immédiatement en vrille.

Le détail : Michel Hazanavicius et Pedro Winter en simples flics à la fin, c’était totalement gratos et ça m’a micro-sorti du film.

Le bilan : un grand moment de stream of consciousness, à mi-chemin entre Buffet Froid de Bertrand Blier et un gag de Placide & Muso. Un poil paresseux par endroits mais j’ai trouvé ça très chouette.

La note de regardabilité dans un avion : ★★★★ C’est très court (70 min) donc facile à caser dans un vol long-courrier.

Isle of dogs (犬ヶ島)

Le pitch : au Japon, les chiens sont accusés d’être porteurs d’un virus les rendant tous dangereux pour l’espèce humaine, et déportés sur une île voisine dans l’attente de leur éradication. Mais l’arrivée d’un gamin sur l’île va bouleverser le sens de l’Histoire.

Le détail #1 : c’est un film d’animation de Wes Anderson avec des marionnettes et des modèles en stop-motion.
Le détail #2 : l’aboiement des chiens est traduit en anglais (ils sont doublés par des acteurs et actrices célèbres) tandis que les japonais parlent en japonais (que les chiens ne comprennent pas) non-sous-titré. Bonus pour les bilingues, donc.

Le bilan : le script est très solide comme d’hab, et c’est un chouette conte de fée pseudo-contemporain comme j’aurais adoré en consommer en 1988. Trente ans plus tard, par contre, « c’est chaud » question stéréotypes raciaux sur le Japon, que ce soit la représentation physique de autochtones, le rôle sans aucune ironie de « sauveuse des bons sauvages » de la gamine américaine en échange scolaire, les clichés d’Épinal sur la vision du Japon qui enfoncent le clou, et cette atmosphère malaisante qui n’est pas aidée par le fait que les dialogues des Humains soient du japonais mais absolument pas des trucs que diraient des Japonais (même dans les contraintes spécifiques de persos d’un univers de Wes Anderson). Bref, on sourit mais en grinçant des dents.

La note de regardabilité dans un avion : ★★★★ si vos voisins sont caucasiens.

Skate Kitchen

Le pitch : une gamine hispano du New Jersey rejoint un gang de jeunes skateuses à Manhattan. Découverte douce-amère de l’adolescence, du cul, des jalousies et dramas, du sexisme que vivent les femmes au quotidien etc. Un vrai coming of age movie comme savent le faire les Américains. Ou plutôt, ici, une Américaine.

Le détail : le seul truc auquel je crois pas, c’est le nombre de fringues différentes que possède cette gamine clairement issue d’un milieu prolo. D’ailleurs les persos sont tous presque trop cools et trop bien sapés. Je soupçonne que le film a été en partie financé par des marques de fringues.

Le bilan : mignon film d’ados, et chouette film Girl Power, ni trop mélo ni trop punk, avec un excellent casting de jeunes (véritables) skateuses new-yorkaises. Sans doute un cadeau génial pour une jeune ado dans votre entourage… Si elle a encore un lecteur physique de DVD ou BR pour mater le film. Elle l’a probablement déjà vu sur Netflix. Présence improbable de Jaden Smith, sans doute dans son meilleur rôle pour son meilleur film.

La note de regardabilité dans un avion : ★★★★ No problemu. C’est filmé en digital à cause des nombreuses scènes de skate.

The Incredibles 2

Le pitch : la mère des Indestructibles tombe sur une occasion en or d´annuler le statut illégal des Super Héros. Le père doit s’occuper du bébé (et des autres gamins) à sa place dans le B plot mais il galère. La fille devient une ado compliquée. Le fils ne sert à rien dans le film.

Le détail : c’est quand même dingo comme les Fantastic 4 se sont fait entuber par cette IP ; c’était déjà un peu le cas avec le premier film, mais c’est encore plus frappant dans celui-ci. A deux ou trois détails scénaristiques près, ce film pourrait totalement être un bon film des Fantastic 4. Comment Fox fait pour merder à ce point avec cette IP ? Sinon, Giacchino est vraiment à son meilleur avec les films de Bird. Une collab’ légendaire, à ce stade !

Le bilan : du Pixar by the book, classique mais efficace. On est loin du prodigieux Coco mais par contre, on retrouve l’extraordinaire direction artistique du premier film. Les deux Incredibles sont probablement les deux films qui vieilliront le mieux techniquement grâce à cette stylisation impeccable. Je suis prêt pour The Incredibles 3 parlant du divorce des Indestructibles.

La note de regardabilité dans un avion : ★★★☆ Comme d’hab avec Pixar ou les Disney récents, je suis partagé entre « aucun problème pour voir le film car rien ne sera coupé » et « mater ces incroyables vistas et ces couleurs sur un écran minuscule, quel gâchis ».

Solo

Le pitch : Han Solo origins.

Le détail : je préférais les origines de Solo dans les bouquins répudiés par Disney. Marrant que Lorde & Miller soient restés producteurs exécutifs malgré leur départ fracassant du projet ; probablement un deal négocié par la DGA.

Le bilan : alors…

  • Après un seul visionnage, je crois que c’est mon préféré de toute la prod Disney. J’ai des reproches mais je suis convaincu qu’une énorme partie de son échec tient véritablement dans son timing désastreux. D’ailleurs, peut-être que je suis justement plus positif parce que je l’ai vu fin décembre.
  • Le principal reproche fait au film, c’est son besoin de tout expliquer comme une page Wikipedia ou TVTropes sur pellicule. J’entends ce reproche, et OK y a vraiment une ou deux références en trop dans ce film. Mais je n’ai pas trouvé cela si relou, et surtout je suis prêt à parier que ce sont des reliques de la version Lord & Miller, qui sont friands de ce genre de clins d’œil. Ce serait sans doute mieux passé avec leur script qu’avec la mise au point sérieux cravate fax-fax de Kasdan.
  • Pareil, y a des scènes clairement L&M comme la « révolte des robots » ; elle seraient sans doute mieux passées sans leur version du script. J’aime d’ailleurs beaucoup L3 ; finalement c’est dommage que Rogue One ait déjà fait le coup (en moins bien) du droïde insoumis.
  • J’aime beaucoup tout le début : la poursuite F-Zero, l’aéroport, la guerre, l’attaque du train. Honnêtement le film aurait pu se contenter de ces quatre séquences et les étaler sur un premier film finissant avec la découverte du méchant. Quel dommage d’avoir zappé aussi vite Han en bidasse de l’Empire !
  • Même sans aller à de tels extrêmes, fallait clairement finir le film dans le bar du désert, après le Climax du Millenium Falcon. L’enième rebondissement avec un nouveau perso OSEF rallonge inutilement l’histoire de 40 bonnes minutes.
  • Le gamin, sans dec, est pas si mal. Dommage qu’il ait à être comparé à Ford. Turbo-dommage que Glover soit tellement plus cool et charismatique. On n’aura probablement jamais Lando, du coup…
  • Deux trucs qui m’ont beaucoup plu : moins le syndrome « trop de persos » (ils dégagent vite ceux qui servent plus à rien) et beaucoup plus d’extra-terrestres dans le casting.
  • C’est cool d’avoir foutu une attaque de train dans Star Wars.
  • John Powell, je n’ai rien contre toi mais le mixage sonore, c’était n’importe nawak. Parfois, on a l’impression qu’il joue trois morceaux en même temps.
  • La dernière partie, le nouveau perso parachuté dans le film et la dernière surprise du chef ne font pas grand sens, a fortiori dans le contexte chronologique des événements futurs.
  • J’ai trouvé un brin sordide qu’un droïde balance des blagues « equal rights » au seul Noir de la galaxie.

La note de regardabilité dans un avion : ★☆☆☆ C’est quand même triste de n’avoir eu aucun remords à attendre de voir ça dans un avion. D’un autre côté, il paraît que la chroma de la version théâtrale était totalement niquée donc on voyait peut-être mieux ce qui se passe sur le petit LCD surcontrasté.

Le Grand Bain

Le pitch : des quarantenaires dépressifs se mettent à la natation synchronisée masculine.

Le détail : adapté d’un film suédois lui-même tiré d’une histoire vraie locale, ce qui explique d’ailleurs un peu mieux l’étonnante parenthèse norvégienne. La conclusion du film est d’ailleurs conforme à ce qui s’est réellement passé (même si je ne pense pas que le film y gagne grand chose).

Le bilan : c’est très étonnant de voir une comédie sociale britannique prototypale, façon Full Monty, mais adaptée avec le sens de la farce franchouillarde. Les dialogues sont pas mauvais, mais surtout la distribution est excellente. J’ai passé le film à me dire que cet acteur génial ressemblait drôlement à Philippe Katerine… Ce mec a un talent dingue, surtout en considérant que ce n’est pas son « vrai » métier. Mais j’avais ce film à la bonne dès le départ avec Tears for Fears dans le premier travelling.

La note de regardabilité dans un avion :
★★★★ Je l’ai vu en salle mais j’aurais tout aussi bien pu le mater sur une Apple Watch.


#7098

John Wick 3 : je soupçonne que ce soit le Wick de trop, mais j’approuve le combat à cheval dans la ville.


#7099

Punaise, ça a l’air d’être pour les bon gros neuneus de base ton truc.

Pour les fans de sous-marins il n’y avait plus grand chose à se mettre sous la dent ces derniers temps, alors quand en plus le film se focalise sur l’écoute moderne…


#7100

Ça a l’air sympa ce “Chant du Loup” (oui je fais mon coming out j’ai choppé le virus avec Silent Service de Microprose…)

Si tu n’as pas vu Black Sea je te le conseille fortement, c’est un Huis Clos très tendu contrairement à ce que la Bande Annonce veux montrer.

Les séquences en plongée sont, si tu es plongeur, plutôt réussies dans mon souvenir

Bref si tu n’as pas vu je te conseille fortement


#7101

Crosspost topic des chiffres, un article passionnant du NYT sur les déboires de Paramount Pictures.