[Supa Pivot Country Club] La tanière des polyglottes


#481

Au Japon aussi, mais avec l’influence de l’anglais c’est loin d’être toujours correctement écrit.

MERCI !! Chaque nouveau Windows qui sort, je me demande quand on aura ENFIN une façon simple d’écrire Ç ou œ ou « » et autres caractères d’usage courant (parce que le ÿ est plus facile à écrire que ça actuellement).
Sans déc’, on nous a ajouté le sigle €, mais pas ça !??
En attendant, j’utilise le Pilote de clavier enrichi qui m’a permis de ne plus avoir à connaître ces codes par cœur.


#482

Je cherchais une info sur transfert/transfèrement et suis tombé sur un site où se trouvent archivées bon nombre de chroniques radio d’Alain Rey.
Si ça intéresse d’autres : http://sitecon.free.fr/reynet/reynet.htm


#483

(↑ En format Real Audio ! On ne peut plus nostalgique !)

WSJ’s Guide to Pronouncing England’s Soccer Teams


#484

La typo freudienne de l’année est à mettre sur le compte de Marco Rubio :


#485

(je vais plutôt poster ça ici)

Toujours dans mes trads de vieux tops Famitsu, je galère beaucoup sur celui là, soit à cause des Kanjis, soit à cause de la faible résolution qui rend le repère d’indices (éditeurs / date de sortie) plus complexe. En l’occurence, il me manque les jeux des positions 5, 12, 28, 29 et 30, si quelqu’un a la motive de m’aider.


#486

5 > Ninja Ryûkenden 2 (Shadow Warriors / Ninja Gaiden 2)
12 > Un jeu de foot mais j’arrive pas à lire plus / j’y connais rien
28 > Air Diver
29 > Zoids Densetsu (Game Boy)
30 > Wizardry quelque chose (II ?)Peut-être identifiable avec la date ?


#487

12: XXXXX Dodge ball : soccer hen ?


#488

Je tente :
Nekketsu Kōkō Dodgeball Bu: Soccer Hen / 熱血高校ドッジボール部 サッカー編, AKA Nintendo World Cup


#489

Ah, je suis particulièrement content d’avoir la réponse pour Air Diver après m’être arraché les cheveux pendant un long moment dessus.
Wizardry, c’est le III si je me réfère à la période concernée (Diamond no Kishi).

Quant à “Soccer hen”, du coup ça semble bien correspondre à Nekketsu Koukou Dodgeball-bu Soccer-hen, la version originale de Nintendo World Cup.

Merci \o/

Edit : youloutisé.


#490

Je profite de la remontée de ce thread pour pointer si besoin vers la chaine NativLang, tenue par un alpha-geek++ des langues qui explique ses recherches de manière didactique ; l’habillage vaut se qu’il vaut mais le contenu delivers.

https://www.youtube.com/watch?v=_enn7NIo-S0


#491

Nouveau top où je galère \o/

Donc j’en arrive à :

Super Mario Kart
Super Gachapon W. : SD Gundam X
Super Mario Bros. USA
?
SD Gundam : V Sakusen Shidô
Super Mahjong Taikai
Super Mario World
Kaeru no Tame ni Kane wa Naru
Mario Paint
Kirby’s Dream Land
Super Famista
Ultra Baseball Jitsumeiban
Street Fighter II
Dragon Ball Z III : Ressen Jinzô N.
?
Tetris
Super Mahjong
Final Fantasy IV
Waialae Country Club
Axelay
Captain Tsubasa III
Dr. Mario (GB)
Super Professional Baseball II
Super Mario Land
Tetris 2 + BomBliss
Mario & Yoshi (NES)
Famista 2
Mario & Yoshi (GB)
?
Farjius no Jakôtei : Neo Metal – CD

Bon alors le #4 moi je lis “ダーピースタリオソ” (plus les 3 kanjis) mais je ne vois pas à quoi ça correspond et une recherche à partir de ça ne donne rien.

Et les #15 et #29 y a trop de kanjis. :frowning:


#492

4 > Dirby Stallion Zenkokuban (édition nationale), une version ++ de ベスト競馬・ダービースタリオン sorti 8 mois plus tôt, tous les deux sur famicom (le 29 août 92 pour Zenkokuban)
15 > 初代熱血硬派くにおくん (Kuniokun sur SFC)
29 > Bikkuri nekketsu shinkiroku / Harukanaru kin medaru (une compilation de sports d’équipe basé sur Kuniokun).


#493

Fascinant : en aymara, une langue indigène de la cordillère des Andes reconnue comme langue officielle au Pérou et en Bolivie, m’apprend wiki, le futur est derrière et le présent devant.

Dans la plupart des (toutes les ?) langues, la description du temps s’appuie généralement sur une métaphore spatiale. 2016 est derrière nous, Emile Ajar a la vie devant lui, le weekend arrive, etc. Je vous laisse polyglotter dans votre tête pour voir si vous voyez des contre-exemples dans certaines langues, là comme ça je n’en connais pas.

L’aymara ne fait pas exception, à ceci près que dans sa tournure, il inverse la représentation spatiale habituelle du temps. Le futur, ce n’est pas ce qu’on a devant soi, c’est ce qu’on a derrière ; le passé, ce n’est pas ce qu’on a derrière, mais ce qui est devant. Bref, les aymaras pensent le temps à l’envers, semble-t-il (bisous à ceux qui ont vu Arrival ou lisent Sapir et Wholf au petit déjeuner).

Ce mémoire de linguistique de 2006 a tenté d’en comprendre la raison, et aboutit à une double conclusion.

D’une part, oui, l’aymara renverse passé et futur, mais il y a une logique implacable. Dans la logique de la langue et de ses locuteurs, le passé, c’est ce qu’on connaît, le futur, c’est ce qui est imprévisible. Or par définition, ce qu’on ne voit pas arriver, ce que l’on ne peut pas (pré)voir, c’est ce qui est dans notre dos. Le futur arrive toujours par derrière, comme un fourbe, comme un coup du lapin. N’importe quelle personne ayant survécu à 2016 appréciera la pertinence éblouissante de ce genre de descriptif.

D’autre part, si l’aymara distingue ce qui ne voit pas arriver de ce qui est face à lui, c’est parce que grammaticalement, la langue possède une distinction grammaticale rare entre les sources de connaissance. En français, les mots varient en fonction du genre et du nombre. En japonais, en fonction du niveau de langage et du contexte d’élocution (je vous passe le système d’énumération qui varie en fonction de la forme des objets). En anglais, ils varient en fonction du nombre. Dans la plupart des langues bantoues, on utilise des classes nominales différentes selon que l’on parle d’un homme, d’un animal, d’un liquide ou encore d’une divinité. Eh bien en aymara, une phrase s’accorde, c’est-à-dire que les mots et la conjugaison varient, selon que l’information que l’on donne a été constatée de visu ou nous a été rapportée. Je n’ose imaginer un monde où chaque twitto devrait grammaticalement accorder son tweet selon qu’il retweete, poste une rumeur, relaie une fake news, ou parle de quelque chose qu’il a vraiment vu lui-même. De fait, cela donne au discours deux régimes différents d’élocution, et je ne suis pas assez ceinture noire en aymara pour avancer ça de manière catégorique, mais il semble que ce qui est vu a plus d’importance que ce qui n’a pas été vu. D’où l’importance de mettre le passé devant. Le passé, ce n’est pas du récit, c’est l’expérience, le vécu, le “j’en ai vu des choses dans ma vie”, une sorte de construction mémorielle rétinienne de l’identité. Ca n’aurait aucun sens de foutre son passé dans son dos ! Conclusion naturelle, si l’ensemble des connaissances est constitué par l’expérience passée, vécue, vue, alors le futur ne peut par définition se trouver que dans notre angle mort. Dans notre dos, derrière.

Je ne sais pas si quelqu’un fera un film de science-fiction là-dessus un jour, mais j’ai trouvé ça joli.

(Bonne année Boulette !)


#494

Ah ! Merci Wikipedia.


#495

Research: The positive lexicography project

Le tagalog est mon animal-totem. L’article de la BBC sur le sujet.


#496

Why We Drive on Parkways and Park on Driveways (Réponse rapide : parce que les deux termes datent du 19ème siècle et que les espaces qu’ils désignaient ont changé de forme et de taille avec le temps, l’évolution des aménagements urbains et la démocratisation des automobiles.)

https://www.youtube.com/watch?v=C8QDYDq1cu4


#497

C’est plus de la typographologie que de la linguistique mais chouette résumé des tribulations de la typo Futura.

The font that escaped the Nazis and landed on the moon


#498

Une pensée émue pour le nonante de nos chers voisins :


https://www.youtube.com/watch?v=220MB1uHKMw

Cross-post “débat teubé sur les notes de jeux vidéo” (l’info est contestable mais je vois ce qu’il pointe du doigt) :

https://www.youtube.com/watch?v=QzrRkhU248A


#499

C’est lumineux, j’ai l’impression d’écouter le pendant chiffré de Budologie (nouvel épisode au passage). Ça donne envie de creuse l’histoire derrière le système double-décimal médiéval. J’imagine qu’un podcast quelque part a été consacré à cette question.

Dans la première vidéo, l’anecdote sur un surdosage entrainant la mort à cause d’une mauvaise interprétation des séparateurs de nombre ("," et “.”) fait froid dans le dos. Surtout quand on sait le manque actuel de personnel dans nos centres hospitaliers et le renfort qui vient de l’étranger. La France a peur ! Et la France a un système de comptabilité aussi logique que sa grammaire…


#500

Mon coeur saigne un peu à chaque fois que j’entends un de mes compatriotes utiliser vos nombres bizarres (et c’est de plus en plus courant). Je partais donc sur la première vidéo avec un évident sentiment de supériorité, jusqu’àce qu’il aborde les numéros de téléphones et le reste, pour lesquels on a les mêmes problèmes.

Dans le même style, il semblerait que la légende sur les mauvaises notes scolaires d’Einstein vient similairement d’une différence culturelle entre les notations suisses (on note de 1 à 6, avec 6 comme meilleur résultat) et celle de son biographe allemand (là-bas ils notent de 6 à 1).